Angers : une année "charnière" présentée lors du débat d'orientations budgétaires


Rédigé par - Angers, le 27/02/2017 - 22:10 / modifié le 01/03/2017 - 11:06


Les élus du Conseil municipal ont tenu lundi soir le Débat d’orientations budgétaires (DOB). Avec un maître mot, dans la bouche de la majorité : la vertu, avant d’aborder une année « charnière », en terme de projets structurants. Pas suffisant pour convaincre la minorité…



Les élus angevins ont procédé au Débat d'orientation budgétaire, lundi soir, en séance de conseil.
Les élus angevins ont procédé au Débat d'orientation budgétaire, lundi soir, en séance de conseil.
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Rien ne ressemble plus à un débat d’orientations budgétaires (DOB) qu’un autre débat d’orientations budgétaires. Quelques semaines après les élus de la Communauté urbaine, ce sont donc les conseillers municipaux angevins qui se sont frottés aux chiffres du budget de l’année déjà en cours.
 
Et l’on a entendu dans la bouche de l’adjoint aux finances, Emmanuel Capus, les mêmes adjectifs que ceux utilisés par son homologue à l’agglo, Marc Laffineur. Il s’est agi, notamment, de vertu, de respects des engagements électoraux et de territoires en mouvement. Bref, un bel autosatisfecit, à l’heure d’aborder « une année particulière, différente, une année charnière où les grands investissements visibles et structurants commencent à sortir de terre », appuie l’élu de la majorité, qui cite entre autres Cœur de Maine (23,5 M€ investis d’ici à 2020), la patinoire (30 M€), la réhabilitation du Centre des Congrès (19,3 M€) ou les travaux à la Baumette (7,5 M€).
 
Alors que 2017 et 2018 correspondent « aux deux années les plus importantes en terme d’investissement », Emmanuel Capus insiste sur quelques chiffres clés pour appuyer ses propos, se félicitant d’une nouvelle baisse des dépenses de fonctionnement, malgré la revalorisation du point d’indice ; d’une augmentation de 12 % de l’autofinancement brut par rapport à 2016, à hauteur de 14,6 M€ ; à une hausse d’investissement de 7 M€ ; d’un montant d’emprunt de 27 M€ -« en phase avec la stratégie financière de la collectivité »-, sans compter les quelque 20 M€ d’excédents attendus lors de la présentation du compte administratif, au mois de juin prochain.
« Une année particulière, différente, une année charnière où les grands investissements visibles et structurants commencent à sortir de terre » 

Bref, le budget présenté par la majorité municipale, qui s’équilibre à 203 M€ et 61 M€ -et n’amène aucune augmentation de taux d’imposition- « anticipe » de la meilleure des manières les investissements à venir, conclut Emmanuel Capus.

Pas de quoi, pourtant, trouver grâce aux yeux du conseiller municipal de l’opposition, Antony Taillefait, qui salue « les quelques efforts financiers indispensables », mais interroge « le financement de la solidarité » et « les réticences vis-à-vis des dispositifs sociaux, ce qui ne surprend personne compte tenu de la composition politique de votre majorité de droite. Vous les remettez en cause pour compenser les pertes de recette », explique l’élu.
Mais la critique la plus vive se fait à l’endroit de « La ville en mouvement vantée par la majorité. C’est entièrement usurpé, car les 4/5 des investissements présentés concernent soit un renouvellement d’équipements, soit leur entretien, soit leur sauvetage, comme pour Terra Botanica. Cela ne génère pas de la valeur ajoutée pour notre territoire. »
 
« Votre exercice des critiques est décevant », rétorque le maire, Christophe Béchu, qui évoque « un procès d’intention », au sujet des dispositifs sociaux, « alors même que nous maintenons le budget de Centre communal d’action sociale (CCAS). De même, il note « la légèreté » de la critique au sujet de la ville en mouvement, dénonçant « l’obsession » d’Antony Taillefait autour de Terra Botanica, "qui ne représente qu’1,2 % du montant des investissements". Et Christophe Béchu de conclure : « Vous avez un mois (d’ici le vote du budget NDLR) pour démontrer en quoi ce budget est antisocial et présente une logique de freinage de l’investissement, au moment où ça représente exactement le contraire. »
 
Bref, rendez-vous est pris pour le conseil municipal du 27 mars, date où sera débattu le budget.

Un Hôtel des Associations sur le site de l'ancien FJT de La Roseraie
Suite au dépôt de bilan du Foyer des Jeunes Travailleurs de la Roseraie, à Jean-Vilar, la Ville, déjà propriétaire du rez-de-chaussée a racheté à Angers Loire Habitat les étages du bâtiment, pour en faire un Hôtel des Associations. "Ça n'est pas un centre de ressources comme la Cité", précise d'emblée la première adjointe au maire d'Angers, Michelle Moreau, mais un lieu d'hébergement pérenne pour 25 à 30 associations que l'on devait reloger (depuis la rue du Maine, la rue Bardoul ou l'avenue Chanzy).
Un hôtel, dont l'appel à maîtrise d'œuvre a été votée lundi soir en conseil municipal, qui abritera des surfaces mutualisées et devrait être livré au printemps 2019.
"Il devrait également permettre de redynamiser le secteur Jean-Vilar", appuis Michelle Moreau.




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur















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