1er Mai : défilons sous la pluie


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 01/05/2011 - 14:36 / modifié le 01/05/2011 - 22:56


Ce matin dans les rues d’Angers, la météo, les vacances, le dimanche matin et dans une moindre mesure la béatification de Jean Paul II ont eu raison de la traditionnelle manifestation syndicale du 1er mai. Seuls quelques irréductibles, environ 300 avaient tenu à braver la pluie et à commémorer la fête du travail.



1er Mai : défilons sous la pluie
Pour les syndicats, ce premier mai 2011 ne restera pas dans les annales si ce n’est par le petit nombre de ses participants. Une fois n’est pas coutume, la fête du travail tombait un dimanche matin et il n’y avait donc pas de jour férié pour les salariés, sauf peut-être pour ceux, et ce ne sont pas les plus nombreux, qui travaillent habituellement le dimanche.

« La pluie, les vacances et le pape, nous avons tout faux », disait un participant au maigre cortège qui défilait dans les rues de la ville. En plein milieu des vacances de printemps, bon nombre de ceux qui étaient présents lors du traditionnel défilé de la fête du travail se reposaient en d’autres lieux. Restaient sans doute ceux qui, faibles revenus obligent, n’avaient pas les moyens de s’offrir des vacances. Ils étaient 400 selon les syndicats, mais un peu moins de 300 selon nos calculs.

D’ordinaire, à Angers, le défilé du premier mai n’attire pas vraiment les foules, même au plus fort des revendications, les salariés ayant sans doute d’autres occupations. L’an dernier, en pleine réforme des retraites, ils étaient à peine 2000. Mais cette année, la morosité ambiante est toujours de mise et le pouvoir d’achat, principale revendication de cette fête du travail, n’a pas augmenté pour autant, si l’on en croit les manifestants de ce matin.

Précédé d'un véhicule du syndicat CGT et suivi par des représentants des autres syndicats et des partis de gauche, en ordre dispersé, le petit cortège est parti de la Bourse du Travail pour remonter les boulevards Bessonneau et Foch, avant de rejoindre la place du Ralliement par la rue d’Alsace, puis la place Imbach par la rue Lenepveu. Environ 30 minutes de défilé, juste pour marquer le coup. De mémoire de syndicaliste, il y a bien longtemps que l’on avait vu aussi court défilé dans les rues d’Angers.

Du coté des vendeurs de muguet on affichait la même morosité. Très en avance cette année, à cause d’un printemps plutôt ensoleillé, la fleur symbolique du premier mai affichait déjà des signes de fatigue sur des étals moins nombreux que d’habitude. « Les clients ne se précipitent pas ce matin, espérons que nous ferons mieux cet après-midi », disait un petit vendeur caché sous son parapluie.

Bref, un premier mai, le dimanche ce n’est pas vraiment ça et quand il pleut, c’est encore pire.



Yannick Sourisseau
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