A Angers le végétal prend racine


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 22/09/2010 - 17:54 / modifié le 23/09/2010 - 15:54


Organisée le week-end dernier en parallèle des journées du Patrimoine, dans les jardins des Beaux Arts et sous le cloitre Toussaint à deux pas du château du Roi René, la « Fête du Végétal » a démontré au grand public que cette filière, aujourd’hui pôle d’excellence est ancrée dans le territoire Angevin depuis des siècles.



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Le végétal en Anjou, on en parle comme s’il s’agissait d’une nouveauté. Dimanche dernier, pendant les journées du Patrimoine, l’histoire était là pour rappeler aux visiteurs de la « Fête du Végétal » qu’en leur temps les jardiniers du château d’Angers avaient appris a acclimater, cultiver et sélectionner des espèces ornementales, des fruits et des légumes, dont certaines existent encore de nos jours.

« Le végétal a une histoire longue qui débute avec le Roi René et les colporteurs de l’Oisan. Elle s’est poursuivie avec l’installation de grands noms de l’horticulture, comme la famille Turc. Le végétal fait partie de notre patrimoine tout en étant novateur. D’où l’idée d’installer cette fête dans un haut lieu du patrimoine Angevin, lors des journées du patrimoine », précisait Jean Luc GAIGNARD, ingénieur à l’INRA et Directeur de Terre des Sciences, centre culturel et technique labellisé pour la qualité de son travail, l’une des structures organisatrices avec le pôle de compétitivité Végépolys de cette Fête du Végétal.

Sur une trentaine de stands installés dans les jardins du musée des Beaux Arts et sous les arcades du cloitre Toussaint tout le pôle végétal d’Angers, des écoles supérieures de l’Agrocampus de la Technopole d’Angers en passant par Terra Botanica le parc ludo-éducatif dédié au végétal, Camifolia le jardin des plantes aromatiques et médicinales de Chemillé et l’INRA et ses services de recherche, chacun présentait au grand public, venu nombreux pour la circonstance, ce qui se fait de mieux dans le monde vert.

Tout était présenté dans un esprit de vulgarisation, permettant de faire comprendre à chacun les recherches entreprises par les chercheurs ou futurs chercheurs pour améliorer les plantes d’ornement de notre jardin ainsi que les fruits et légumes que nous retrouverons dans notre assiette. Et entre les stands ont ne parlait pas d’OGM, mais de défenses naturelles et de préservation de la biodiversité.

La fête du végétal dont la première édition avait eu lieu pendant l’opération de tourisme économique « Made in Angers », était ouverte à tous, aux petits comme aux grands chacun pouvant y découvrir quelques unes des 1500 variétés de pommes existantes, les travaux entrepris dans les vignobles du Champigny pour replanter des haies hébergeant des insectes prédateurs des parasites du vignoble ou encore la préparation d’un mur végétal. Même les enfants pouvaient apprendre à jardiner et planter les arbustes. De quoi faire naître des vocations.

« La filière végétale recrute. Nous voulons faire découvrir aux jeunes les métiers de demain dans l’ingénierie et la recherche agronomique. Ici tous les acteurs du pôle végétal sont représentés », ajoutait Jean Luc Gaignard.

La filière verte c’est 30 000 emplois en Pays de Loire, dans les domaines de l’arboriculture, l’horticulture, les semences, la viticulture, les champignons, les plantes médicinales et aromatiques, sans oublier la recherche et l’enseignement supérieur. A cela s’ajoute Végépolys, l’intermédiaire entre les entreprises, la recherche et l’enseignement, constituant ainsi un pôle d’excellence fort de 4000 entreprises, 25000 emplois, 450 chercheurs – enseignants et 2500 étudiant. Végépolys ambitionne de devenir le pôle de référence mondiale sur la production de végétaux respectueux de l’environnement et de la santé.




Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur















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