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Angers-SCO retrouve les demi-finales, 42 ans après


Rédigé par Emmanuel Ollivier - Le Jeudi 3 Mars 2011 à 22:21


En 1969, Angers-SCO s’inclinait 2-1, au stade vélodrome, contre Marseille (MAGNUSSON, BONNEL, contre un but de DELOFFRE), après avoir fait 0-0, à l’aller. En 2010, Angers-SCO retrouvera le PSG, Lille ou Nice, en demi-finale, après avoir éliminé Chambéry 3-0.



Matar FALL, infranchissable,auteur d'un grand match. (*)
Matar FALL, infranchissable,auteur d'un grand match. (*)
Exploit ou logique ? Angers-SCO s’est imposé ce mercredi à Grenoble, face au petit poucet Chambéry, auteur de trois exploits aux précédents tours, contre trois Ligue 1 : Monaco, Brest et Sochaux. Mais cette fois, Chambéry ne jouait pas dans son petit stade, mais au stade des Alpes de Grenoble, devant plus de 20 000 spectateurs.

Conséquence ? Une ambiance moins étouffante pour Angers-SCO et peut être plus oppressante pour « Chambé ». Toujours est –il que c’est Chambéry qui se montrait le plus vif et agressif, en début de match, face à des angevins méfiants. Dès la 5ème minute, CHMIELINSKI testait sa pointe de vitesse, face à Yves DEROFF, inhabituel arrière gauche.

YAHIA-BEY, l’éducateur de jeunes d’ECHIROLLES, confirmait qu’il était un véritable poison. Angers-SCO, bien en place, se procurait quelques situations intéressantes sur coups de pieds arrêtés et contenait les velléités savoyardes, par un pressing très haut.

Les occasions franches restaient rares. Olivier AURIAC voyait sa frappe contrée par un défenseur (20’), Fodé DORE ne cadrait pas sa tête sur le corner consécutif. La plus belle occasion était à mettre à l’actif des chambériens. YAHIA-BEY trouvait, dans le dos de la défense centrale, CHMIELINSKI, à 4 mètres du but. Greg MALICKI s’imposait avec son brio habituel (23’).

Puis Angers-SCO accentuait la pression. CHARBONNIER, d’abord, sollicita BEMENOU, le gardien savoyard, sur un coup-franc vicieux (28’), avant que l’attaquant angevin, servi par Sébastien RENOUARD, se voit refuser un but, marqué d’un lob subtil, pour un hors-jeu plus que limite.
DUBARD, servi par YAHIA-BEY, marquait à sont tour, à la 31ème, mais bien après que l’arbitre, Monsieur KALT, eut sifflé un hors-jeu, cette fois, très net.

Angers-SCO repartait à l’assaut et BEMENOU devait sortir une reprise acrobatique du très actif Gaëtan CHARBONNIER, bien servi par Henri SAIVET (32’). Certes, PEREZ obligeait Greg MALICKI à se coucher (40’), puis TISSOT-ROSSER reprenait de volée, au-dessus, un bon centre de CHMIELINSKI (42’). Mais ce sont les angevins qui allaient ouvrir le score, quelques secondes avant la pause. Sébastien RENOUARD centrait de l’aile gauche. Le ballon parvenait à Henri SAIVET, qui crucifiait BEMENOU d’un tir croisé (0-1). Terrible pour les savoyards, trente seconde avant la pause.

Chambéry poussait, à nouveau, à l’entame de la seconde période, mais c’est le SCO qui se montrait le plus dangereux et qui allait doubler la mise : A la 63ème minute, Gaëtan CHARBONNIER bottait un coup-franc à 25 mètres, que le défenseur local CHRISTMANT à la lutte avec Jérémy HENIN prolongeait sur Sébastien RENOUARD qui devançait son défenseur (0-2). Chambéry accusait le coup, moralement et physiquement, malgré les trois changements opérés par David GUION.

Angers-SCO allait définitivement mettre fin à tout suspense à la 84ème, sur une action digne d’un essai de rugby. L’action partait de Loris ARNAUD, à droite, qui décalait Olivier AURIAC, en relais avec Seb RENOUARD, qui décalait Diego GOMEZ. le petit argentin plaçait sa frappe en lucarne, de l’angle de la surface. MAGNIFIQUE.

Angers-SCO pouvait dérouler ; ses 150 supporters savourer.

Le match se terminait par un tour d’honneur des valeureux chambériens, avec un beau moment : Les joueurs locaux et les supporters angevins s’applaudissant mutuellement, avant la haie d’honneur des joueurs du SCO : L’esprit rugby encore.

Reste aux angevins à attendre le tirage au sort, ce dimanche 17H30. Mais avant cela, c’est Le Havre qui vient dès samedi à Angers (17 heures Stade Jean BOUIN), avec certainement un bel accueil du public. Et pour rêver encore?

(*) Photo d'illustration aimablement prêtée par Angers - SCO