Abdesslem, la vie oubliée des tirailleurs marocains


Rédigé par Yves BOITEAU - Angers, le Mercredi 20 Février 2013 à 14:45


La compagnie de théâtre angevine Mêtis présente ce 26 février au Grand Théâtre d'Angers « Abdesslem, l’oublié », une pièce tirée de l’histoire vraie de ce tirailleur marocain.



Abdesslem, la vie oubliée des tirailleurs marocains
la rédaction vous conseille
Le théâtre est bien souvent une histoire de rencontres qui en appellent d'autres. Celle de la compagnie angevine Mêtis et du photographe Alain Bujak est un bel exemple de ce jeu vertueux de ricochet.

À Dreux où il exerce son art, le second a recueilli jusqu'en août 2010, l'histoire d'Abdesslem, un ancien artilleur marocain assigné pour ainsi dire à résidence dans un foyer social de la ville pour conserver sa misérable pension militaire. En France, ils sont des milliers de combattants algériens, marocains, tunisiens, sénégalais issus des anciennes colonies, à avoir vécu ce drôle d'exil, partagés entre leur dignité, leur fidélité à la France et l'oubli de la nation et des cérémonies commémoratives.

De cette rencontre, partagée jusqu'au retour d'Abdesslem dans ses montagnes de l'Atlas marocain, Alain Bujak a construit une exposition et quelques textes qui ont attiré l'attention de l'auteur angevin Marc Beziau. Après une première collaboration autour des mémoires d'Algérie, ce dernier a soumis une adaptation théâtrale de l'histoire d'Abdesslem à la Cie Mêtis. « Il n'y a rien de romancé dans notre travail. On est resté sur un propos très fidèle au travail d'Alain Bujak et donc au parcours d'Abdesslem », précise Nicolas Berthoux, le directeur artistique de Mêtis qui a signé la mise en scène du spectacle, porté par une volonté farouche « de raconter ».

« C'est vrai pour toutes les guerres d'avoir mobilisé des hommes qui ont ensuite été oubliés. Dans le cas d'Abdesslem, c'est d'autant plus fort qu'il a été recruté presque par hasard, en se rendant au souk de sa ville pour chercher de l'huile pour sa famille. Son histoire est une véritable odyssée », raconte Nicolas Berthoux. Lors de sa première présentation à Dreux, la pièce qu'interprètent deux comédiens et une danseuse, avait ému les derniers tirailleurs résidents de la ville, invités pour l'occasion. « J'avais aussi été frappé par la fatalisme de certains, se souvient son metteur en scène. Le fatalisme de celui auquel la vie n'a rien promis et qui n'en attend rien. »

Grand Théâtre d'Angers, mardi 26 février à 20 h 30. Infos et réservations directement au Grand Théâtre jusqu'au samedi (12 heures-19 heures), Tél. : 02 41 24 16 30.

www.compagniemetis.fr, www.alain-bujak-photo.fr

Gagnez cinq places pour « Abdesslem l'oublié » en nous suivant sur Facebook









1.Posté par Jérôme Paressant le 23/05/2013 10:42 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Vidéo de la présentation de ABDESSLEM, l'Oublié, diffusé ci-dessus :
© Jérôme Paressant.








Angers Mag