Accroche-Cœurs : quand Lo’Jo invite à cultiver son jardin


Rédigé par - Angers, le Vendredi 11 Septembre 2015 à 08:12


C’est l’un des temps forts de cette 17e édition des Accroche-Cœurs : dès aujourd’hui et jusqu’à dimanche soir, Lo’Jo réunit au sein de son « Jardin cosmopolite », situé précisément dans le jardin du musée des Beaux-Arts, des compagnons de route de plus ou moins longue date, pour une série de spectacles, petits ou grands, musicaux ou pas…



Avec Lo'Jo, le jardin pouvait-il être autre chose que cosmopolite ?
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Le panneau s’affiche en rouge et en grand au-dessus des portes de la salle de répétition, dans leur antre de la Fontaine du Mont, à Mûrs-Erigné : « Lo’Jo Magic Circus ». Kesako ? Le souvenir de la première et, jusqu’à aujourd’hui, unique participation du groupe angevin au festival des Accroche-Cœurs. « C’était en 2007, une proposition autour de l’univers circassien, à l’espace Daviers », se souvient Denis Péan. La direction artistique du festival était alors l’apanage de vieux compagnons de route, les Jo Bithume.

Les temps ont changé, mais l’idée de créer à nouveau pour la grand-messe angevine des arts de la rue a germé depuis un an, et la dernière édition des Accroche-Cœurs. L’ambition, pour les organisateurs, était de prolonger l’expérience menée avec Titi Robin –place du Ralliement- d’inviter des artistes amis à interpréter avec lui son répertoire. « On ne voulait pas faire un simple concert, mais créer un endroit convivial », explique Denis Péan.
 
« Depuis 30 ans, nous avons créé des liens avec des individus et des familles entières. Quand on joue à Angers, c’est une fête de retrouvailles »

Lo’Jo a ainsi composé son « Jardin cosmopolite » en cultivant ses amitiés et « les liens créés depuis 30 ans avec des individus et des familles entières. Quand on joue à Angers, c’est une fête de retrouvailles », poursuit Denis Péan, qui a dû abandonner assez rapidement l’idée de s’installer dans le château d’Angers, pour rejoindre un lieu encore méconnu des Angevins eux-mêmes, le jardin du Musée des Beaux-Arts. « Il y a une ligne sensible avec le cloître Toussaint, où j’ai joué souvent, notamment « Décrocher la Lune », avec Jo-Bithume, à la fin des années 80. »

Un écrin investi pour trois jours, donc, assez pour créer « une petite familiarité, un sentiment de début et de fin ». Qui retrouvera-t-on, finalement, à cette fête de retrouvailles ? Ce « Jardin cosmopolite », c’est déjà « l’association de la scène musicale de Lo’Jo avec l’association Vaisseau Tomate », avance Denis Péan. Cette même association qui gérait L’Embarquement, à Mûrs-Erigné, avant sa fermeture polémique, l’année dernière. « C’est un grand regret : ce tremplin d’expérimentation pour les artistes en même temps qu’un lieu d’idées où la restauration était toute proche de l’humanité et des arts, manque aux gens ».

Un manque comblé, l’espace de trois jours, par le montage du « Jardin cosmopolite ». Il s’agira bien évidemment aussi de musique, avec deux concerts de Lo’Jo, rejoints sur scène par des musiciens amis et qui ont bien souvent participé à l’un ou l’autre des albums du groupe. « Nous concernant, ces Accroche Cœurs coïncident avec la fin de l’aventure Cinema El Mundo (l’album de Lo’Jo, sorti en 2012 NDLR) que l’on rejouera très peu dans la région ».
Une occasion de baisser le rideau, en somme, avant de repartir pour de nouveau horizons, et « un nouveau disque dans un an », conclut Denis Péan.
 
Le programme complet des Accroche Cœurs, c’est ici  !

La biodiversité du Jardin cosmopolite...
Pendant ces trois jours, Lo'Jo se produira donc en concert vendredi et samedi soir, mais durant les après-midi, « différents événements avec des effectifs, des scènes et des jauges plus petits » sont organisés.
Au rayon musique, en solo ou avec invités, on verra donc le panduri de l’artiste géorgien Niaz Diazamidze, le basson de Stéphane Coutable ou la clarinette de la Japonaise Yuka Okazaki, qui accompagnera le bassiste de Lo’Jo, Kham Meslien, pour un duo déjà aperçu au Musée des Beaux-Arts d’Angers, l’hiver dernier.
Une autre habituée des scènes angevines s’invitera à ces retrouvailles : la multi-instrumentiste Elisabeth Hérault, proposera un ciné-concert sur le film géorgien « En Chemin » et la compagnie NoMORPa –dont elle fait partie- s’installera pour une succession de spectacles dans une caravane.
Un peu plus loin, « Le manège salé » réunira des « objets insolites de savant bricolage », assure Denis Péan, drivé par MC Kerfi, « homme fantasque et bonimenteur de sa propre boutique ».
Un clin d’œil, pour finir, avec la compagnie Carabosse et ses installations de feu, « qui vient faire vivre notre endroit avec ses objets de feu ».




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur








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