Centre culturel Jean-Carmet, à Mûrs-Erigné. Conférence d’Albert Jacquard ce samedi pour le baptême de l’université qui porte son nom.
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Attention à ne pas se méprendre sur la toute nouvelle université de Mûrs-Erigné ! Elle ne ressemble pas à ce qu’on pourrait attendre d’un établissement d’enseignement traditionnel. Ne cherchez pas un édifice, un terrain, une façade… Il n’y a rien à visiter, à regarder, à découvrir. A vouloir la matérialiser coûte que coûte par des investigations de terrain, le béotien y perdrait son chemin et son latin. Curieux passez votre route, rien n’a été construit, édifié, bâti…
Pourtant, cette cérémonie officialisée par le déplacement d’un invité de marque, par la présence du maire, du conseil municipal, par une conférence, par un public nourri, par une salle pleine avait réellement un sens. Celui qu’a donné la commune en imaginant l’Université populaire Albert-Jacquard, une association qui a pour objectif de dispenser des savoirs à travers un programme de cycles d’apprentissage et de connaissances. Plus qu’une idée et sans être tout à fait une utopie, cette structure est un concept qui offre à chacun l’occasion d’accéder à la culture et à la connaissance.
Ici, pas question d’enseignement universitaire, de délivrances de diplômes, de cursus LMD (licence, maîtrise, doctorat), de compétitions (terme qu’abhorre Albert Jacquard, on l’apprendra plus tard), ici, il s’agit d’apprendre, de s’initier, de découvrir en se formant quel que soit son niveau, sa profession, ses diplômes, son temps de disponibilité. Ainsi cette structure pilotée par la municipalité et le monde associatif a mis en place cinq thèmes (vie quotidienne, nature et sciences, cultures du monde, l’art dans tous ses états, la société qui est la nôtre) qui seront enrichis par différents modules.
Faute de locaux réellement dédiés, l’université prendra ses quartiers au gré des ateliers, des conférences, des projections de films, tantôt au centre culturel ou à la médiathèque, tantôt dans les salles associatives ou les gymnases. Pour autant, l’heure n’est plus aux discussions et à l’improvisation, les cours et les contenus sont bien arrêtés. Les premières inscriptions enregistrées lors de l’inauguration ont rencontré un réel succès. Pour les autres, des permanences tenues par un agent d’accueil auront lieu au 5 chemin de Bellevue, dans les locaux de l’Hôtel de Ville. Les cours sont ouverts à tous et se feront par adhésion (de 6 à 15 euros selon qu’on soit de la commune ou non).
En ce qui concerne l’inauguration, Albert Jacquard, qui était précédemment venu à deux reprises sur les rives de l’Aubance, avait tenu à honorer l’invitation faite par le maire. En dépit de l’âge et de la maladie, pas question pour lui de se faire filmer à son domicile parisien pour s’éviter un fastidieux voyage en train. Il avait bien voulu partager un peu de son savoir en donnant une conférence. Et tandis que le premier édile, Philippe Bodard, présentait l’événement du jour, le philosophe attendait patiemment qu’on lui donne la parole. Discrète silhouette posée sur son siège, humble et apaisé, l’homme ressemblait au sage qu’il est jusque dans son comportement.
Pourtant, cette cérémonie officialisée par le déplacement d’un invité de marque, par la présence du maire, du conseil municipal, par une conférence, par un public nourri, par une salle pleine avait réellement un sens. Celui qu’a donné la commune en imaginant l’Université populaire Albert-Jacquard, une association qui a pour objectif de dispenser des savoirs à travers un programme de cycles d’apprentissage et de connaissances. Plus qu’une idée et sans être tout à fait une utopie, cette structure est un concept qui offre à chacun l’occasion d’accéder à la culture et à la connaissance.
Ici, pas question d’enseignement universitaire, de délivrances de diplômes, de cursus LMD (licence, maîtrise, doctorat), de compétitions (terme qu’abhorre Albert Jacquard, on l’apprendra plus tard), ici, il s’agit d’apprendre, de s’initier, de découvrir en se formant quel que soit son niveau, sa profession, ses diplômes, son temps de disponibilité. Ainsi cette structure pilotée par la municipalité et le monde associatif a mis en place cinq thèmes (vie quotidienne, nature et sciences, cultures du monde, l’art dans tous ses états, la société qui est la nôtre) qui seront enrichis par différents modules.
Faute de locaux réellement dédiés, l’université prendra ses quartiers au gré des ateliers, des conférences, des projections de films, tantôt au centre culturel ou à la médiathèque, tantôt dans les salles associatives ou les gymnases. Pour autant, l’heure n’est plus aux discussions et à l’improvisation, les cours et les contenus sont bien arrêtés. Les premières inscriptions enregistrées lors de l’inauguration ont rencontré un réel succès. Pour les autres, des permanences tenues par un agent d’accueil auront lieu au 5 chemin de Bellevue, dans les locaux de l’Hôtel de Ville. Les cours sont ouverts à tous et se feront par adhésion (de 6 à 15 euros selon qu’on soit de la commune ou non).
En ce qui concerne l’inauguration, Albert Jacquard, qui était précédemment venu à deux reprises sur les rives de l’Aubance, avait tenu à honorer l’invitation faite par le maire. En dépit de l’âge et de la maladie, pas question pour lui de se faire filmer à son domicile parisien pour s’éviter un fastidieux voyage en train. Il avait bien voulu partager un peu de son savoir en donnant une conférence. Et tandis que le premier édile, Philippe Bodard, présentait l’événement du jour, le philosophe attendait patiemment qu’on lui donne la parole. Discrète silhouette posée sur son siège, humble et apaisé, l’homme ressemblait au sage qu’il est jusque dans son comportement.









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