67e Festival d’Anjou… et d’Angers et d’ailleurs


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Vendredi 1 Avril 2016 à 13:30


La programmation 2016 de la grand-messe théâtrale du Maine-et-Loire a été dévoilée, ce jeudi, au Grand Théâtre d’Angers. Comme une confirmation de l'ancrage renforcé du festival dans la cité du Roi René. Un festival qui accueillera de nouveau en juin stars et succès de la saison du 6e art, et se nourrira un peu plus encore de questionnements de notre temps.



Michel Bouquet ("A tort et à raison" de Ronald Hardwood) sera à 91 ans l'une des têtes d'affiche de cette édition 2016 du Festival d'Anjou.
Michel Bouquet ("A tort et à raison" de Ronald Hardwood) sera à 91 ans l'une des têtes d'affiche de cette édition 2016 du Festival d'Anjou.
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Cela fait maintenant quelques années que Nicolas Briançon annonce son départ de la tête du Festival d’Anjou. Et cela fait autant de temps qu’il répète qu’il n’a pas fini son travail. Sa mission plus précisément. Quelle mission ? Une création annuelle : « Le Festival d’Anjou, 2e festival de théâtre en France (on ne connaît toujours pas l’étalon de cette distinction), ne peut pas se contenter de réchauffé ou de surgelés. Il doit proposer des créations. Je ne désespère pas de l’imposer chaque année ».

Le président du département Christian Gillet, à la tête de l’EPPC Anjou Théâtre, maison mère du festival, aura bien compris le message, ce jeudi au Grand Théâtre. Sans pour autant esquisser quelques sourires entendus, lui qui auparavant aura rappelé le contexte actuel – les finances des collectivités, en gros, c’est pas la panacée – et les efforts exceptionnels réalisés l’an passé par les partenaires… privés.

Quel que soit le côté court (cour ?) budgétaire, Nicolas Briançon doit se réjouir chaque matin, pour le côté jardin, de la monochromie (bleue) du Département et de la Ville d’Angers. Après des années de guerre froide, les deux instances s’accordent enfin – "pour des décennies" selon Christian Gillet, président du Département et Alain Fouquet, adjoint culture à la ville d’Angers – pour asseoir la manifestation en sa capitale et en ses bastions. Conséquence : le joli Cloître Toussaint reprend du service et accueille, le 24 juin, l’intrigant Les Chatouilles ou La Danse de la colère d’Andrea Bescond, nommée aux Molières dans la catégorie « Seul/e en scène » ; The Servant de Robin Maughan le 24 juin, Jean Moulin, Évangile de Jean-Marie Besset (25 juin) et le « Sunday », la journée familiale voulue par les équipes de l’EPPC, à savoir une journée autour du spectacle vivant à vivre avec ses bambins le 26 juin.
Oui, le Festival d’Anjou, en ces temps de terreur, se veut aussi être le miroir d’une contemporanéité anxiogène et offrir un espace de réflexion et de décontraction salutaire.

La pédophilie avec Les Chatouilles… la grande figure de la résistance avec Jean-Marie Besset… mais aussi la question de la judaïté avec L’Être ou pas de Jean-Claude Grumberg et Pierre Arditi (une envie tenace de Nicolas Briançon) et Daniel Russo sur scène… et encore la nouvelle grande présence du maître Michel Bouquet dans À tort et à raison de Ronald Harwood sur le problème du chef d’orchestre Furtwängler, complice ou non du régime nazi… Oui, le Festival d’Anjou, en ces temps de terreur, se veut aussi être le miroir d’une contemporanéité anxiogène et offrir un espace de réflexion et de décontraction salutaire. De là à citer Churchill ou à hisser le festival en « baume de l’âme », on s’en garderait bien ; mais les essences dramatiques de cette 67e édition se nourrissent d’art et d’histoire, de politique et d’humanisme.

Mais qui dit festival dit fête aussi. En amoureux du cabaret, le directeur artistique ne s’est pas privé de spectacles haut les rires et les jambes, bas les masques et les grincheux : Irma la douce, Cabaret Forain, Alex Lutz, Les Métronautes sont de la partie.

Angers la douce encore et toujours. C’est à nouveau le Grand Théâtre qui accueille le « Prix des Compagnies », le « bébé » de Nicolas Briançon, concours utile pour de jeunes troupes en quête de ressources pour créer. Et, pour le rayonnement départemental – le régional, évoqué par Christian Gillet, a surpris le directeur artistique, comme l’auditoire – c’est Cholet, la fidèle Doué, Saumur, Baugé en Anjou et Segré qui l’assument. Tout comme Nicolas Briançon assume de prolonger sa collaboration avec l’Anjou… pour peu qu’il puisse créer (et prospérer ?).

Retrouvez le programme détaillé du 67e festival d'Anjou sur www.festivaldanjou.com
 

Le teaser du 67e festival d'Anjou signé Vincent Drouin. 












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