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Angers - SCO laisse encore des points en route contre Grenoble


Rédigé par Emmanuel Ollivier - Le Samedi 29 Janvier 2011 à 21:05


Résultat décevant : 2-2, pour une équipe d’Angers-SCO, peu aidée par l’intransigeant Monsieur LESAGE, l’arbitre, mais également beaucoup moins volontaire que l’équipe que l’on a vu contre Bordeaux.



Loris ARNAUD et Henri SAIVET ont ouvert leur compteur but, pour Angers-sco, pour la plus grande joie de Jérémy HENIN (de g à droite) (*)
Loris ARNAUD et Henri SAIVET ont ouvert leur compteur but, pour Angers-sco, pour la plus grande joie de Jérémy HENIN (de g à droite) (*)
Est-ce la faute de la coupe de France, qui occupe les esprits et paralyse l’imagination et les énergies ? Toujours est-il que, si Angers-SCO, ce samedi aurait dû l’emporter, il a été beaucoup moins inspiré et volontaire que contre Bordeaux, tant en attaque, qu’en défense, notamment centrale.

Certes, L’arbitrage n’a pas été très favorable aux angevins. Mais, faire peser la responsabilité des deux points perdus sur le seul Monsieur LESAGE serait une trop belle excuse. Angers-SCO devait gagner et pouvait gagner, même en jouant une mi-temps à 10. Nous y reviendrons.

Pourtant le match commençait de la meilleure des manières, dans un stade bien moins rempli que samedi dernier. Il est vrai qu’avec ces matchs du samedi, une partie du public, jeunes et accompagnateurs, est sur les stades à la même heure. Il faudra que nos dirigeants nationaux y pensent un jour.

Dès la 6ème minute, Diego GOMEZ, lancé en profondeur, butait sur VIVIANI, le gardien grenoblois. Le ballon revenait sur notre milieu argentin, mais le ballon fuyait le cadre. A la 10ème minute, Henri SAIVET brûlait la politesse à ABARDONADO, se présentait face à VIVIANI qui plongeait dans ses pieds. Les angevins réclamaient, en vain, un pénalty pour cette intervention peu orthodoxe du portier visiteur qui avait tout balayé sur son passage : Le ballon, mais surtout Henri SAIVET. 4 minutes plus tard, c’était au tour de Claudiu KESERÜ de s’essayer sur une frappe en pivot, en drop, à côté.

En fait, il fallait attendre la 22ème minute pour voir les isérois sortir du bois. Sur un centre, la défense angevine hésitait, ce qui est toujours dangereux face au renard MANDRICHI, toujours à l’affût. C’était plus Angers-sco qui s’était mis en difficulté, que Grenoble qui s’était montré dangereux. Côté angevin, le rythme était quelque peu retombé.

Hormis deux frappes de KESERÜ (27’) et AURIAC (39’) à côté, il fallait patienter jusqu'à la 40ème minute pour vibrer réellement, le corner de Claudiu KESERÜ, au second poteau atterrissait sur la barre d’un VIVIANI emprunté. Puis arrivait la 43ème minute, et l’entrée en jeu de Monsieur LESAGE. Sur un ballon en profondeur, qui lobait Jérémy HENIN, MANDRICHI, pour quelques dixièmes de seconde était le premier sur le ballon. Grégory MALICKI sorti à sa rencontre le percutait, sans aucune intention d’anti jeu.
Pénalty, classique dans la surface, même si le règlement prévoit coup franc indirect pour ce qui était une obstruction, mais surtout carton rouge très sévère pour le gardien angevin.

A notre sens, un carton jaune, vues les circonstances, eut été largement suffisant. Greg MALICKI avait joué le ballon, sans jeu dangereux et il n'est même pas dit que l'attaquant grenoblois aurait pu récupérer le ballon avant la ligne de sortie de but, s'il n'avait pas été percuté. Difficile de dire que notre gardien avait anihilé une occasion de but, un des motifs du carton rouge, dans le règlement.

MANDRICHI ne manquait pas l’opportunité et trompait Jérôme HIAUMET, entré en jeu à la place de Diego GOMEZ, et qui jouera mardi en coupe. 0-1, à la mi-temps sous une bronca, pour accompagner le zélé Monsieur LESAGE aux vestiaires.

Angers-sco réagit dès le retour des vestiaires.

Angers-SCO allait vite revenir au score. Dès la 53ème minute, Claudiu KESERÜ servait idéalement, dans le dos de la défense, Henri SAIVET, qui d’une reprise, tout en finesse, ne laissait aucune chance à VIVIANI, pour son premier but chez les pros.

Angers-SCO poussait, face à des grenoblois qui se mettaient à douter. Claudiu KESERÜ pilonnait, par ses coups francs, la surface iséroise en souffrance. Sur l’un d’entre eux, difficilement repoussé, Olivier AURIAC reprenait de peu à côté (58’).

AURIAC, encore (65’), puis Henri SAIVET, suite à une belle combinaison avec Fodé DORE (70’) et suite à une remise d’Olivier AURIAC (76’) manquaient également le cadre. Grenoble tentait quelques contre. TAIDER, à la 74ème, frappait de peu à côté des buts de HIAUMET. A la 80ème minute, le ciel tombait sur les têtes angevines.

Dans une défense trop statique, JUAN héritait d’un ballon venu de l’aile droite et face au but, crucifiait Jérôme HIAUMET. Angers-SCO retrouvait l’énergie pour repartir au combat et allait être récompensé de ses efforts.Sur un corner, Nicolas GILLET était devancé d’extrême justesse par une défense grenobloise.
Nouveau corner, qui cette fois, allait être le bon.

Claudiu KESERÜ trouvait Loris ARNAUD, à la lutte au premier poteau, avec VIVIANI, inscrivait son premier but angevin, validé malgré les protestations des grenoblois, pour une charge sur leur gardien, que l’arbitre décidément peu inspiré aurait pu siffler.

En effet, au moins en France, on ne doit pas aller au contact du gardien dans ses six mètres. Mais, peut-être l’arbitre compensait-il là sa sévérité de la première mi-temps. Une grande joie intérieure pour Loris ARNAUD, face aux kops, entourés de ses coéquipiers. Un déclic ?

Quoi qu’il en soit, un point rattrapé de justesse, qui donne un peu d’air, en raison des défaites de trois des quatre derniers : Reims, Vannes et Metz. On se contentera de cela, même si la journée aurait dû être bien plus profitable aux angevins face à un adversaire très prenable. Mais voilà. Il eut fallu faire preuve de la même générosité dans l’effort, de la même intuitivité dans le jeu, que face à Bordeaux. Angers-SCO n’est pas à sa place au classement, de l’avis de tous les observateurs.

Évitons que cela ne s’aggrave encore. Qu’un gâchis ne tourne au dramatique. On le verra après la parenthèse coupe de mardi, face à un Strasbourg en forme, vainqueur 2-0 à Niort, ce week-end.

(*) Photo d'illustration aimablement prêtée par Angers - SCO