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Sports

4L Trophy, les angevins sont de retour


Rédigé par - le 6 Mars 2010 à 09:13

Après un périple de 6500 Km en un peu plus d’une semaine, dont une partie en France et Espagne, les aventuriers angevins de l’Institut National d’Horticulture et de Paysage d’Angers, sont de retour du Maroc avec des souvenirs plein la tête. A peine arrivés, ils ont dû reprendre le chemin de la fac, avec une seule envie : repartir …




Les deux équipages à l'arrivée à Angers
Les deux équipages à l'arrivée à Angers
Ils sont arrivés mardi soir, un peu fatigués, avec des révisions à faire pour un examen partiel prévu dès le lendemain, à l’INHP. A peine remis de leurs émotions, Sébastien, Camille, Pierre et Simon ont dû chasser les souvenirs emmagasinés pendant ces dix jours d’aventure, particulièrement intenses, pour se remettre dans le bain des études. Qu’importe, même fatigués les héros sont plutôt ravis d’avoir tenté cette expérience, même s’ils n’en gardent pas que des bons souvenirs.

Pour les bons cotés, les deux équipages, ont surtout découvert un pays qu’ils ne connaissaient pas, une autre culture, des marocains plutôt accueillants et la solidarité entre les équipages. A l’opposé, ils ont noté que certains, prenaient l’Afrique pour un terrain de jeux, le seul plaisir étant d’en découdre sur les dunes et jouer les pilotes de rallye raid sur les pistes poussiéreuses. « Heureusement ils ne sont pas nombreux et l’organisation leur fait comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus. Et puis il y a des c… partout, même dans le 4L Trophy » appuie Pierre, lequel ne partageait pas la façon dont certains se comportaient sur les pistes.

Mais d’une manière générale, les participants étaient plutôt solidaires et respectueux du pays traversé. « Pour les marocains c’est un événement. C’est l’occasion de faire du commerce. Je pense même qu’ils sont demandeurs. Et puis l’organisateur emploie de la main d’œuvre locale » affirme Simon. « Nous n’avions pas toujours le temps de nous arrêter, mais nous l’avons fait, pour mieux comprendre ce pays que nous ne connaissions pas auparavant ».

Une organisation à la hauteur

Une petite 4L dans le désert marocain
Une petite 4L dans le désert marocain
L’armada des 1200 voitures ne passe pas inaperçue et laisse quelques traces de son passage, même si nos angevins jugent « Désertours », l’organisateur, plutôt bien organisé, comme le confirme Sébastien : « Tout est nettoyé après le bivouac. Quant aux traces sur les pistes, elles sont balayées par le vent dès le lendemain. Et puis les 4L, même nombreuses, ne sont pas très lourdes ». Toutefois nos baroudeurs ont eu le sentiment d’être des gosses de riches par rapport à des marocains des hauts plateaux de l’Atlas, une peu démunis. « Nous avions un peu honte parfois. Heureusement, l’ensemble des participants à laissé plus de 50 tonnes de matériel scolaire. Toutefois nous regrettons que cette partie humanitaire ne soit pas un peu plus longue ».

Pour Camille, la seule femme de l’équipe, c’était une expérience plutôt agréable. Petit gabarit, elle n’a pas eu de mal à se loger dans l’arrière de la voiture pour dormir. « Les garçons étaient contents de m’aider, je n’ai pas à me plaindre, j’en avais trois autour de moi » disait-elle avec le sourire.

Pour eux cette aventure, véritable pause salutaire dans leur calendrier universitaire, était surtout un challenge : celui de monter un projet financier et mener au bout du voyage des vielles voitures reconditionnées de leurs mains. « C’était un défi mécanique et humain. Nous sommes heureux de l’avoir fait. Mais nous retournerons au Maroc par nos propres moyens, car c’est un pays que nous avons apprécié. Nous aimerions prendre le temps de le découvrir » concluaient les baroudeurs angevins.

Le 4L Trophy est un raid sportif et humanitaire, chaque véhicule emmenant 50 kg de fournitures scolaires. Il comporte un classement mais celui-ci ne fait pas appel au chronomètre. Il est basé sur la distance réelle parcourue entre chaque étape, les contrôles de passage et surtout l’évaluation du comportement des participants. Sébastien et Camille sont classés à la 194ème place, Pierre et Simon à la 428ème. Mais ce classement leur importe peu, ils sont venus se faire plaisir, admirer les paysages (c’est leur métier) et essayer de comprendre ce pays qui les accueillait.

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