400 manifestants contre la réforme des rythmes scolaires

Près de 400 personnes ont manifesté jeudi matin leur opposition à la réforme des rythmes scolaires dans les rues Angers. Une participation qui atteste à tout le moins de la persistance des critiques et réserves que suscite la semaine de 4,5 jours chez les enseignants.



400 manifestants contre la réforme des rythmes scolaires
Le 15 octobre dernier, à l'appel il est vrai du seul syndicat Snudi-FO, ils n'avaient été qu'une petite centaine à se rassembler devant la préfecture de Maine-et-Loire pour dire tout le mal qu'ils pensent de la semaine de 4,5 jours à l'école, du moins telle qu'elle a été mise en place depuis le début de l'année scolaire.

Ce jeudi, emmené par le même syndicat - minoritaire dans l'enseignement mais l'un des plus actifs contre la réforme -, c'est un cortège d'entre 300 et 400 manifestants qui a défilé dans les rues d'Angers et jusqu'à l'Inspection Académique, pour dire de nouveau son opposition à la réforme Peillon.

La preuve d'une mobilisation en hausse ? Avant d'interpréter les chiffres, il convient de préciser que quatre autres organisations syndicales appelaient -elles-aussi au rassemblement : CGT, Sud, Faen et surtout, en Maine-et-Loire comme dans une vingtaine d'autres départements, le SNUipp, dont les adhérents ont largement gonflé les rangs des manifestants.

Selon les responsables de ce syndicat, le premier de l'enseignement primaire en Anjou, "entre 25% et 30%" des enseignants auraient suivi le mouvement ce jeudi. Relayée par nos confrères du Courrier de l'Ouest, l'Inspection académique indique une participation à la grève à hauteur de 15,3%.

En tout état de cause, le rassemblement atteste bien du malaise que continue de susciter au sein du milieu enseignant, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Sur le fond comme sur sa forme. "Pour nous, elle pose des problèmes qui touchent aux fondements de l'école républicaine : l'égalité de traitement, la gratuité et la laïcité" insiste Magali Lardeux, secrétaire départementale du SnudiFO, qui défend l'abrogation pure et simple de la loi. Pour quelle alternative ? "Pour nous, il n'y avait pas de problème de rythmes et il est hors de question de toucher à nos vacances qui sont notre antidépresseur."

"La réforme engagée par le ministre de l'Éducation Nationale va à l'encontre des recommandations des chronobiologistes et de l'académie de médecine (zonage des vacances, week-end trop long, temps de vie en collectivité trop long...), les journées des enfants restent épuisantes" analysent de leur côté Philippe Lépicier et Jérome Hoeve pour Sud éducation, lequel prône un retour à la semaine de 26h d'enseignement étalée sur 4,5 jours.

Pas opposé à une réforme des rythmes, le SNUipp défend lui une réécriture du décret qui favorise la concertation des personnels. Le syndicat a précisé, au passage, qu'il prévoyait de conduire lui-même une nouvelle mobilisation au courant de la première quinzaine de décembre.

Sur ce dossier des rythmes scolaires lire aussi sur notre site :
Dominique Bruneau, une école pour tous
Rythmes scolaires, la FCPE sort de son silence (14/10/2013)



Jeudi 14 Novembre 2013
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