Amarillis en Inde : premières notes, premières impressions


Rédigé par Sylvie CHARMOY, administratice d'Amarillis - Angers, le 21/03/2013 - 23:44 / modifié le 22/03/2013 - 09:21


Ambassadeur artistique de la ville d'Angers, l'ensemble de musique baroque Amarillis est en tournée en Inde depuis lundi dans le cadre du festival Bonjour India. De Jaipur à Bhopal, ses membres nous livrent leurs premières impressions.



Le City Palace de Jaipur a accueilli le premier concert du groupe
Le City Palace de Jaipur a accueilli le premier concert du groupe
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Lundi 18 mars
Décalage horaire : + 4h30
Météo : soleil, 32° C

L'ensemble Amarillis au grand complet vient d'atterrir à l'aéroport de Jaipur en Inde, dite aussi la Ville rose, pour la première tournée de son histoire en Asie : Maïlys de Villoutreys (soprano), Héloïse Gaillard (flûtes et hautbois baroque), Violaine Cochard (clavecin), Alice Piérot (violon),
Annabelle Luis (violoncelle), Laurent Soumagnac (facteur de clavecin) et... le clavecin français (2 claviers modèle Catry) construit par ce dernier

La chaleur nous accable mais l'envie de découvrir ce pays mythique prend le dessus sur la fatigue du voyage. Avant de démarrer une tournée au programme qui s'annonce chargé, une petite pause en ville et une sortie au fort d'Amber à quelques kilomètres de là s'imposent.

Mardi 19 Mars
Une bonne nuit de repos et voici la tournée lancée. Ce soir, c'est le célébrissime City palace de Jaipur qui accueille le premier concert de l'ensemble Amarillis.

Concert dans la demeure du maharaja Bhawani Singh et de sa famille, en présence notamment de la princesse de Jaipur, du directeur de l'institut français en Inde, Max Claudet, du directeur de l'Alliance française de Delhi, Jean-Philippe Bottin, et celui de Jaipur, Romain. L'espace est superbe avec ses pierres rouges, ses riches ornements...

Les cinq membres d'Amarillis entourent le joueur de sitar, Harihar Sharan Bhat, quelques heures avant le concert
Les cinq membres d'Amarillis entourent le joueur de sitar, Harihar Sharan Bhat, quelques heures avant le concert
Le directeur de l'Alliance française et celui du City palace, nous accueillent très simplement dans ce monument historique.

Il est étonnant de voir à quel point les démarches techniques sont facilitées, permises malgré le va et vient des visiteurs et malgré le fait qu'une partie des locaux soient privés.

On sent que beaucoup de consignes ont été données, mais la première d'entre elles a du être celle de nous faciliter la tache.

Le plus compliqué finalement a peut-être été de trouver des pinces à linge pour tenir les partitions que le vent tournait un peu trop vite. Nous avons finalement opté pour de la ficelle lestée de cailloux, pas faciles à trouver eux non plus...



Parmi les auditeurs du concert, la princesse de Jaïpur
Parmi les auditeurs du concert, la princesse de Jaïpur
Dans l'agitation indienne, avant la répétition, Amarillis s'est mis dans une bulle pour écouter le sitariste Harihar Sharan Bhatt qui était venu faire connaissance avec l'univers baroque.

La nuit venue, le Palace s'éclaire et les musiciennes entrent en scène.

Après le discours du directeur (revu par les intendants du palais pour qu'il corresponde au protocole), la princesse offre un présent aux artistes et les premières notes du Prélude en mi mineur de Marais Marais s'égrainent.

Les artistes, devant une nuées de journalistes, enthousiasment le public indien attentif. Quoique les plus attentifs n'ayant peut-être pas été ceux que l'on croit.

Bon certes, le silence n'est pas d'or en Inde ; c'est d'ailleurs principalement pour cette raison que le concert était sonorisé. Les spectateurs quittent en principe la salle au moindre entracte, dès que cela ne leur plaît pas ou que c'est trop long.

Ce ne fut pas le cas pour Amarillis, ce qui ravit nos hôtes. Les indiens sont restés jusqu'au bout et, curieux, sont venus écouter les explications de Laurent quant au fonctionnement du clavecin.

Mercredi 20 mars
Journée voyage, comme il y en aura environ une sur deux durant cette tournée. Pour aller de Jaipur à Bhopal, il faut passer par Mumbai (dite anciennement Bombay). Premier décollage à 13h30, arrivée en retard à Bhopal vers 18h. Nous sommes chaleureusement accueillis par Julien Dal Bosco, directeur de l'Alliance française de Bhopal, et par Naïm, son bras droit qui a tout organisé.

Et vite encore, aller à l'hôtel, conférence de presse, repas, puis encore pour Laurent Soumagnac, visite du lieu de concert et montage du clavecin... Repos, bien mérité.




















Angers Mag