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Angers-SCO, absent, échoue dans sa poursuite de Troyes, 2-3


Rédigé par Emmanuel Ollivier - Le Jeudi 19 Janvier 2012 à 07:07


Le néant. C’est ainsi que Stéphane MOULIN a qualifié la première mi-temps de ses joueurs, menés 0-3, à la pause. Angers-SCO, tel le lièvre de la fable, se réveillera en seconde période, trop tard pour emporter un match ou éviter la défaite, dans un match pourtant à sa portée.



le groupe Angevin ne doit pas se laisser envahir par le doute
le groupe Angevin ne doit pas se laisser envahir par le doute
Le match était placé sous le slogan « sortez couverts », avec une distribution de préservatifs aux spectateurs. La défense Angevine, notamment, n’a pas entendu le message. Dès la 5ème minute, sur une perte de balle dans le camp Troyen, GRAX, aligné à la place de MARCOS, s’échappait dans l’espace béant laissé par la défense pour crucifier Grégory MALICKI ‘une frappe croisée (0-1).

Angers-SCO, assommé, n’allait pas se réveiller de la mi-temps ou presque. A la 10ème minute, la vollée de PSAUME manquait de peu le cadre, sur un centre de FAUSSURIER, après un coup franc joué vite, bien trop vite pour une arrière-garde Angevine apathique.

Les angevins essayaient de réagir, à l’image de ses quatre corners consécutifs, mais c’était, encore, pour se faire prendre de vitesse sur le dernier corner, en contre. Heureusement, Grégory MALICKI s’imposait avec autorité dans les pieds de GRAX (26’).

Le portier Angevin était beaucoup moins heureux, quelques minutes plus tard, quand il relâchait, dans les pieds de FAUSSURIER, un centre de PSAUME capté d’une main, pour le deuxième but (0-2, 33’).

Deux minutes plus tard, le milieu comme la défense d’Angers-SCO étaient, à nouveau débordés par un contre mené par PSAUME, encore, qui centrait de la gauche au second poteau pour deux Troyens contre le seul Karim DJELLABI. FAUSSURIER remisait sur l’ancien Angevin, OBBADI, qui marquait de près (0-3, 35’).

Certes, sur les deux buts, les joueurs locaux avaient réclamé des mains, à la récupération de balle adverse, mais sans cause directe sur les buts, et sans que l’on puisse crier au scandale, pour les décisions de l’arbitre de ne pas les siffler.

Pourtant, Monsieur ROUINSARD semblait aussi peu inspiré que les Angevins, parfois. Ainsi, il prenait son temps pour accepter l’entrée des soigneurs, pour s’occuper d’Olivier AURIAC, à terre… qui sortira à la mi-temps pour un coup à la tête.

Angers-SCO terminait mieux (pas difficile) la première période : tour à tour, Olivier AURIAC et Claudiu KESERÜ obligeaient, sur deux frappes lointaines, THURAM-ULLIEN à intervenir par deux fois (36’, 41’).

Un réveil trop tardif

Stéphane MOULIN a vraisemblablement trouvé les mots pour des Angevins qui revenaient avec un autre visage, même si le tout était bien laborieux.

Diego GOMEZ, servi par Richard SOUMAH, était contré, (46’), tandis que David DE FREITAS, sur une déviation de Gaëtan CHARBONNIER, frappait au-dessus (51’).Le stade Jean BOUIN reprenait espoir quand l’arbitre accordait à Richard SOUMAH, encore logiquement en manque de repères, un penalty généreux.

Mais il y des soirs comme ça : THURAM-ULLIEN détournait le tir rasant de Gaétan CHARBONNIER (58’). C’est Diego GOMEZ qui allait changer la physionomie du match.
A la 61ème, d’abord, un très long coup franc de l’Argentin trouvait la tête ‘un défenseur Troyen, qui, d’une tête lobée, sous la pression, trompait son propre gardien (1-3, 61’).
Le milieu de poche tentait à nouveau sa chance, à angle très fermé. Son coup franc rasait la transversale (71’).

Puis, à la 76ème, Angers-SCO héritait d’un énième coup franc, au 16 mètres 50, sur le côté gauche de la surface. Diego GOMEZ enroulait une magnifique frappe, qui se fichait dans la lucarne de THURAM-ULLIEN (2-3, 76’).

L’espoir revenait d‘autant plus.que, sur un nouveau missile Argentin difficilement repoussé, Jérémy HENIN reprenait de peu à côté des buts de Troyens en souffrance.

Claudiu KESERÜ y allait de son numéro. Lancé en profondeur, l’attaquant Roumain faisait le coup du sombrero à son défenseur, lobé, et enchaînait par une frappe du droit, au ras du poteau (84’).

Angers-SCO poussait et s’exposait, plus encore, aux contres : OBBADI sollicitait Grégory MALICKI (90’), Jérémy HENIN sauvait devant MARCOS (91’) et BARRETO, lancé par OBBADI, frappait à côté, face au gardien Angevin vite sorti à ses devants (92’). Grégory MALICKI montait sur le dernier corner, en vain.

Angers-SCO s’est réveillé trop tard et le paye cash, face à des Troyens diminués. Stéphane MOULIN, qui tenait à remercier la partie du public, lequel a continué à encourager ses joueurs, même à 0-3, a trois jours pour remobiliser les troupes.

Dès samedi, Angers-SCO part en reconquête d’une part de rêve, celui de la coupe de France, en Haute-Normandie, face à Quevilly.


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