A Angers, les crapauds ont de la chance


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 06/04/2011 - 17:57 / modifié le 07/04/2011 - 13:14


Tous les ans à la fin de l’hiver, les crapauds et autres amphibiens, se rendent en cohortes serrées sur les bords du Lac de Maine à Angers afin de déposer leurs œufs. Cette longue migration n’est pas sans danger, certains des animaux se faisant écraser par des automobiles avant d’arriver sur leur lieu de ponte. Pour stopper cette forte mortalité, la LPO et la Maison de l’Environnement ont pris les choses en mains.



Le crapauduc installé sur le bord du Boulevard du Lac de Maine
Le crapauduc installé sur le bord du Boulevard du Lac de Maine
Chaque année, à la même époque, de janvier à avril, les crapauds, mais aussi les grenouilles et les salamandres, rejoignent coûte que coûte les rives du Lac de Maine afin d’assurer leur descendance. Mais avant d’arriver sur place, ils doivent traverser le boulevard du Lac de Maine, une voie très fréquentée, sur laquelle leur vitesse est sans commune mesure avec celle des automobiles. Nombreux sont ceux qui terminent leur progression sous les roues d’une voiture réduisant à néant leur espoir d’assurer la survie de l’espèce.

Alertées par cette situation, la Maison de l’Environnement du Lac de Maine et la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) ont décidé de stopper l’hécatombe en mettant en place un dispositif permettant de récupérer les crapauds afin de les aider à traverser. Depuis le début de l’année une clôture d’une hauteur suffisante a été mise en place de part et d’autre du boulevard, sur le lieu de passage des amphibiens. D’une longueur de 160 mètres le dispositif appelé « crapauduc », permet de récupérer les crapauds chaque jour dans des récipients et de les déposer de l’autre coté de la route.

Selon Gilles MAHÉ, adjoint à l’environnement, « plus de 600 individus ont pu être sauvés depuis la mise en place du crapauduc ». Une véritable surprise pour les organisateurs qui ne s’attendaient pas à une telle collecte. Environ cent bénévoles se sont investis sur ce projet, créant une véritable chaîne humaine pour la sauvegarde d’un animal devenu au fil des siècles un auxiliaire des jardiniers puisqu’il se nourrit de petits insectes et de limaces. De plus « assurer la protection de ces animaux, c’est aussi protéger la biodiversité », poursuit Gilles Mahé.

Malheureusement ce dispositif qui a permis de sauver un nombre conséquent de crapauds, n’a pas réussi pour autant à tous les sauver puisqu’une certaine quantité, environ 400 individus, sont passés au travers des mailles du filet. Les barrières seront enlevées le 17 Avril et l’opération sera reconduite l’an prochain : « sur une longueur plus importante », précisent les initiateurs de ce projet peu commun, lesquels espèrent sauver une quantité plus importante de crapauds.

Le crapeau commun, l'espèce la plus répandue dans notre région
Le crapeau commun, l'espèce la plus répandue dans notre région



Yannick Sourisseau
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1.Posté par Anonyme le 07/04/2011 02:46 | Alerter
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