A Paris, Christophe Béchu joue les VRP de l'agriculture angevine


Rédigé par - Angers, le 27/02/2013 - 09:00 / modifié le 27/02/2013 - 17:53


En visite mardi au Salon de l'Agriculture, le président du Conseil Général de Maine et Loire, Christophe Béchu a rencontré les producteurs et éleveurs angevins. L'occasion de mettre en avant leur dynamisme et la qualité de leurs productions. L'occasion aussi échanger quelques mots avec l’ex-ministre de l'Agriculture Bruno Lemaire. Entre autres.



Le président du Conseil Général semble apprécier la production locale
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Pour Christophe Béchu, l'intérêt politique de serrer les mains et caresser le cul de vaches au salon de l'Agriculture, est sans commune mesure avec celui d'un ministre ou d'un président de la République. Pour autant, hors de question pour le président et sénateur du cinquième département du secteur en France, de fuir le déplacement, Porte de Versailles à Paris.

« L’objectif de ma visite au Salon de l’agriculture, c’est de valoriser les atouts du Maine et Loire, lequel est le second département en matière d’implantation des jeunes actifs. Il faut les soutenir. On pense que l’avenir ce sont les nouvelles technologies, mais il faudra toujours se nourrir », affirmait mardi soir le président Béchu après un parcours de quatre heures auprès des producteurs locaux, des éleveurs et des fédérations agricoles.

Le Président du Conseil Général, qui ne rechigne pas à goûter quelques verres de vins et les produits locaux, croit même dur comme fer en l'avenir de l'agriclture. « On parle de plus en plus du Made in France, l’agriculture, c’est par définition la valorisation des emplois locaux. Sur le plan mondial, l’offre va augmenter, notre territoire devrait donc en profiter. Mais pour cela, il faut faire connaître et développer nos compétences ».


« Des aides dégressives en fonction de la taille des exploitations »

Rencontre fortuite, entre le président Béchu et l'ex-ministre de l'agriculture Bruno Lemaire
Rencontre fortuite, entre le président Béchu et l'ex-ministre de l'agriculture Bruno Lemaire
C’est donc aussi en VRP de l'Anjou agricole que le Président a fait le déplacement, prenant la température auprès de la profession qu’il connaît bien, tout en assurant la promotion des filières et produits locaux auprès des instances agricoles installées sur place.

C’était d’autant plus nécessaire que contrairement à l’an dernier, l’Anjou n’avait pas de stand au cœur du salon. « Nous avons décidé à l’unanimité d’installer ce stand un an sur deux, pour des raisons économiques », commente Christophe Béchu, tout en ajoutant, « si l’Etat nous attribue le quart de la moitié de nos dépenses en matière d’aides sociales, nous pourrions nous installer ici toute l’année ».

Côté producteurs, lesquels ont payé à prix fort leur installation, le stand départemental, partagé avec la Chambre d’Agriculture, était très apprécié. « Ça fédère l’ensemble et ça crée une dynamique départementale », fait remarquer Aurélien Debomy, animateur de l’Agence de développement Loire en Layon.

Au cours de sa visite, le président Béchu a incidemment croisé l’ex-ministre de l’Agriculture Bruno Lemaire. Les deux hommes qui se vouent une estime réciproque ont échangé quelques instants sur l’avenir agricole de la France. Si le ministre de François Fillon a défendu mardi après-midi « une agriculture qui produit plus et mieux », Christophe Béchu se situe dans la même ligne : « Avec l’augmentation de la population mondiale l’avenir de l’agriculture ce n’est pas la décroissance, c’est être capable de comprendre qu’il va falloir produire davantage avec moins d’argent, tout en respectant l’environnement ».

Et de poursuivre : « Je suis pour des aides dégressives en fonction du nombre d’hectares sachant qu’il faut que la taille moyenne des exploitations augmente pour qu’elle puissent résister à la compétition mondiale qui s’annonce et que les emplois correspondants puissent être préservés ».

Christophe Bechu se rendait ensuite à la salle de la Mutualité à Paris, rejoindre François Fillon. Ce dernier tenait un meeting pour annoncer sa candidature a la présidentielle de 2017.




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur















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