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Angers éliminé par Rennes (3-2) en demi-finale de Coupe de France


Rédigé par - Le Mardi 15 Avril 2014 à 22:58


Logique respectée lors de la première demi-finale de la Coupe de France. Le Stade Rennais l'a emporté (3-2), chez lui, face au SCO d'Angers, malgré l'ouverture du score des pensionnaires de Ligue 2. Jamais avares dans le jeu, les hommes de Stéphane Moulin sortent de la coupe avec les honneurs.



Entré à la 25e minute de jeu en lieu et place d'Ayari, blessé, Richard Socrier n'aura pas réussi à inverser le cours des choses (photo d'archive)
Entré à la 25e minute de jeu en lieu et place d'Ayari, blessé, Richard Socrier n'aura pas réussi à inverser le cours des choses (photo d'archive)
1957. 57 ans. Une longue attente pour les supporters depuis la dernière finale de Coupe de France disputée par le SCO d'Angers (défaite 6-3 face à Toulouse)... Une attente qui durera encore. Malgré un match de qualité, les pensionnaires de Ligue 2 ont payé cher leurs erreurs défensives, stade de la Route de Lorient. Le Stade Rennais rencontrera lui au Stade de France le 3 mai le vainqueur de le seconde demi-finale, qui oppose mercredi Guingamp à Monaco.

Un corner et un coup-franc dès la première minute de jeu : le Stade Rennais ne tardait pas à mettre la pression sur la défense angevine... au moins jusqu'à la 3e minute, le moment choisi par Eudeline pour imposer son physique à M'Bengue sur l'aile droite, avant d'adresser un centre en retrait d'école à Yattara. La suite, c'est une reprise plein fer du pied droit de l'attaquant prêté par l'Olympique Lyonnais et un ballon qui finit sous la transversale d'un Benoît Costil médusé. Rennes 0 - SCO Angers 1.

Deux erreurs, deux buts en première mi-temps

Une ouverture du score rapide, idéale pour instiller le doute dans la tête des joueurs bretons, dangereux sur les coups de pieds arrêtés d'Alessandrini et l'une de ses recrues du mercato hivernal, le Polonais Grosicki. C'est finalement l'autre bonne pioche rennaise du mercato qui allait sortir le Stade rennais de l'ornière. A la 15e minute, Toivonen profitait d'une grosse erreur d'Hénin qui repoussait un centre d'Alessandrini sur son propre gardien : le Suédois, à l'affût, poussait le ballon dans le but vide.

Le début d'une galère de 20 minutes pour les joueurs du SCO. A la 25e minute, Ayari et Ben Othman, très présents depuis le coup d'envoi, devaient tous deux céder leur place à Socrier et Gamboa, touchés à la cheville et aux adducteurs. Le dernier entrant ne tardait pas à initier un contre de belle facture, à la demi-heure de jeu, mais c'est une nouvelle erreur d'Angers qui allait profiter aux joueurs de Philippe Montanier. Doucouré, pourtant en difficulté au milieu de terrain, récupérait un ballon mal dégagé par Konate pour adresser un amour de passe en profondeur à Grosicki, dans le dos des défenseurs scoïstes (35e). Le Polonais, tout en feinte, concluait. Stade Rennais 2 - SCO Angers 1.

Deux erreurs, deux buts : c'était cher payé pour les joueurs de Stéphane Moulin, plutôt dominateurs dans le jeu, avec, en pointe, un Yattara qui mettait au supplice les deux centraux rennais.
Malgré trois corners dans les 5 dernières minutes de la première période, le SCO regagnait les vestiaires avec un but de retard, Costil sortant par miracle une tête pas assez appuyée de Romain Thomas (42e) et détournant une frappe de l'intenable Yattara (45e).

Des Rennais ultra-réalistes

La seconde mi-temps débutait pied au plancher avec un coup-franc de Gamboa frappé sur le sommet de la transversale de Costil. Dans la minute qui suivait, Doucouré emmenait un contre et lâchait son ballon pour alerter Jean II Makoun, aux 20 mètres. L'ancien Lillois et Lyonnais trompait Malicki pour faire le break (3-1, 48e).

Pas brillants, mais réalistes, les Rennais... Peut-être ce qui fait la différence entre un club bien installé dans l'élite -même s'il n'a pas encore assuré son maintien- et un aspirant à la Ligue 1.

Toujours est-il que les hommes du capitaine Olivier Auriac ne désarmaient pas. Après deux corners coup sur coup, Eudeline tentait sa chance d'une frappe flottante que Costil écartait des deux poings.

Placés plus hauts à la récupération, les Rennais se montraient toujours dangereux. Doucouré, encore lui, délivrait une passe dans la profondeur à Grosicki qui se jouait de la défense angevine pour offrir un caviar à Toivonen... qui manquait le cadre (60e). Deux minutes plus tard, le Polonais mettait à nouveau le feu : sa frappe à ras-de-terre s'échouait à droite des buts de Malicki (62e).

L'espoir à cinq minutes du terme

Alessandrini, à deux reprises, créait le danger dans la surface angevine. Côté scoïste, Gamboa, très bon entrant, secouait son aile gauche. A la 70e minute, Stéphane Moulin abattait son dernier joker, en sortant Eudeline -très remuant- pour Boufal, qui ne tardait pas à s'illustrer en entrant balle au pied dans les 18 mètres rennais (75e).

Avec l'entrée d'Armand pour Toivonen, Montanier croyait bétonner les dix dernières minutes, mais à la 87e minute, après un bon travail de Boufal, Gamboa expédiait un missile en direction des buts de Costil, contré par la main de Kana-Biyik. Pénalty pour le SCO, transformé par Yattara (3-2).

Trop tard pour rêver à une égalisation. Mais bien assez pour sortir de la Coupe avec les honneurs. Place désormais au championnat, et à la lutte pour la montée en Ligue 1.
Mardi soir, les joueurs de Stéphane Moulin ont montré qu'ils en avaient l'étoffe.

Si le SCO pourra compter sur un redoutable Yattara dans les matches à venir, il devra vraisemblablement se passer, à en croire le président Saïd Chabane, de Ben Othman, et sans doute aussi d'Ayari, blessés ce soir

Les réactions (au micro d'Eurosport)

Grégory Malicki : "C’est une déception qu’il va falloir digérer au plus vite, même si on n’a pas à rougir de cette défaite. On a réussi à les mettre en difficulté, il va falloir s’appuyer là-dessus pour le championnat. Il faut maintenir cet état d’esprit, et avoir un peu plus de réussite que ce soir…"

Saïd Chabane : "La Coupe n'était pas notre objectif, mais on s’était pris au jeu, et on y a cru jusqu’au bout. On a perdu nos armes dès la 25 e minute de jeu, mais malgré cela, on n’a pas été ridicule. On a bien défendu les couleurs du club, et de la Ligue 2. (Sur la montée) C'est un objectif qu’on s'est fixé. Si nous n’y arrivons pas cette année, nous réessaierons l’année prochaine."




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur