4,5 jours à l'école, le député Luc Belot s'explique (Le Courrier de l'Ouest)

Associé à la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires au plan national, le député et conseiller municipal angevin Luc Belot répond aux inquiétudes des enseignants dans une interview au Courrier de l'Ouest ce lundi. Il y précise aussi les aménagements en cours de réflexion pour rendre plus facile l'application de la réforme.



4,5 jours à l'école, le député Luc Belot s'explique (Le Courrier de l'Ouest)
Avant l'élection de François Hollande et avant même son arrivée à l'Assemblée Nationale, il avait été associé directement aux travaux préparatoires à la mise en œuvre de la semaine de 4,5 jours à l'école, au sein d'un groupe déjà piloté par Vincent Peillon, l'actuel ministre de l'éducation. Un engagement logique pour Luc Belot, à qui l'on doit en grande partie, le lancement il y a plusieurs années déjà d'une réflexion sur la refonte des rythmes scolaires à l'échelle d'Angers.

Dans l'interview qu'il a livré ce lundi au Courrier de l'Ouest, le désormais député d'Angers Nord y précise les intentions de la loi et répond aux doutes qui habitent les enseignants, à la veille d'une nouvelle journée de grève dans l'Education nationale.

"Il ne peut pas en être autrement"

"Ça fait dix ans que les réformes se font sur leur dos, je ne peux donc pas leurs (il parle des enseignants) en vouloir. Ils ont peur de l'inconnu. Je ne connais pas un maire ou un parent qui ne partage pas leur inquiétude. C'est un énorme changement."

La concertation ?
"Elle a commencé avant l'élection présidentielle. Elle a repris de juillet à octobre. (...) On créé 60 000 postes. Le ministère qui a le plus d'argent, c'est le leur. A chaque fois qu'on créé un poste, on le retire à un autre ministère."

Les leçons de l'expérimentation à l'Isoret

"En maternelle, les ATSEM ont besoin d'être formé pour mieux encadrer les ateliers. On a aussi dépensé trop d'argent dans les transports pour des activités qui auraient pu se dérouler à l'école". Luc Belot indique aussi au Courrier de l'Ouest que l'idée d'offrir un temps libre aux enfants pour jouer, se poser voir même s'ennuyer, avait émergé.

Trois heures "modulables" et gratuites
Comment seront réparties les trois heures d'ateliers éducatifs (on parle aussi d'activités périscolaires) ? A cette question, le député précise que les créneaux horaires seront modulables en fonction des activités et du temps de garderie dont bénéficient déjà certains enfants : "On peut imaginer deux fois une heure d'atelier ou deux fois 45 minutes. Ou deux heures pour organiser des activités qui demandent du temps." Surtout, il précise bien que les activités seront gratuites pour les familles et gérées via le budget de la ville.

Le coût par élève ?

"Plutôt 80€" selon Luc Belot qui en profite pour tacler le Conseil Général à qui va revenir la hausse du coût de prise en charge des transports scolaires supplémentaires du mercredi matin : "Il y a quatre ans, le Département les finançait le samedi matin. Ils ne vont quand même pas pleurer !"

S'attaquer aux grandes vacances
Le député angevin ne s'en cache pas. C'est aussi aux grandes vacances qu'il convient, pour lui, de s'attaquer pour poursuivre la refonte des rythmes scolaires. "La pause estivale est trop longue. Il convient de la raccourcir pour gagner du temps de classe".







Lundi 11 Février 2013
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