A l’Ecole démocratique, on fait ce qu’on veut… ou presque

L'école autrement 3/6


Rédigé par Patrick TOUCHAIS - Angers, le 07/12/2016 - 07:30 / modifié le 06/12/2016 - 21:47


Basée sur la liberté d’apprentissage des enfants, sans autorité, sans hiérarchie, les Ecoles démocratiques misent sur « la confiance envers l’enfant ». Un projet est en cours en Anjou.



Sarah et Myriam, deux des mamans à l’origine du projet de l’Ecole démocratique Anjou.
Sarah et Myriam, deux des mamans à l’origine du projet de l’Ecole démocratique Anjou.
la rédaction vous conseille
Freinet, Montessori, écoles hors contrat, enfants non scolarisés, école démocratique... ces dernières années, la tentation des pédagogies alternatives n'a pas manqué de toucher Angers et sa région. Une défiance marquée vis-à-vis de l'école traditionnelle ou plutôt une manière de la réinterroger, de questionner ce qui ne va pas en elle ? Plus qu'un catalogue de ce qui se fait sur le territoire, ce dossier entend faire découvrir les initiatives locales, déconstruire quelques idées reçues et démontrer que les pédagogies et méthodes alternatives font largement leur chemin au sein même de l'Education nationale, par le biais de professeurs des écoles investis. Une révolution par la base, qui ne suscite qu'un intérêt relatif de l'administration. 

Un maître mot : la liberté. C’est le concept pédagogique de l’Ecole démocratique, dont le premier établissement devrait ouvrir en septembre 2017, à l’initiative de plusieurs mamans aux âges et parcours divers. Leur point commun : un intérêt pour les pédagogies alternatives : Montessori, Freinet… L’une d’elles, enseignante pendant plus de vingt ans en lycée, a testé cette dernière, mais a fini par revenir à un « système plus classique », faute d’être suivie par les parents. Il est vrai que les concepts ont de quoi chambouler les tenants d’une pédagogie plus traditionnelle, donc rassurante.

« A l’Ecole démocratique, on laisse les enfants libres dans le choix de leurs apprentissages selon leur intérêt, leur rythme et leur enthousiasme », définit Myriam Puaut, ancienne salariée de l’Ademe. « Par exemple, il faut considérer qu’un enfant apprendra à lire, dès qu’il sera prêt. Ce n’est pas une question d’âge ». En clair, l’enfant bâtit son programme, son emploi du temps… A l’image des modèles britanniques ou américains : Summerhill ou Sudbury.
« Une liberté permise grâce à un cadre sécurisant, dans lequel, ils se sentent en confiance, selon le principe de : ma liberté s’arrête là où commence celle des autres », renchérit Sarah Marchal-Colas, toute jeune maman, ingénieure en environnement.
« Une liberté permise grâce à un cadre sécurisant, dans lequel, ils se sentent en confiance, selon le principe de : ma liberté s’arrête là où commence celle des autres »

Dans cette école, pas de classe, pas de hiérarchie. Tout le monde appartient à « une communauté ». Enfants – âgés de 3 à 19 ans – comme adultes. « Tout est basé sur le respect, c’est la règle de base », détaille Myriam. La gouvernance est régie par deux instances : le Conseil d’école qui réunit tous les membres de l’école, chargé de voter toutes les décisions liées au fonctionnement, et le Conseil de justice, formé par cinq personnes (dont un adulte), qui doit régler les conflits, issus d’un cahier de plaintes à la disposition de chaque enfant. « Des sanctions sont possibles, mais il ne faut pas voir la sanction, comme une simple punition », précise Myriam.

Ce type d’école – dont il existe une quinzaine d’établissements en France et tout autant de projets – fonctionne comme une école privée « hors contrat », c’est-à-dire que son seul lien avec l’Education nationale réside dans un contrôle annuel pour vérifier que les enfants bénéficient bien de l’apprentissage de ce qu’on nomme le socle commun. « Et surtout les moyens mis en place pour y parvenir », ajoute Sarah. Il est vrai que la philosophie est diamétralement opposée. « Dans une pédagogie classique, on pense savoir mieux que l’enfant ce qui est bon pour lui. Nous on mise sur la confiance envers l’enfant pour qu’il aille de lui-même vers les sujets d’apprentissage. Et ça marche. C’est étonnant », souligne Myriam. Même si, reconnait-elle, « certains enfants ne s’y retrouvent pas. Ils ont besoin d’un autre cadre. C’est pour cela qu’on propose que l’enfant passe 2 semaines à l’essai dans l’école ».

D’un point de vue très pratique, l’Ecole démocratique Anjou reste à se construire : locaux, statuts, frais d’inscription… tout reste à mettre en œuvre. En attendant, les actives mamans multiplient les réunions publiques pour présenter le projet.










1.Posté par Mariano le 11/12/2016 14:24 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bonjour,

comment entrer en contact avec le projet ?
Merci !!!








Angers Mag















Angers Mag : #Angers REPORT'CITÉ trace sa route @Angers @MinistereCC @KeolisAngers https://t.co/5jrXBWmmjE https://t.co/dULolkaDWK
Mercredi 21 Juin - 12:33
Angers Mag : #Angers Ouest eMedia Presse (@angersmaginfo) a été placée en liquidation judiciaire https://t.co/vMG2O392Qi https://t.co/N9IyhvEjS3
Mercredi 21 Juin - 12:23
Angers Mag : « En Indonésie, le tourisme engendre des transformations profondes » #Angers https://t.co/gJQfDIqgwP https://t.co/bn8ODsUAFu
Jeudi 15 Juin - 10:03
Angers Mag : JoeyStarr, les différents visages de l'éloquence: Sur la scène du Festival d'Anjou le 15... https://t.co/9fZW6XZ2i2 https://t.co/bB4ZKtREuR
Mercredi 14 Juin - 12:03