Angers met le logement social à l'honneur


Rédigé par Florence Macquarez - Angers, le Vendredi 22 Octobre 2010 à 10:36


Jusqu’au 16 janvier 2011, la salle Chemellier accueille une exposition dédiée à l’histoire du logement social à Angers, exposition réalisée par les services de la ville. Photos d’intérieurs, de bâtiments, vidéos, dessins et plans composent ce panorama architectural et social des 50 dernières années.



Jeunes femmes d'aujourd'hui devant un appartement des années 50
Jeunes femmes d'aujourd'hui devant un appartement des années 50
la rédaction vous conseille
Si le logement social est synonyme d’amélioration pour nombres d’habitants, il véhicule aussi une image peu flatteuse. A Angers comme ailleurs, certains quartiers bien garnis en habitations à loyer modéré (HLM) ne dérogent pas à la règle : Montplaisir, Verneau, Belle-Beille, Grand-Pigeon, La Roseraie sont pourtant riches d’une histoire liée à l’évolution de l’architecture et des modes de vie.

Jean-Luc Rotureau, adjoint au Maire d’Angers chargé de l’urbanisme et du logement, plaide justement pour un autre regard : « à travers cette exposition, nous souhaitons tordre le cou aux idées reçues. Il faut mieux faire connaître l’évolution du logement social, car il accompagne et anticipe la vision de la ville ». Un plaidoyer étayé de chiffres : « une enveloppe supplémentaire de 15 millions d’euros a été versée en faveur du logement social en 2007. Ce budget sert aussi à soutenir l’économie, car on évalue à 8000 l’ensemble des emplois dans le bâtiment liés à ce secteur ». 23 414 logements locatifs sont concernés à Angers , un parc de 10% supérieur à celui de Nantes (30% au lieu de 20%).

Des enjeux sociaux et environnementaux

Et de citer des initiatives innovantes qui devraient sortir de terre en 2012. Parmi lesquelles l’expérience menée sur le plateau des Capucins, au nord d’Angers, par le bailleur social Val de Loire et l’association « Les Prés ». Ils travaillent ensemble sur un projet d’éco-quartier : logements en accession et locatifs sont créés en concertation avec les futurs habitants. Du sur mesure écolo, que l’on peut découvrir à travers les panneaux de l’exposition.

D’autres projets sont basés sur des ensembles « intergénérationnels » où les échanges de services entre les habitants sont encouragés, comme « Regain » aux Capucins. D’autres encore font la part belle à l’individualisation des logements. Valérie Besnier, chargée de l’exposition indique : « la demande pour ce type de logements est de plus en plus forte. Le collectif est toujours présent, mais il est tempéré par la personnalisation des espaces verts et de l’habitat ».

Preuve à l'appui, les photos du secteur Beaussier et Notre Dame du Lac dans le quartier de Belle-Beille : les jardins forment des voies de circulation originales entre les immeubles et les terrasses. Peu d’étages, moins de vis-à-vis. On parle maintenant de « résidence » où le confort n’aurait rien à envier au privé. Matériaux performants, espace « corner multimédia », on est loin des grandes barres des années 70…

Référence au passé

Pour autant, l’intérêt de cette exposition est aussi d’explorer largement le passé, via ses réussites et ses échecs. Où l’on découvre que les premières « maisons collectives » étaient déjà construites via un office public appelé HBM (Habitat Bon Marché). Un plan daté de 1937 présente un immeuble situé rue du Lutin. Pas de cuisine ni de salle à manger, mais une vaste « salle commune » où l’évier côtoie le salon. On y trouve également un « grenier » pour conserver la nourriture, un séchoir pour le linge, et une cheminée par appartement.

Dans les années 60, la maîtresse de maison est à l’honneur ; la cuisine est une pièce à part entière, et la machine à laver fait son apparition. Ces appartements s’affichent grandeur nature sur d’immenses panneaux, avec pour résultat un effet très réaliste.

Figurent aussi au sein de l’exposition de nombreux dessins, dont celui de la tour Kalouguine construite en 1970 dans la Zac d’Eventard : une architecture portant les prémices des toits végétalisés, vite plombés par des problèmes d’infiltration. Pour les amoureux des ILT partout en France (immeubles en forme de I, de L ou de T), ils reconnaitront la patte de l’angevin Yves Rolland, à l’origine de ces constructions dans le milieu des années 70.

Deux films viennent compléter l’exposition : le premier rassemble des témoignages d’habitants. Le deuxième, « On l’appelait Chistine », réalisé par Marie-José Jobert en 2005, évoque le combat de Christine Brisset pour l’amélioration de l’habitat. Un arrêt indispensable pour évoquer l’aspect humain de ces logements. Un aspect que l’on retrouve dans le titre de l’exposition « Habiter, c’est vivre ».

L’abondance d’informations et le décor minimaliste de l’exposition atténuent un peu cet aspect profondément humain. Malgré tout, l’intérêt et la richesse des documents retrouvés offrent des couleurs à des quartiers qu’on croyait uniformes ou figés. Pari gagné, notre regard a changé…








1.Posté par otello le 10/11/2010 13:19 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
bonjour je vient de tomber sur le logement,depuis un ans et demis je vie en france.j'ai été éberger avec mes 8 enfants dans un 49metre karé cher ma soeur qui elle maime en avais deus,pendant quatre mois.sous risque déspultion jé vue tous les appartenment vide.mes moi j'en ai vus des appart vide et quan je donnais l'asresse de celle si en présisant que sé libre depui deux ou cinq ans , un mois ou deux les nouvaux ocupant aménagent.je vie dans la campagne a 10kilometre de tout, mé je me deplace...








Angers Mag