Alice et Théo-Mogan veulent danser en Amérique-du-Sud


Rédigé par - Angers, le Samedi 13 Juillet 2013 à 09:26


La danse est leur passion et l'Amérique du Sud, un désir partagé. De leur rencontre est né un projet original et, à vrai dire, assez culotté. Alice et Théo-Mogan, deux jeunes danseurs angevins, partent en septembre pour une aventure chorégraphique itinérante du Brésil au Pérou. Vous pouvez les aider à boucler leur budget.



Umaï lors d'une prestation dans les rues d'Angers (crédit photo : Simon Jourdan)
Umaï lors d'une prestation dans les rues d'Angers (crédit photo : Simon Jourdan)
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Leur projet est né il y a un an seulement. Danseuse, diplômée d'un Master de coopération artistique internationale et d'un autre d'espagnol, Alice Kinh, 25 ans,a croisé à Angers la route de Théo-Mogan Gidon, 21 ans, danseur en fin de formation au Centre national de danse contemporaine (CNDC).

De leur rencontre est née l'envie de créer un projet chorégraphique itinérant dont ils seraient les propres acteurs. L'idée ? "Se mettre sur la route, marcher, s’arrêter et danser pour partager. Partager à la fois notre route mais aussi notre élan créatif et notre conviction intime et personnelle que la danse n’est pas réservée à une certaine classe de la société mais à tous" expliquent Alice et Théo-Mogan sur le blog qu'ils consacrent à leur projet.

Utopistes ? Oui clairement, mais assumés. "Oui, nous sommes jeunes, utopistes et en quêtes d’aventures humaines et artistiques. Et c’est parce que nous y croyons qu’aujourd’hui nous partons sur les routes pour concrétiser nos idées, nos rêves d’un partage dansé" écrivent-ils encore.

Et tant qu'à faire, autant confronter ces idées et ces envies dans un continent dont ils rêvent tous les deux, pour des raisons différentes. Alice a vécu six ans au Venezuela. Théo-Mogan, lui, a travaillé avec Lia Rodrigues, une chorégraphe brésilienne qui travaille dans une favela de Rio.

1 250 € à réunir pour boucler leur budget

Mais utopie se signifie pas improvisation. Pour mener à bien leur projet, les deux jeunes danseurs angevins se sont d'abord nourris de culture latino-américaine. Ils ont pris contact avec des associations susceptibles de les accueillir. Et créé une pièce chorégraphique qu'ils ont présentée le 8 juin lors de la Jova (Journée de valorisation de la jeunesse) initié par la ville, puis une seconde fois toujours en juin à Angers.

"Notre volonté est de présenter le duo puis de travailler gratuitement auprès de jeunes enfants défavorisés" explique Alice. Pour le moment, ils ont deux "points de chute" assurés, : une communauté indigène près de Téna au nord de l'Equateur, et un bidonville à Rayo del Sol au Pérou. Faute de parler portugais, ils se contenteront de présenter leur création au Brésil. Et cherchent encore à peaufiner leur passage en Bolivie.

Ils ont reçu le soutien du Fond d'aide jeunes (800€) et de la Région via le dispositif Envie d'Agir (500€). De quoi compléter leurs apports personnels qui constituent l'essentiel du financement. Lagosta, une marque angevine de thé les soutient aussi. Manquaient encore quelques 2 500 euros qu'ils essayent de réunir via le site de crowdfunding Ulule.

A 14 jours de la clôture, leur appel a drainé la moitié de la somme. D'où aussi cet article pour les encourager et vous encourager à faire de même.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site web d'Umaï http://duoumai.com/






Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Zabinou le 15/07/2013 15:10 (depuis mobile) | Alerter
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Magnifique projet que je soutiens avec ardeur et passion.
Tous mes vœux pour une belle réussite !

2.Posté par Danses d'amérique du sud le 22/07/2013 13:24 | Alerter
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J'espère que ces deux jeunes danseurs arriveront à réaliser leur projet.Cette forme de danse contemporaine aux saveurs de nombreuses danses latines et orientales apporte une certaine fraicheur dans le paysage de la danse de rue, mais du spectacle également. Pas seulement la danse, un des objectifs de ce duo étant l'aide aux enfants défavorisés est également à féliciter. Vraiment une très belle initiative.








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