A Angers, En Marche se développe au pas de course


Rédigé par Baptiste QUINIOU - Angers, le 26/01/2017 - 12:00 / modifié le 30/01/2017 - 10:25


Le sort de la primaire de la gauche va t-il appuyer la dynamique du mouvement En Marche d'Emmanuel Macron ? Au delà des divergences affichées lors de leur débat télévisé par Benoît Hamon et Manuel Valls, il y a des signes qui ne trompent pas en Anjou. Comme le ralliement annoncé de certains socialistes en cas de défaite de l'ex-Premier ministre dimanche. Et celui, déjà acté, de multiples élus et responsables politiques angevins.



De gauche à droite et de haut en bas : Jean-Luc Rotureau, Florian Santinho, William Benassia et Pierre Vernot
De gauche à droite et de haut en bas : Jean-Luc Rotureau, Florian Santinho, William Benassia et Pierre Vernot
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Le mouvement est encore jeune mais son assise militante ferait rêver n'importe quel responsable du Parti socialiste ou de l'UDI. Et pour cause, qu’ils viennent de droite ou de gauche, Emmanuel Macron semble incarner à leur yeux le renouveau politique qu'ils attendent.

Créé seulement au mois d'avril, En Marche compte déjà à ce jour près de 1 400 adhérents sur l’ensemble du Maine-et-Loire, dont 434 sur Angers. Un développement rapide, qui s’est accéléré avec le départ d’Emmanuel Macron du gouvernement et son annonce de candidature à la mi-novembre.

Dimanche soir, les résultats de la primaire de la gauche ont renforcé la probabilité de nouveaux ralliements à l’issue du second tour. A l'instar du député-maire de Trélazé Marc Goua et du sénateur Daniel Raoul, certains au PS ont laissé entendre sans tarder qu’en cas de victoire de Benoît Hamon, ils soutiendraient la candidature de l’ancien ministre de l’Economie. Soutien indéfectible de François Hollande, Luc Belot, autre député angevin, s'est montré plus réservé tout en précisant que si Benoît Hamon venait à sortir du chapeau, il aurait "un vrai problème".

S'ils venaient à se concrétiser, ces soutiens viendraient s’ajouter à ceux qui se sont déjà déclarés en Anjou. Parmi ceux-ci, Florian Santinho, adjoint à la mairie d’Angers et membre de l’UDI, l'un des premiers élus angevins à avoir adhéré à la démarche d’Emmanuel Macron. « Je lui ai apporté mon soutien dès le lendemain de sa démission du gouvernement qui était nécessaire pour qu’il puisse avoir une cohérence » confie-t-il.

Un choix qui n'a pas été sans conséquence. Même si ce soutien ostentatoire n'en est peut-être pas la seule raison, Florian Santinho a été suspendu de la vie de la majorité municipale par Christophe Béchu durant un mois.  «  Je savais qu’il y allait avoir des intempéries, mais finalement ça s’est bien fini avec la majorité », juge-t-il aujourd'hui, sans regret. Ce qui l’a convaincu ? La volonté d'Emmanuel Macron d’associer, dit-il, des personnes de tous bords sur un socle commun, qui dépasse le clivage entre la droite et la gauche : « Avec la victoire de Fillon, je suis d’autant plus certain d’avoir fait le bon choix ».

Une idée partagée par William Benaïssa, ancien animateur fédéral des jeunes socialistes. Lui a rejoint le mouvement il y a quelques jours seulement. « J’y réfléchissais depuis le lancement du mouvement où j’apprécie la diversité des profils », glisse-t-il, soulignant à son tour la diversité des parcours professionnels et militants des Macronistes. Et sa lassitude du fonctionnement des partis traditionnels : «  J’en avais marre des batailles d’appareils et des alliances électorales entre personnes qui n’ont pas une base idéologique commune. » 
«  On retrouve des valeurs qui nous sont chères comme la solidarité ou la démarche participative qui permet de faire remonter des problèmes du terrain, et d’y apporter des solutions. C’est une façon de faire neuve »

Mais il n'y a pas que les jeunes qu'Emmanuel Macron attire à lui. Des soutiens plus expérimentés se sont manifestés tel Jean-Luc Rotureau. L’ancien candidat et ex-adjoint à la mairie d’Angers a rallié En Marche avec son propre mouvement local Nouvel Elan, la semaine dernière. Question d'affinités intellectuelles. « On retrouve des valeurs qui nous sont chères comme la solidarité ou la démarche participative qui permet de faire remonter des problèmes du terrain, et d’y apporter des solutions. C’est une façon de faire neuve ».

Autre élu angevin d’expérience, Pierre Vernot, le maire et conseiller communautaire de St-Lambert-La-Potherie qui a officialisé lui aussi son ralliement la semaine passée. Et qui résume sa motivation principale en un mot : simplification. «  La vie doit être simplifiée, celle des entreprises, des citoyens pour que le pays fonctionne mieux et il faut également supprimer certains échelons administratifs comme les départements » appuie l’édile, seul, parmi ceux interrogés, à ne pas être encarté. Pour lui, l’essentiel est de «  rassembler le plus largement possible afin d’avoir une vision globale des problèmes car il est impossible de gérer la France en la divisant ».

Tous se disent convaincus de la pérennité du mouvement, malgré son caractère très hétérogène. « Ce n’est pas un parti mais un mouvement, ce qui rend les choses plus simples », pointe Florian Santinho. Jean-Luc Rotureau y voit une « perspective d’espoir face au duel Fillon- Le Pen qui n’est pas très réjouissant ». En ligne de mire, évidemment, l’élection présidentielle et un espoir qu'ose formuler William Benaïssa :  « Il est impossible de se projeter mais je vois Macron devenir président de la République. »

Un espoir crédible vu la dynamique enclenchée, d’autant que le territoire angevin se prête à cette sensiblité :  « Les habitants d’Angers rejettent les extrêmes et apprécient un certain équilibre politique, ce qui joue en notre faveur », complète Jean-Luc Rotureau. Il est encore tôt pour mesurer l’ampleur qu’aura le mouvement au moment de la présidentielle mais les législatives sont déjà dans les têtes et aiguisent les appétits. «  On m’a demandé d’être candidat aux législatives, mon ancienneté dans le mouvement est un atout mais c’est une décision qu’il faut mûrir », glisse Florian Santinho. Cet engouement unanime semble fonctionner à l’heure actuelle, reste à savoir comment les choses vont évoluer dans les mois à venir.
 









1.Posté par soimeq le 01/02/2017 08:16 | Alerter
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Tout ça prouve bien que M. Macron se positionne à la droite de la droite du PS. Il va finir à droite de Bayrou à cette allure, à moins qu'il n'y soit déjà, le Rotschildboy.















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