Apivet offre une seconde vie à vos vêtements


Rédigé par - Angers, le 26/08/2013 - 15:35 / modifié le 27/08/2013 - 06:55


La rentrée de septembre est le moment choisi par bon nombre de familles pour vider les penderies et se refaire une garde-robe. Du 28 au 31 août, la galerie commerciale Carrefour Saint Serge à Angers propose à ses clients d’échanger leurs vêtements d’occasion contre des bons d’achat. Ces vêtements seront ensuite recyclés par « Apivet » une association angevine d’insertion par l’économique.



Béatrice Stéphan, la directrice d'Apivet devant les balles de vêtements destinées aux pays en voie de développement
Béatrice Stéphan, la directrice d'Apivet devant les balles de vêtements destinées aux pays en voie de développement
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Faites une bonne action tout en rafraîchissant votre garde-robe », c’est le slogan lancé par le centre commercial Saint Serge, à l’aube de la prochaine rentrée scolaire de septembre. Les 27 commerçants qui ne manquent pas d’idées pour faire venir les clients vers leurs boutiques proposent d’échanger des vêtements usagés contre des cadeaux et des bons d’achat. Une opération commerciale classique, si ce n’est que les vêtements collectés retrouveront une seconde vie et aideront à la réinsertion de demandeurs d’emploi grâce à l’association angevine « Apivet ».

« Nous sommes ravis que le Centre commercial Carrefour Saint Serge ait pensé à nous pour récupérer les vêtements non utilisés qui seront ramenés par leurs clients », explique Béatrice Stéphan, la Directrice d’Apivet, dont le siège est situé rue des Noyers à Angers. « Mais pour ce qui nous concerne, nous récupérons les vêtements sans contrepartie financière pour le donateur. Il s’agit d’une structure solidaire qui permet de remettre au travail des personnes qui ont des difficultés à s’insérer », tient-elle à préciser.

Apivet est une structure d’insertion professionnelle créée en 1995 par le Secours Catholique et la commission d’insertion du quartier Monplaisir à Angers. Entreprise du secteur social et solidaire bien connue des Angevins, Apivet collecte les produits textiles grâce à 70 conteneurs installés en différents points de la ville et l’agglomération d’Angers et plusieurs communes du Maine et Loire. Les produits collectés, textiles et même des chaussures, seront ensuite recyclés dans un but social et économique, voire même écologique en réduisant le volume des déchets ménagers.


Des vêtements de marque revendus au quart de leur prix initial

Le tri des vêtements dans les ateliers de la rue des Noyers à Angers
Le tri des vêtements dans les ateliers de la rue des Noyers à Angers
Sur les 25 salariés que compte Apivet, 18 sont inscrits à Pôle Emploi. Rémunérés au SMIC, sans autres indemnités, ils font l’objet d’un contrat à durée déterminée d’un maximum de 24 mois, pour le tri et le recyclage des textiles collectés. « Nous sommes le dernier maillon d’une longue chaine pour ceux qui ont des difficultés à trouver un travail. Nous préparons avec eux leur projet professionnel », poursuit Béatrice Stéphan. « Ce sont le plus souvent des femmes, plus à l’aise dans le tri des fringues que les hommes ».

Peu aidée par l’État et les collectivités, Apivet tire ses ressources du recyclage dans la filière textile, à laquelle elle appartient, et de la vente des vêtements de seconde main, en bon état, dans deux magasins d’Angers situés avenue Montaigne et rue de Létanduère.

Cette vente qui représente seulement 6% des mille tonnes de textiles collectés chaque année par l’association, intéresse une clientèle plutôt à l’aise financièrement. Contrairement à une idée reçue, « les clients ne viennent pas obligatoirement pour une raison économique, même si les vêtements sont vendus au quart du prix. C’est un nouvel art de vivre. Le vêtement de marque légèrement fripé c’est très tendance », précise Béatrice Stéphan. « Les populations moins favorisées préfèrent acheter du neuf dans les enseignes à bas coût ».

45% des textiles entreposés dans les ateliers de la rue des Noyers part vers les pays en voie de développement, Afrique principalement, pour être commercialisés par des filières locales et le reste est, selon la matière, transformé en torchons ou en isolant thermique. « On ne perd rien », insiste la directrice. « Notre seule contrainte c’est l’obligation de s’autofinancer à plus de 70%. Même si nous ne sommes pas des commerçants, nous sommes obligés de faire du chiffre ».

Même si l’opération de Carrefour Saint Serge l’intéresse, Béatrice Stéphan tire la sonnette d’alarme. « Nos 800 m2 de la rue des Noyers sont trop exigus. Il nous faudrait au moins le double pour pouvoir collecter encore plus, faire fonctionner correctement notre structure et continuer à assurer des emplois ».

Pour en savoir plus : www.apivet49.com





Yannick Sourisseau
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