Angers, des Assises de l'Education Populaire en avril


Rédigé par Yves BOITEAU - Le 19/10/2012 - 16:40 / modifié le 22/10/2012 - 06:41


Comment prendre en charge les temps péri-scolaires induits par la mise en œuvre, à la rentrée prochaine, de la semaine de quatre jours et demi à l'école ? Pour y répondre, Angers organisera en avril prochain des Assises de l’Éducation Populaire. Un vaste chantier en perspective, attendu par les établissements scolaires et de nombreuses associations.



Frédéric Béatse a profité de la venue de la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, ce vendredi à l'école de l'Isoret pour annoncer l'organisation de ces assises.
Frédéric Béatse a profité de la venue de la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, ce vendredi à l'école de l'Isoret pour annoncer l'organisation de ces assises.
La date n'est pas encore précisément calée. Sans doute, dépend-t-elle des dispositions qui sortirons du débat national autour de la refondation de l'école que pilote Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation. Mais le principe lui est acté. La municipalité d'Angers organisera en avril prochain des Assises de l’Éducation Populaire. Frédéric Béatse, le maire, a profité de la visite ce vendredi de la Ministre des Sports pour l'annoncer. Et pour cause.

Comme elle l'a rappelé elle-même volontairement à plusieurs reprises de crainte qu'on l'oublie, le portefeuille ministériel de Valérie Fourneyron englobe aussi la Jeunesse, l’Éducation Populaire et la Vie Associative. Trois attributions non pas secondaires puisqu'y figure la priorité des priorités de François Hollande. Le président de la République l'a redit de nouveau ce vendredi au Bourget (Seine-Saint-Denis), il veut que les jeunes "vivent mieux en 2017 qu'en 2012".

Frédéric Béatse aussi de toute évidence qui, en invitant la ministre à l'école de l'Isoret, dans le quartier des Croix Banchais, où est expérimentée depuis 2010, la semaine de quatre jours et demi, lui a fait savoir qu'il croyait en la pertinence de cette expérience. Et qu'il était "prêt" à l'étendre aux autres écoles.

Des acteurs associatifs dans l'attente

Maison de quartier, associations (Francas, Terre des Sciences), équipe pédagogique... Tous les acteurs associés au projet de l'Isoret présents, lui ont emboîté le pas, tout en glissant à la ministre leurs interrogations quant aux moyens qui seront mis à leur disposition, en cas de généralisation.

"Il ne faut pas se bloquer sur la question des moyens financiers sinon on ne fera rien. Oui, nous en avons envie. Oui, nous pensons possible d'étendre notre travail, c'est une première chose et c'est ce que nous voulions lui dire. Maintenant, il ne faudra pas non plus négliger la question" explique Christophe Poirault, le directeur de la Maison de quartier Marcelle Menet.

"Avec les ateliers scientifiques, on a vu des enfants bidouiller, prendre goût à la connaissance et au savoir alors qu'ils peinaient en classe. La continuité éducative, nous sommes persuadés que c'est une bonne voie et que les sciences peuvent concourir à l'amélioration des parcours scolaires" a plaidé, de son côté, Jean-Luc Gaignard, l'animateur de Terre des Sciences.

Au passage, ce dernier ne s'est pas gêné pour reprocher à l'Inspectrice d'académie de Maine-et-Loire ne n'avoir toujours pas pris le temps de recevoir son association, cinq ans après une première demande d'entretien...

Quels moyens ? Quelle organisation ?

« Il y a un enjeu de continuité éducative de la toute petite enfance jusqu'à la jeunesse. Et aujourd'hui, les communes sont un peu en face à face avec les acteurs. Je souhaite que le gouvernement décide rapidement parce qu'il y a un énorme chantier. Mais nous y sommes prêts » a expliqué de son côté, Frédéric Béatse, le maire d'Angers.

Reste au gouvernement à donner la direction à suivre. Reste aussi à savoir si la généralisation de la semaine de quatre jours et demi pourra réellement se mettre en œuvre en même temps sur tout le territoire national. Si Angers se sent prêt, qu'en est-il des communes et intercommunalités rurales notamment ?

Reconnaissant "ambitieuse", l'échéance fixée par le ministre de l'Education nationale, la ministre des Sports, tout en montrant elle-aussi son attachement à "la continuité éducative", a reconnu implicitement que ce ne serait pas simple.



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