4,5 jours à l'école, l'enseignement privé attendra 2014 sauf cas particulier...


Rédigé par - Angers, le 27/03/2013 - 08:20 / modifié le 28/03/2013 - 00:50


Les responsables de l'enseignement catholique en Maine-et-Loire ont annoncé hier qu'ils préféraient attendre 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires. Sauf à ce que les conditions d'une mise en place anticipée soient réunies ici ou là. En clair, pour les associer dès la rentrée prochaine à Angers, la ville devra y mettre les moyens. Les deux parties se rencontrent demain pour en discuter.



De gauche à droite : Dominique Lecorps (président du Comité diocésain de l'enseignement catholique), Philippe Trillot (directeur diocésain),  Michel Kerboeuf (secrétaire général DDEC), Claude Mathieu (président des Association des parents de l'enseignement libre) et Laurent Baudrez (secrétaire général de l'UDOGEC)
De gauche à droite : Dominique Lecorps (président du Comité diocésain de l'enseignement catholique), Philippe Trillot (directeur diocésain), Michel Kerboeuf (secrétaire général DDEC), Claude Mathieu (président des Association des parents de l'enseignement libre) et Laurent Baudrez (secrétaire général de l'UDOGEC)
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C'est tout sauf une surprise. Imaginer qu'avec ses quelques 33 000 élèves - 40% de la population scolaire du Maine-et-Loire dans le 1er degré - et une implantation rurale très forte, l'enseignement catholique allait faire le forcing pour appliquer la réforme des rythmes scolaires là où communes et territoires intercommunaux choisissent les uns après les autres d'attendre 2014, relevait de l'illusion.

Hier, ses responsables l'ont annoncé officiellement lors d'une conférence de presse au siège de la DDEC (Direction diocésaine de l'enseignement catholique) à Angers : ils engagent les écoles à suivre ce choix de report. Non pas, comme du reste la plupart des acteurs de l'éducation, parce que les fondements de cette réforme leurs déplaisent, mais parce que "les conditions de sa mise en œuvre ne sont pas aujourd'hui réunies".

Financement, responsabilité, organisation concrète... Les modalités de prise en charge des temps d'animation péri-scolaires induits par la mise en œuvre de la semaine de 4,5 jours ne sont, à ce jour, pas éclaircies, selon Philippe Trillot, le directeur diocésain de l'enseignement catholique.

Les argentiers de la DDEC ont fait leurs petits calculs. Ils corroborent au passage les coûts avancés ailleurs sur le financement de ces temps péri-scolaires : "140€ par élève et par an, hors assurance" indique Laurent Baudrez, le secrétaire général de l'Udogec, l'Union départementale des organismes de gestion de l'enseignement catholique.

Qui doit payer ? Certainement pas les parents, pour la DDEC qui souligne à propos la place "péri-scolaire" de ce nouveau champ d'apprentissage voulu par l'Education nationale. Les communes alors ? Sachant que le forfait moyen par élève qu'elles attribuent aux établissements privés est de l'ordre de 525€ en Maine-et-Loire, la hausse de leur participation représenterait 25% d'augmentation. Pas une paille. D'où les réserves émises depuis de nombreux mois par les élus ruraux en particulier partout en France.

Autre point d'achoppement, la question de la responsabilité. "Si ces activités péri-scolaires se déroulent dans nos établissements et que l'écolier redevient donc "enfant, qui sera responsable ? Nous avons des questions de droit qui n'ont pas obtenu encore réponse" interroge Philippe Trillot. "

A Angers, la discussion reste ouverte

Pourtant, insistent les représentants de l'enseignement catholique, ce n'est pas faute de volonté. N'ont-ils pas été les premiers il y a quelques années à expérimenter une semaine sur deux les 4,5 jours dans une dizaine d'établissements en Maine-et-Loire ?

Sondés, ses directeurs d'école ont fait eux-aussi remonter les difficultés de rythme et de fatigue induites par le semaine de 4 jours, "même si tout n'est pas à jeter", indiquent-ils en pensant en particulier à l'aide personnalisée. En somme, le cœur y est mais pas encore les moyens. Un message implicitement adressé - entre autres - aux élus de la ville d'Angers.

"Dès lors que sur un territoire donné, l'ensemble des paramètres seraient réunis pour l'expérimenter, nous ne sommes pas fermés à sa mise en œuvre" précise à toute fin utile Philippe Trillot, qui rencontrera ce jeudi Frédéric Béatse. Ville et DDEC ont commencé à échanger en novembre, d'abord entre techniciens.

Selon Philippe Trillot, le maire d'Angers serait, dans ses intentions, favorable à un traitement égalitaire de prise en charge des temps périscolaires entre enfants du privé et du public.

Ce dernier, que nous avons contacté, n'a pas souhaité réagir avant la rencontre. Une chose est certaine, Frédéric Béatse sait maintenant que s'il veut généraliser la mise en œuvre de la semaine de 4,5 jours à l'école sur Angers, comme il l'a annoncé, il lui faudra trouver les moyens. Et surtout désormais, faire vite.




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