60 ans de festival au château de Brissac


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 23/06/2009 - 09:46 / modifié le 25/06/2009 - 07:16


Le Directeur artistique du Festival avait annoncé la couleur : la première soirée du Festival d’Anjou, au château de Brissac, sera une soirée spéciale, un florilège de meilleures pièces présentées en 60 ans de théâtre de plein air. Ce fut un feu d’artifice théâtral interprété par une pléiade de comédiens, pour un public un peu resté sur sa faim.



On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset,  Perdican (Davy Sardou) et Camille (Noémie Elbaz)
On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset, Perdican (Davy Sardou) et Camille (Noémie Elbaz)
Un anniversaire ça se fête ! » avait annoncé Nicolas BRIANÇON, l’actuel Directeur Artistique du Festival d’Anjou. Et la meilleure façon de le faire, c’était de se remémorer les temps forts et les noms de ceux qui ont fait, du Festival d’Anjou, ce qu’il est aujourd’hui, c'est-à-dire le second lieu de théâtre hors salle, après celui d’Avignon. Pendant 2h30, le temps d’un spectacle classique, onze comédiens, accompagnés d’un trio de musiciens, ont interprété les œuvres qui ont marqué le festival d’Anjou pendant ces soixante années. « C’est une soirée entre amis, de joie, de bonheur, d’amour et de nostalgie » avait tenu à souligner le directeur artistique.

Arrivé sur la scène, installée au pied du château de Brissac, avec un bouquet de soixante roses rouges, chacune d’elles symbolisant une année de festival, Nicolas BRIANÇON, a rappelé qu’Albert CAMUS, qui fut l’un de ses illustres prédécesseurs, aimait à déposer une rose devant la scène avant chaque spectacle afin d’écarter la pluie. « Je l’ai fait le premier soir au Plessis Macé, et ça a marché, il a fait beau toute la semaine, j’espère qu’il en sera de même à Brissac. ». Ces roses ont été distribuées, à l’issue du spectacle, par les artistes, aux premiers spectateurs. Un moyen de rapprocher les comédiens du public.

« Ce qui fait la particularité de ce festival, c’est sa simplicité. Ce soir il n’y a pas de décor, si ce n’est l’écrin magnifique du château de Brissac. » disait Nicolas BRIANÇON à l’attention de la population brissacoise, très nombreuses sur les gradins, mais aussi et surtout de Larissa et Charles André de COSSÉ BRISSAC, également présents. Avant de laisser la place à ses amis, assis en fond de scène, le Directeur n’a pas oublié de souligné le travail de son complice : Thierry HARCOURT, metteur en scène.

« Il y a soixante ans, on donnait ici-même, Roméo et Juliette de Shakespeare. Nous avons retrouvé les comédiens de l’époque. Bien sûr ils ont un peu changé … ». Sur cette phrase arrivent alors Henri COURSEAUX en Roméo des temps modernes et, juchée sur une échelle, Yves PIGNOT, en Juliette fantasque. Ces deux personnages hauts en couleurs, dont l’interprétation était à cent lieux de celle que l’on connaît, a donné le ton du spectacle. Nostalgie, rire, émotion et plaisir, c’est ce que les initiateurs de cette soirée spéciale anniversaire souhaitaient.

Ce qui aurait pu s’appeler « les années théâtres » ou encore « soirée souvenir », sera en fait un spectacle monté de toute pièces, une soirée unique et éphémère, où les comédiens ont interprété les temps forts des plus grandes comédies et tragédies présentées sur les planches du Festival d'Anjou, entrecoupées de rires, de chansons et de rappels historiques et pédagogiques de Nicolas BRIANÇON. « Un peu d’histoire du théâtre, ça fait du bien à tout le monde » dira ce dernier jugeant même le public Angevin peu avant-gardiste. Et de faire venir aussitôt sur scène un artiste chargé de démontrer le contraire. « Le monde est un immense théâtre ...» ajoutait-il.

Shakespeare, Molière, Anouilh, Marivaux, Ionesco et encore Shakespeare, les plus belles scènes et les plus belles tirades, ont été interprétées magistralement par Nathalie ROUSSEL, Julie VICTOR, Nicole CALFAN, Eric BOUCHER, Davy SARDOU, Noémie ELBAZ, …, en tout onze comédiens, de bon niveau, même si la plupart étaient inconnus du grand public. Ce qui fit dire à certains que cette soirée, s'il était agréable, n'avait rien d'exceptionnelle. Il est vrai qu'au su de ce qu'avait annoncé le Directeur Artistique on pouvait être en droit de s'attendre à mieux.

Avant de refermer cette page d’histoire sur « la Tour de Nesle » d’Alexandre Dumas, le Directeur Artistique, n’a pas oublié de remercier tous ses prédécesseurs et notamment Jean Claude BRIALLY qui, selon Nicolas BRIANÇON, a propulsé ce festival, quelque peu boudé en 1973, par la Ville d’Angers, au firmament théâtral. « On appréciait son énergie, son enthousiasme, ses amis, tous ses amis…. Associé à Jean Sauvage – alors Président du Conseil Général – il était comme un saltimbanque qui recevait au château ! ».




Yannick Sourisseau
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