Angers Mag - information, actualités locales, politique, culture

Un autre regard sur la région angevine

- Angers Mag Mobile
   





Angers-sco ramène un point de Metz: 1-1


Rédigé par Emmanuel Ollivier - Le Vendredi 22 Octobre 2010 à 23:12


Après 0-1 il y a deux saisons, 1-0, l'an passé, quoi de plus logique qu'un nul 1-1, en troisième saison ? Pourtant, avec plus de réalisme, encore une fois, Angers-sco pouvait espérer mieux. Un problème récurrent.



Dans un match où deux équipes cherchent la confiance, il n’est de pire scénario que d’encaisser un but d’entrée. Ce cauchemar, chaque coach a dû le faire. Pour Jean-Louis GARCIA, l’entraîneur angevin, il s’est réalisé.

Centre de TAMBOURA, remise de FLEURIVAL et plat du pied droit de l’ancien nantais N’DIAYE. La minute de jeu n’était pas atteinte et Metz menait déjà 1 but à 0 contre Angers-sco. Mais, Angers-sco, malgré les absences nombreuses, a du caractère et allait réagir.

Une équipe dans laquelle Grégory MALICKI retrouvait sa place dans les buts, et où Fodé DORE avait été préféré à Loris ARNAUD, qui avait besoin de souffler pour ce troisième match en dix jours. En défense, Pierre-Henri LAMY suppléait Nicolas GILLET, tandis que l’increvable Micka STEPHAN était aligné au milieu de terrain, aux côtés de DIERS, AURIAC et DE FREITAS, alors qu’on attendait Manu BOURGAUD au bénéfice du turnover, dü à la répétition des matchs.

Certainement vexés par cette ouverture du score ultra rapide, les angevins vont, après un premier quart d’heure assez équilibré, se procurer pléthore d’occasions. A la 24ème, Claudiu KESERÜ utilisait, pour une fois son pied droit, et, sur une reprise de volée, trouvait le petit filet de Joris DELLE, le gardien messin.

Tour à tour, KESERÜ (27’), encore, DORE (29’), ensuite, rataient le cadre, tandis que David DE FREITAS écrasait trop sa frappe, pour tromper la vigilance de DELLE, à la 34ème minute.
Mais la plus grosse opportunité de cette première période allait survenir à la 40ème minute.
Servi par un long centre au second poteau, Fodé DORE, altruiste, remettait intelligemment et idéalement pour KESERÜ, qui ratait encore le cadre. Une illustration de ce nouveau manque de réalisme angevin, qui finit par coûter cher en matière de point, tant le ratio occasion/but est faible côté angevin.

Au final, une première mi-temps maîtrisée, dominée, mais un but encaissé sur la seule, ou presque, occasion messine et aucun marqué malgré quatre occasion très franches. Rageant. De l’avis de différents commentateurs, les grenats s’en sortaient bien.

Greg MALICKI s'est montré très sûr. Angers-sco a deux bons gardiens (*)
Greg MALICKI s'est montré très sûr. Angers-sco a deux bons gardiens (*)
Au retour des vestiaires, les angevins repartaient sur le même rythme et ils allaient vite être récompensés.A la suite d’une faute sur Claudiu KESERÜ de FRECHAUT, dans la surface, Davis DE FREITAS transformait le pénalty de l’égalisation, même si le gardien messin plongeait du bon côté (49’).

Paradoxalement, ce but, au lieu de booster le sco, allait lui faire perdre sa belle maîtrise du match.
Même s’il serait exagéré d’écrire que les lorrains se sont montrés dominateurs, ils ont, toutefois, réussi à se procurer des occasions franches, ce qu’ils n’avaient pu faire jusqu’alors. Et Grégory MALICKI allait par deux fois, aux 65ème et 69ème minutes, montrer qu’il avait la main ferme et qu’on pouvait compter sur lui, par des interventions décisives et rassurantes. Angers-sco tentait, toutefois, de profiter d’une fatigue apparente de leur hôte, dans un match paisible.

C’est, d’ailleurs, seulement aux alentours du dernier quart d’heure, que Monsieur LESAGE, l’arbitre du match allait commencer à sortir ses cartons, sans que le match se soit particulièrement durci. Et Yves DEROFF allait encore faire les frais, comme à Dijon, d’une certaine propension à cartonner en fin de match, en prenant deux avertissements en 9 minutes (81’, 90’).

C’est, donc, à dix qu’Angers-sco allait ramener le point du nul de Lorraine, malgré une dernière opportunité de N’DIAYE, à la 92ème, sur une balle en retrait malheureuse de Gaëtan CHARBONNIER.
Mais, encore une fois, Greg MALICKI prenait le dessus.

Quelle conclusion tirer de ce résultat ? Satisfaisant au niveau comptable, mais il est urgent de régler le problème de réalisme, tant il est anormal que les messins soient rentrés aux vestiaires, à la pause, en menant au score. Du travail, donc, pour Jean-Louis GARCIA, ce qui ne l’effrayera pas. Des blessés à récupérer aussi, ce sera sans doute plus facile.

(*) Les photos servant à illustrer cet article, sont gracieusement prêtées par Angers SCO. Elles servent uniquement à montrer les joueurs concernés en action, mais n'ont pas été réalisées pendant le match faute de photographe sur place.