Angers, coeur battant de l'Action Catholique Ouvrière ce week-end


Rédigé par - Angers, le 06/06/2014 - 20:19 / modifié le 06/06/2014 - 22:47


Près de 800 personnes sont attendues ce week-end à Angers à l'occasion de la 21e Rencontre nationale de l'Action Catholique Ouvrière. Au centre des réflexions du mouvement, un thème qui intéresse bien au delà des cercles confessionnels : l'engagement.



Jean-Paul Gallot, Gaetan Bompas, Thérèse Durand et Jean-Luc Mandret, quatre des chevilles ouvrières angevines de l'ACO.
Jean-Paul Gallot, Gaetan Bompas, Thérèse Durand et Jean-Luc Mandret, quatre des chevilles ouvrières angevines de l'ACO.
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Non, l'ACO, ce n'est pas que l'Automobile Club de l'Ouest. C'est aussi et surtout le nom d'un mouvement fondé au début des années 50 : l'Action Catholique Ouvrière. D'aucuns le considèrent volontiers - et ils n'ont pas tout à fait tort - comme la branche ainée de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC).

En Maine-et-Loire, l'ACO réunit près de 350 membres à jour de cotisation dont une grosse moitié sur la région d'Angers, une centaine sur le Choletais et le reste dispatché entre Saumurois et Segréen. Parmi eux, nombre de responsables associatifs, militants syndicaux et d'élus attachés à une conviction, celle de la nécessité de maintenir une présence - et donc une parole chrétienne - au sein du monde ouvrier.

"Nous n'avons pas pour vocation de suppléer les organisations syndicales. Notre travail consiste plutôt à proposer des lieux de paroles et de rencontre autour des questions sociétales qui traversent le monde de l'entreprise" indique Jean-Luc Mandret, membre de la coordination angevine de l'ACO.

Parmi ces questions, une interroge de près les membres de l'ACO depuis plusieurs années, en ce sens qu'elle touche aux fondements même du mouvement : c'est quoi s'engager aujourd'hui dans notre société ?

"Je suis syndiquée à la CFDT. On le voit très bien, les jeunes ne s'engagent plus de la même façon. Pour des associations, des clubs sportifs, ils peuvent se mobiliser ponctuellement. C'est beaucoup plus délicat pour eux de le faire sur le long terme, plus encore au niveau syndical et politique" témoigne Thérèse Durand, choletaise et membre du comité national de l'ACO.

D'où le thème choisi pour ces 21e Rencontres nationales de l'Action Catholique Ouvrière organisées ce week-end au Centre des Congrès d'Angers : « Engagés pour la justice et pour la dignité, Ils osent l’Espérance ». Une manière de défier les difficultés ? "Sur cette question de l'engagement, la nostalgie ne sert à rien. Les choses ont bouger et il faut les réinventer" prolonge Thérèse Durand.

Aussi, trois temps forts vont ponctuer les réflexions sur le sujet des membres de l'ACO d'ici à lundi prochain : un temps de débats et d'échanges thématiques ce samedi après-midi autour du travail, de l'engagement social ou encore de l'accueil des migrants; une grande table-ronde dimanche matin autour des solidarités internationales et du projet de création d'un revenu universel vital; enfin, lundi, un dernier temps de restitution et de conclusion destinée à fixer les orientations du mouvement pour les années à venir.

L'évêque d'Angers, Mgr Emmanuel Delmas n'a bien évidemment pas été oublié. Il présidera dimanche après-midi la célébration de Pentecôte au milieu des 800 membres et délégués de l'ACO, venus de toute la France.




Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur















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