Angers Mag - information, actualités locales, politique, culture

Un autre regard sur la région angevine

- Angers Mag Mobile
   





Angers - SCO s’impose au finish 2-1


Rédigé par Emmanuel Ollivier - Le Samedi 4 Décembre 2010 à 00:04


Angers aime les sports de glace. Tandis que les hockeyeurs s’imposaient 7-0, devant Grenoble en ligue Magnus, Angers-SCO l’emportait, dans les dix dernières minutes, contre Châteauroux, sur la patinoire de Jean BOUIN. Mais, là, il s’agissait de football.



Et un but de plus, pour Claudiu KESERÜ, pour célébrer, avec 24 heures de retard, ses 24 ans (*)
Et un but de plus, pour Claudiu KESERÜ, pour célébrer, avec 24 heures de retard, ses 24 ans (*)
Comme nous l’annoncions, c’est un stade Jean Bouin glacé, comme son public d’ailleurs, qui s’est offert aux 22 acteurs de cette partie, où la première gageure était de tenir debout sur ses appuis.
Les joueurs étaient si concentrés sur ce défi, que l’on ne voyait pas grand-chose, au niveau du spectacle.

Ce sont les berrichons qui semblaient les plus à l’aise, ou devrait-on écrire, les moins gênés par l’état du terrain. Et en toute logique ce sont eux qui inquiétèrent les premiers Grégory MALICKI, à la 19ème minute. Sur une frappe tendue et rasante, le portier angevin réalisait une magnifique détente horizontale, pour détourner le ballon en corner.

A la 22ème, Châteauroux frappait largement au dessus du but angevin. C’était tout pour ce début de match, jusqu’au moment où l’arbitre Monsieur LESAGE, soucieux de l’intégrité physique des joueurs, siffla, un coup franc au milieu droit du terrain pour un léger contact. Décision sévère en temps normal, mais logique sur ce terrain où le moindre contact suffisait à déséquilibrer son adversaire. Le long coup-franc était botté et repris de près par le buteur castelroussin, Kevin DUPUIS, devant des angevins médusés, en l’absence de coup de sifflet de l’arbitre. Châteauroux avait joué vite et marqué. (0-1 27’).

Ce but avait le mérite de sortir Angers-SCO de sa torpeur. Une frappe de Claudiu KESERÜ, sans grand danger, était contrée à la 30ème. Il s’agissait là de la première escarmouche d’angevins empruntés. A la 34ème, l’attaquant roumain parvenait, cette fois, à se défaire de la tenaille berrichonne pour adresser une frappe de près, que FERNANDEZ, détournait du pied, en corner, comme un gardien de hand-ball.

S’ensuivait à la 40ème minute, un coup franc contré de Claudiu KESERÜ, encore, puis un centre dévissé de Karim DJELLABI à la 45ème qui passait au-dessus des buts adverses. C’était tout, pour une première mi-temps angevine décevante, face à un Châteauroux attentiste depuis l’ouverture du score.

Les angevins reprenaient, sans mal, la seconde période avec plus d’entrain, tandis que le gardien castelroussin FERNANDEZ, blessé, avait laissé sa place à sa doublure, BOUCHARD. Angers-SCO multipliait les occasions ou plutôt les situations de but.

A la 51ème, Charles DIERS frappait sans trouver le cadre. Idem pour Loris ARNAUD, de volée à la 53ème.

A la 70ème minute, sur une frappe en pivot de l’inévitable Claudiu KESERÜ, les angevins réclamaient, en vain, à l’arbitre, un pénalty, pour une main dans la surface, d’un défenseur adverse. Difficile de se prononcer, tant la faute, si faute il y avait, paraissait peu évidente. Plus le temps passait, plus le doute s’installait dans des gradins transis de froid.

Mais, pour célébrer ses 24 ans, notre attaquant roumain nous préparait quelque chose . A la 72ème, il testait, bien entendu sur coup franc, les gants de BOUCHARD, pour ajuster la mire. Ses marques prises, il allait nous sortir le coup franc du soir. Une frappe lointaine, enlevée, que personne ne touche, suivie d’un rebond improbable, en raison du sol gelé.

Une fois de plus un gardien était battu, sur ce type de coup franc, à la Juninho, l’ancien lyonnais, sur lesquels le gardien ne peut intervenir, faute de savoir s’il va être dévié. Angers-SCO égalisait à la 81ème minute et, dans cet étonnant match, n'allait pas en rester là.

A la 86’, suite à une récupération en tacle rageuse d’Olivier AURIAC, Gaëtan CHARBONNIER était idéalement servi. Il ne manqua pas cette opportunité en convertissant, de la tête, ce très bon centre en but. 2-1 pour Angers-SCO de façon assez étonnante, tant peu de gens auraient misé sur une telle issue, à l’entame du dernier quart d’heure.

Ce vendredi Angers-SCO était peu inspiré, il est vrai sur un terrain peu propice au développement de son jeu. Il l’a néanmoins emporté, face à un adversaire qui, par trop de recul, l’a payé au prix fort.
Gagner sans dominer, c'est généralement la marque des grandes équipes, peut-on penseur. Alors, vu sous cet angle le résultat est plutôt de très bon augure.

Au niveau comptable, notre équipe récupère trois points essentiels sur une série de cinq matchs sans défaite. Rassurant donc, avant deux matchs très difficiles, lesquels seront joués après l’intermède coupe : le premier en Corse pour défier Ajaccio et le second à domicile contre Tours, battu ce vendredi par Dijon, le nouveau club de Pado et ancien club de Greg MALICKI, déjà vainqueur de Châteauroux, préalablement à sa venue en Anjou. Et si l’histoire se répétait ?

(*) Photo d'illustration aimablement prêtée par Angers - SCO



LES TAGS : football, ligue 2, sco