Angers : qui sera calife à la place du calife ?


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 07/01/2011 - 15:13 / modifié le 10/01/2011 - 09:47


Après l’Expansion, lequel présentait ceux qui sont censés avoir le pouvoir à Angers, c’est au tour de l’hebdomadaire le Point de s’intéresser à la succession de l’actuel Maire de la cité du Roi René et de porter un jugement sur sa politique. Au bal des prétendants qui sera calife à la place du calife ?



Angers : qui sera calife à la place du calife ?
Ce n’est pas nouveau. La plupart des quotidiens se sont intéressés à la succession de l’actuel Maire Jean Claude Antonini, un peu comme si le siège de Maire était dévolu à celui que l’occupant désigne comme son successeur. Les temps ont pourtant changé, les rois ont quitté l’Anjou et sauf erreur, dans une République comme la nôtre, ce sont encore les électeurs qui désignent, par les urnes, celui qui s’installera dans le siège de Maire.

L’hebdomadaire le Point dans son édition régionale du 6 Janvier n’échappe pas à la règle de l’analyse, à mi-mandat, des prétendants au siège, en présentant ceux qui s’intéressent de près ou d’un peu plus loin à la place. Le sujet ne manque pas d’intérêt, surtout pour les électeurs angevins, d’autant que les intéressés ne cachent pas leurs ambitions.

Sous la plume de Denix Roux, journaliste au Point, on apprend ainsi que le Maire d’Angers ira jusqu’au bout de son mandat « sauf circonstance exceptionnelle », explique l’intéressé. Alors ceux qui imaginaient qu’il allait faire comme Jean Monnier, lequel lui avait cédé la place avant la fin de son mandat, en seront pour leur frais. Le calife Antonini, a bien l’intention d’aller au bout et tant pis pour ceux qui ambitionnent la place.

« La guerre de succession n’est pas ouverte (tout au moins au grand jour). J’observe avec beaucoup d’attention ceux qui m’entourent », continue le Maire dans l’interview accordé à l’hebdomadaire. Cela ne l'empêche pas de déclarer « qu’il fera connaître sa préférence dans les derniers dix huit mois », c'est-à-dire après les présidentielles de 2012.

Qu’il le veuille ou non, à mi mandat, sous les alcôves on commence à planter quelques banderilles. C’est la politique à l’angevine, comme le souligne notre confrère. On se fait se une tape dans le dos dans la rue et on s’étripe à la première occasion dans la salle du Conseil, entre les différentes forces en présence. Il suffit d’observer pour imaginer qu’il sera peut-être nécessaire, comme ce sera le cas sur le plan national, d’organiser des primaires à gauche à Angers.

Guerre de succession ou pas, les prétendants s’observent, s’épient, surtout à gauche. Mais qui sortira du lot et qui sera adoubé par le Maire, lequel, on en est au moins sûr, ne se représentera pas.

Parmi ces prétendants au titre le Point a retenu le jeune et bouillonnant Luc Belot, l’adjoint à l’éducation. « Ce n’est pas le plus mauvais », peut-on lire. De son coté l’adjoint s’intéresse plutôt à un siège de Député pour lequel il pourrait affronter la ministre de la cohésion sociale, Roselyne Bachelot-Narquin. Un duel à la hauteur de l’artiste.

Si tel était le cas, le second prétendant, le Socialiste Radical Frédéric Béatse, adjoint à la politique de la ville, mais aussi Président de la Commission solidarités au Conseil Régional des Pays de la Loire, aurait le champ libre. C’est l’un des prétendants les plus en vue avec Jean Luc Rotureau, l’adjoint à l’Urbanisme et au logement. Homme d’expérience, ancien syndicaliste CFDT, ce dernier se voit tout à fait à la place. « Même si je n’y pense pas tous les matins, je suis intéressé par cette responsabilité », affirme-t-il au Point.

Dans l’équipe actuelle, restent deux outsiders, qui attendent sagement que leur heure de gloire arrive pour s’affirmer : le Vert Gilles Mahé, « Monsieur Développement Durable » et la démocrate Bernadette Caillard-Humeau « Madame Mobilité ». Le premier s’est déjà mis en avant avec le centre de traitement des déchets ultramoderne « Biopole », et la seconde devrait encore monter dans l’estime des angevins avec la mise en route prochaine du tramway.

Restent les opposants, placés en embuscade et qui essaient de se détacher le plus possible de la politique gouvernementale afin que cette dernière ne les pénalise pas à l’exemple du boulimique Christophe Béchu, le Président du Conseil Général de Maine et Loire. Lors des dernières élections, il avait échoué de peu, d’autant qu’il était soutenu par Jean Monnier, celui-là même qui avait mis Jean Claude Antonini sur le trône. A coté de lui Laurent Gérault, ex-modem aujourd’hui Alliance Centriste est prêt à le soutenir. « Il est le plus apte à ressembler, à condition de repartir dans le même état d’esprit qu’en 2008 ».

Pour tout savoir sur les coulisses de cette succession, laquelle ne devrait manquer de piquant : hebdomadaire le Point – Spécial Angers – N° 1999 du 6 Janvier 2011, en vente dans tous les kiosques de la région avec trois chapitres intéressants : « les confessions du Maire », « sa politique au banc d’essai », « le bal des prétendants », en en prime quelques bonnes tables angevines.



Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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1.Posté par darell le 10/01/2011 08:34 | Alerter
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Dites-donc, six mois d'avance pour sa parution ! Toujours en avance le journal "Le Point"

2.Posté par Yannick Sourisseau le 10/01/2011 09:50 | Alerter
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Bonjour et merci de nous avoir signalé cette coquille. Nous nous sommes empressé de la corriger. Il fallait lire Janvier 2011 (voir début d'article) et non pas Juin 2011.Nous sommes empressés de corriger, mais les changements d'année provoquent toujours quelques perturbations.
Merci de votre collaboration.
Cordialement















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