Le marquage au sol et les totems devraient inciter les automobilistes et motocyclistes à lever le pied. Mais est-ce suffisant ?
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A l’exemple de Lorient (Morbihan), la ville d’Angers envisage de passer à la vitesse… inférieure, en délimitant des zones partagées dans lesquelles la vitesse des engins motorisés est limitée à 30Km/h. Une modification en profondeur à laquelle les Angevins, désormais rodés aux transports dits « doux », ne semblent guère prêter attention.
Le forum intitulé « j’aime ma ville, je roule à 30km/h », organisé ce samedi au Quai, avait pour objectif d’informer les Angevins sur l’extension de la limitation de vitesse à l’ensemble des quartiers. Faute de combattants, il a dû être déplacé de la salle 400 vers le bar. Une dizaine de personnes auxquelles il faut ajouter quelques élus avaient fait le déplacement.
Pourtant, il y avait des intervenants intéressants dont un responsable de l’association « Rue de l’avenir », une structure parisienne qui milite depuis plus de vingt ans pour une ville "plus sûre", "plus solidaire" et "plus agréable", avec un mot d’ordre : « la rue, on la partage ! ». Puisque le débat était ouvert, les détracteurs avaient l’occasion de dire ce qu’ils pensaient de cette démarche.
Le forum intitulé « j’aime ma ville, je roule à 30km/h », organisé ce samedi au Quai, avait pour objectif d’informer les Angevins sur l’extension de la limitation de vitesse à l’ensemble des quartiers. Faute de combattants, il a dû être déplacé de la salle 400 vers le bar. Une dizaine de personnes auxquelles il faut ajouter quelques élus avaient fait le déplacement.
Pourtant, il y avait des intervenants intéressants dont un responsable de l’association « Rue de l’avenir », une structure parisienne qui milite depuis plus de vingt ans pour une ville "plus sûre", "plus solidaire" et "plus agréable", avec un mot d’ordre : « la rue, on la partage ! ». Puisque le débat était ouvert, les détracteurs avaient l’occasion de dire ce qu’ils pensaient de cette démarche.
Une démarche étendue à tous les quartiers de la ville
« Les enjeux des zones 30 sont la sécurité, une cohabitation plus sereine entre tous les usagers de l’espace public et notamment les plus vulnérables, les personnes âgées, les enfants, les cyclistes », déclarait le maire d’Angers, Frédéric Béatse, lors de l’inauguration des premières zones apaisées dans le quartier Ney Chalouère. Ce quartier compte désormais 90 rues aménagées avec marquage spécifique au sol et 20 double-sens pour les cycles.
On s’en doute, cette démarche conduit implicitement à un changement des habitudes des citadins et l’incitation à utiliser d’autres modes de déplacement « au profit de quartiers plus calmes où le lien social et les rencontres prennent du sens », selon le maire.
Dans le premier quartier d’Angers doté de ces zones, les habitants ont été associés. Soixante d’entre eux ont échangé avec les autres pour recueillir leurs avis en la matière. Et globalement, ceux que nous avons pu rencontrer sur place, sont plutôt satisfaits, même si certains restent farouchement opposés. « Ils ne veulent plus de voitures en ville », déclarait l’un d’eux. « Ils veulent que l’on utilise le bus ou le tram et qu’on laisse la voiture au garage. A 30 km/h, nous allons bientôt être obligés de pousser l’auto si l’on veut respecter cette limitation ».
Sur place, mis à part quelques habitants du quartier, très sensibilisés, peu d'automobilistes respectent la limitation de vitesse. Il faudra sans doute du temps, et quelques verbalisations, sachant que dès le mois d'octobre la démarche se poursuit dans les autres quartiers, le suivant étant celui des Justice- Saint Léonard – Madeleine.
« Si Lorient a été une ville pionnière en la matière, Angers sera la première des villes de cette taille à se lancer dans une démarche de zone 30 », appuyait le Maire. Ce dernier a signé le « manifeste des villes à 30 et s'apprête a adhérer à l’association « La rue de l’Avenir ».
Angers ne ressemble pas encore à une ville des Pays-Bas, un pays engagé depuis des années dans une véritable démarche de partage de la rue. Mais c'est bien dans cette même direction, qu'elle est en marche.
On s’en doute, cette démarche conduit implicitement à un changement des habitudes des citadins et l’incitation à utiliser d’autres modes de déplacement « au profit de quartiers plus calmes où le lien social et les rencontres prennent du sens », selon le maire.
Dans le premier quartier d’Angers doté de ces zones, les habitants ont été associés. Soixante d’entre eux ont échangé avec les autres pour recueillir leurs avis en la matière. Et globalement, ceux que nous avons pu rencontrer sur place, sont plutôt satisfaits, même si certains restent farouchement opposés. « Ils ne veulent plus de voitures en ville », déclarait l’un d’eux. « Ils veulent que l’on utilise le bus ou le tram et qu’on laisse la voiture au garage. A 30 km/h, nous allons bientôt être obligés de pousser l’auto si l’on veut respecter cette limitation ».
Sur place, mis à part quelques habitants du quartier, très sensibilisés, peu d'automobilistes respectent la limitation de vitesse. Il faudra sans doute du temps, et quelques verbalisations, sachant que dès le mois d'octobre la démarche se poursuit dans les autres quartiers, le suivant étant celui des Justice- Saint Léonard – Madeleine.
« Si Lorient a été une ville pionnière en la matière, Angers sera la première des villes de cette taille à se lancer dans une démarche de zone 30 », appuyait le Maire. Ce dernier a signé le « manifeste des villes à 30 et s'apprête a adhérer à l’association « La rue de l’Avenir ».
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