A Angers, la Nativité s’affiche sur les abribus


Rédigé par - Angers, le 23/12/2014 - 21:23 / modifié le 24/12/2014 - 10:52


A l’heure où des voix s’élèvent contre l’installation de crèches de Noël, symbole de la Nativité pour les chrétiens, tradition pour d’autres, dans les services publics, le diocèse d’Angers se lance dans une campagne de communication grand format sur les abribus d’Angers et sa région. Entre information et prosélytisme, la frontière est ténue.



A Angers, la Nativité s’affiche sur les abribus
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Ce n’est pas la première fois que l’Eglise utilise les panneaux d’affichage urbains pour faire passer un message la concernant. Le plus souvent c’est pour le « denier du culte », un appel aux dons lancé auprès de la communauté religieuse et de tous ceux qui veulent soutenir l’Eglise. Mais pour le diocèse et notamment Christophe Lefebvre, délégué épiscopal à l'information et à la communication  la campagne lancée cette semaine, dont le visuel présente dans un style épuré, la scène de la Nativité, « c’est une première » dont l’objectif est de rappeler que Noël est une fête religieuse, « rien d'autre ».
 
« Le diocèse souhaite mettre en valeur le sens chrétien de la fête de Noël où l’on célèbre d’abord la naissance de Jésus à Bethléem », précise Christophe Lefebvre. « L’Eglise n’a pas vocation à faire de la publicité pour trouver de nouveaux clients, nous ne sommes pas dans une démarche commerciale », ose le chargé de communication. Mais si le message semble clair pour le diocèse, les badauds n’en comprennent pas forcément le sens. « La religion n’est pas un supermarché, elle a rien à vendre. Je ne comprends pas pourquoi elle fait de la publicité. Si c’est pour nous dire que rien ne va plus sur la terre, pourquoi mettre une crèche »,  s’indigne un Angevin en attendant son bus.
 
Effectivement, si les chrétiens comprendront aisément le message, ce n’est pas le cas de tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans la chrétienté et pour qui Noël est surtout une fête commerciale et de bonne chère, loin du recueillement et de la solidarité avancés par l’Eglise. Un moyen de rappeler de manière subliminale que Noël ne doit pas être pour les chrétiens un moment de débauche d’argent et de nourriture, en clair une fête païenne, mais un temps de paix et d’entraide.
 
Pour Mgr Delmas, l’évêque d’Angers, « cette démarche est aussi l’occasion  de rappeler l’espérance qu’apporte aux hommes la naissance de Jésus ». En ces moments troubles où les religions servent de prétexte à certains pour entrer en guerre avec ceux qui n’ont pas les mêmes croyances, l’évêque tient à rappeler  que « Dieu vient aujourd'hui rejoindre toutes nos existences dans ce qu’elles ont d’heureuses et de difficiles. Sans rien supprimer de ce qui est humain, il veut nous communiquer sa vie même, une vie faite de relations, de liberté, d’amour, de bonheur ». 
 
Si ce n’est pas de la pub pour trouver de nouvelles ouailles, ça y ressemble. A moins que ce soit pour rappeler que la crèche de Noël contre laquelle certaines associations laïques se sont élevées, lorsqu’elle est installée dans les halls des collectivités locales, est une tradition incontournable. « Pas du tout » précise le délégué épiscopal. « Nous avons décidé de lancer cette campagne début novembre, bien avant les événements de la Roche sur Yon ou Béziers. Nous souhaitions le faire et nous avons profité d’une opportunité commerciale en matière d’affichage ».
 
Cette campagne dont le diocèse souhaite taire le prix,  n’a pas été offerte par l’afficheur. « Nous sommes dans une période creuse, nous avons donc profité d’un tarif plus bas que d’habitude », ajoute Philippe Lefebvre.
 
Cette affiche est proposée pendant une semaine sur 80 abribus de la métropole angevine, sans déclinaison sur d’autres médias. Elle est également diffusée dans les lieux de culte. Et puisque le diocèse se met au diapason de la communication 2.0, un flashcode imprimé au bas de l’affiche permet à ceux qui disposent d’un téléphone intelligent (smartphone) de connaître les horaires des messes des 24 et 25 décembre. On n'arrête pas le progrès.
 

Rappelons tout de même que Noël proviendrait des termes celtes « noio » et « hel »  qui signifie renaissance du soleil. Noël qui est fêté dans la nuit du 24 au 25 décembre et le 25 toute la journée est à l’origine un ensemble de fêtes païennes qui marquaient le début du solstice d’hiver, symbole de la renaissance de l’astre solaire.  

La fête chrétienne a été positionnée à la même date, par le pape Liberus en l'an 354 de notre ère, dans le but de remplacer cette fête par celle de la naissance de Jésus de Nazareth, en l’associant à la notion de lumière croissante.  Mais les avis sur la date exacte de la naissance exacte de l’enfant jésus, divergent.  
 




Yannick Sourisseau
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