Agglomération d'Angers : budget de rigueur et sécurisation de l'emprunt


Rédigé par - Angers, le 09/03/2015 - 12:04 / modifié le 09/03/2015 - 12:04


Comme annoncé lors du débat d'orientation budgétaire d'Angers Loire Métropole, le conseil d'agglo du soir devrait déboucher par l'adoption d'un budget primitif en retrait de 12M€ par rapport à 2014. Conséquence directe : l'investissement de la collectivité sera réduit de 15 M€ par rapport à l'année dernière. Maîtrise des dépenses et maîtrise de la dette constituent clairement les priorités de la nouvelle équipe aux affaires.



Agglomération d'Angers : budget de rigueur et sécurisation de l'emprunt
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Il l'avait dit lors du débat d'orientation budgétaire et l'a répété lors de la conférence de presse d'avant conseil : le budget présenté lors du DOB est le même que celui que voteront (ou pas) lundi soir les conseillers communautaires d'Angers Loire Métropole. Aussi, le papier ci-dessous n'est-il qu'une piqûre de rappel que ce que nous avions évoqué, dans ces mêmes colonnes, à l'époque du débat d'orientation budgétaire.

Le budget primitif de la collectivité s'établira à 317M€ en 2015, soit plus de 12M€ de moins qu'en 2014 (329,7 M€). Autre montant probant, celui de l'investissement, prévu à 66,3M€... bien loin des quelque 82M€ investis en 2014, "mais proche du niveau d'équilibre de 65M€", commente Christophe Béchu, qui explique ce recul du budget et de l'investissement par un souci de "maîtrise des dépenses : c'est une obligation, au regard de la baisse de la Dotation globale de fonctionnement (-1,26M€), de notre volonté de stabiliser la dette en 2015 et des wagons que l'on tire des années précédentes. Je pense notamment à Biopole ou à Technicolor".
"Il n'y aura pas de hausse de la fiscalité, ni pour les ménages, ni pour les entreprises", assure Christophe Béchu

Après un recul de 16M€ en 2014 -"parce que la collectivité a remboursé et n'a pas contracté de nouveaux emprunts"-, la dette de l'agglo devrait être stabilisée en 2015, à hauteur de 365M€. Un objectif réalisable notamment grâce à l'accroissement plus rapide des recettes de fonctionnement, par rapport aux recettes (voir ci-dessous). Cela devrait permettre également d'améliorer de manière significative l'autofinancement brut (58M€) d'ALM.
 

Le budget primitif de l'agglomération Angers Loire Métropole, tel qu'il sera présenté lundi soir, lors du débat d'orientation budgétaire. Source ALM (cliquez pour agrandir)
Le budget primitif de l'agglomération Angers Loire Métropole, tel qu'il sera présenté lundi soir, lors du débat d'orientation budgétaire. Source ALM (cliquez pour agrandir)

Les éléments à retenir...

Les recettes de fonctionnement
 
Malgré la baisse effective de la Dotation globale de fonctionnement (DGF), les ressources de fonctionnement sont en augmentation par rapport à 2014. "Il n'y aura pas de hausse de la fiscalité, ni pour les ménages ni pour les entreprises", assure Christophe Béchu. Pas d'augmentation des impôts, donc, mais une croissance des bases fiscales (répercussion de l'inflation et constructions nouvelles sur le territoire) qui permet de générer de nouvelles recettes.

Autre bonne surprise de cette année 2015, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) -l'une des descendantes de la taxe professionnelle- remonte, après une forte dégradation en 2014, tout comme le versement transports.
 
Finalement, pour les administrés de l'agglo, la seule chose qui augmentera sera le prix de l'eau, qui prendra 2,3 points à compter du 1er avril, pour financer "les nombreux travaux à faire sur les canalisations et assainissements". Pas de quoi fouetter un chat, selon le président de l'agglo, puisque cette hausse est peu ou prou compensée par la baisse tendancielle de la consommation d'eau sur le territoire.
 
Les dépenses de fonctionnement
 
Si l'on excepte la dette, l'ensemble, des budgets de fonctionnement n'augmentent que de 0,6 % par rapport à l'an passé. Une faible hausse due, selon le président de l'agglo, "à une maîtrise des charges de personnel". En clair, on a serré la vis...

Des investissements recentrés
 
On l'a dit, il y aura 15M€ d'investissement de moins qu'en 2014... donc des choix forts, recentrés sur les compétences principales de la collectivité. Les crédits restent élevés en matière d'urbanisme et d'habitat, de développement économique -notamment pour les zones d'aménagement concerté- ou d'enseignement et de recherche.
 
On voit également apparaître, dans le budget annexe transports, 3,7 M€ consacrés à la ligne B du tramway. Au final, si l'on considère le plan pluriannuel d'investissement jusqu'en 2018, l'exercice 2015 se situe dans la moyenne. Les dépenses liées au tram, si sa construction est validée par les élus communautaires au printemps, ne cesseront d'augmenter en 2016, 2017 et surtout 2018.

Il n'y a plus d'emprunt en yen

Pour mieux s'y retrouver dans les emprunts à risques contractés par l'agglo... Source ALM (cliquez pour agrandir)
Pour mieux s'y retrouver dans les emprunts à risques contractés par l'agglo... Source ALM (cliquez pour agrandir)
Lors du dernier conseil communautaire, un rapport sur table avait été présenté aux élus, concernant la perspective de rachat en euros des emprunts contractés en yen. C'est désormais chose faite. "Nous avons arrêté un taux fixe à 1,59 % : la collectivité y a gagné 588 000 €, ce qui est plus qu'espéré", se satisfait Christophe Béchu.

Sur le même sujet -celui de la dette- un récent rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) encourageait la collectivité à  délivrer un rapport distinct sur la situation de la dette de l'agglomération, qui a fait couler beaucoup d'encre fin 2014. 
 
Qu'y rappelle-t-on ? Que l'augmentation massive et récente de la dette de l'agglo est corrélée au financement de la 1ere ligne de tram, mais également que l'encours de dette a été réduit de près de 16 M€, en 2014. Qu'elle représente en 2015 un ratio de 1327€ par habitant et que la capacité de désendettement de la collectivité s'élève à six années et demie.
 
Qu'y apprend-on ? Le détail exact -par budget, par organismes prêteurs, par type de prêt, par échéance- de la structure de la dette. On y revient sur les emprunts à risque, contractés de 2008 à 2011, et qui représentent, en ce début d'année, plus de 140 M€, soit 38 % du total de la dette.
 
"L'objectif, c'est de ramener cette proportion à 25 %", insiste Christophe Béchu. Au sein de ces emprunts à risques, il faut distinguer les prêts structurés -qui proposent une période de taux fixe (en général assez bas) avant un passage en taux variable- des prêts en devises. Ces derniers, contractés par l'agglo en yen et en franc suisse, représentent plus de 40 M€.
 




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur















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