Angers : Course hippique dans les jardins du Mail


Rédigé par - Angers, le 07/05/2014 - 21:35 / modifié le 07/05/2014 - 21:55


Mercredi après-midi à Angers, les jardins du Mail, situés en face de l’Hôtel de Ville avaient des allures d’hippodrome. De drôles de chevaux de bois tenus par des enfants ont parcouru les allées. Ce n’était pas le « quinté + », mais le « Steckenpferdreiten », un rassemblement organisé chaque année par les enfants d’Osnabrück, l’une des villes dont Angers fête le cinquantenaire du jumelage.



Les cavaliers, toque jaune, exhibant fièrement leurs chevaux à l'arrivée.
Les cavaliers, toque jaune, exhibant fièrement leurs chevaux à l'arrivée.
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Un manche à balai, une vielle chaussette bourrée de tissu avec des boutons en guise d’yeux et des oreilles en carton, de drôles de canassons plutôt dociles, tenus par des enfants qui l’était beaucoup moins, le « Steckenpferdreiten » à l’angevine s’est déroulé sans incident dans les allées du jardin du Mail, en plein centre-ville d’Angers.

L’opération a pris quelques jours à la centaine d’enfants des centres de loisirs d’Angers. Profitant des vacances de printemps et des conseils de Delia Telscher, l’ambassadrice de la ville d’Osnabrück, en poste à Angers depuis octobre dernier, les enfants ont réalisé eux-mêmes leurs chevaux.

« C’est une très vieille tradition, basée sur une légende qui disait que tous les enfants de la ville, à l’issue de la guerre de 30 ans, au XVIIe siècle, ont tous fabriqué des petits chevaux de bois pour fêter la paix », expliquait Delia Telscher. « Depuis, tous les ans en octobre, les enfants d’Osnabrück sortent dans les rues avec les chevaux qu’ils ont fabriqués, comme ici à Angers. Nous avons transposé ce défilé de chevaux de bois, le « Steckenpferdreiten », pour l’anniversaire du jumelage entre les deux villes et la semaine de l’Europe ».

Osnabrück, la cité allemande de Westphalie jumelée avec Angers depuis un demi-siècle commémore chaque année la paix signée en 1648, entre la Suède, la France, l’Espagne et les Pays-Bas à l’issue de la guerre de religion de 30 ans qui les opposait au Saint-Empire romain germanique. Depuis cette date la cité allemande est considérée comme la « ville de la paix ».

Si les enfants d’Angers étaient moins nombreux que les petits Allemands, ils ne sont pas moins amusés, puisqu’après le défilé des chevaux et leurs cavaliers, autour de la fontaine du jardin du Mail, des courses relais étaient organisées entre les différents centres de loisirs. À l’arrivée, les enfants ont entonné la chanson, traduite par Delia Telscher, chantée chaque année les petits Allemands lors de leur défilé.

« Tous les centres de loisirs ont préparé leurs chevaux et les enfants étaient très excités à l’idée de participer à cette course », précisait Anne-Sophie Le Marchand, responsable des Relations internationales de la ville d’Angers, en leur remettant des jeux de dominos et toupies aux couleurs du drapeau européen. « D’autres petits Angevins se sont également joints à la fête avec les chevaux qu’ils ont réalisés chez eux ». En tous plus de 120 enfants étaient de la fête.

Sur la ligne d’arrivée, les cavaliers plus affamés que leurs chevaux ont dégusté quelques bretzels, ces viennoiseries en forme de nœuds, originaires d’Allemagne du sud, mais également très répandus en Alsace.

Cet après-midi festif qui entre dans le cadre des festivités des 50 ans de jumelage entre Angers et les villes d’Osnabrück et Haarlem (Pays-Bas), était organisé par le service des relations internationales de la Ville d’Angers, en collaboration avec la Maison de l’Europe, l’OCIA(Office de Coopération Internationale d'Angers) et le Conseil régional des Pays de la Loire.




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur















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