Après l'élection d'Emmanuel Macron, les réactions en Maine-et-Loire


Rédigé par La rédaction d'Angers Mag - photos Mario Fournier - Angers, le 08/05/2017 - 07:15 / modifié le 10/05/2017 - 07:37


Et maintenant ? Dans les réactions des responsables politiques de Maine-et-Loire interrogés après la victoire d'Emmanuel Macron, peu de place pour les béatitudes et l'auto-satisfaction. Les législatives sont dans quelques semaines et tous ont déjà le regard tourné vers cette échéance.



Florian Santinho (En Marche !), Aymeric Merlaud (Front National), Christophe Béchu (Les Républicains), Luc Belot (Parti Socialiste), de gauche à droite (photo Mario Fournier et rédaction).
Florian Santinho (En Marche !), Aymeric Merlaud (Front National), Christophe Béchu (Les Républicains), Luc Belot (Parti Socialiste), de gauche à droite (photo Mario Fournier et rédaction).
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Florian Santinho, représentant du mouvement En Marche ! pour le Maine-et-Loire :
« Le choix des Français est clair : c’est celui du renouveau, du changement de codes. Les enjeux sont énormes, parce qu’on ne peut se satisfaire de voir le FN au second tour. Cela démontre toutes les limites et la fin du système actuel. Emmanuel Macron n’en est pas le symptôme, mais la réponse, dans sa capacité à rassembler et à s’adresser non pas aux partis politiques, mais aux Français. La présidentielle, ça n’est pas la fin d’un roman, mais le début d’une nouvelle aventure, celle des élections législatives. »

Matthieu Orphelin, candidat En Marche ! aux élections législatives sur la 1re circonscription du Maine-et-Loire : 
« 65 %, c’est un très beau score, qui récompense l’intuition d’Emmanuel Macron et la mobilisation des 285 000 marcheurs à travers la France, dont 2 600 dans le Maine-et-Loire, des gens de tous horizons qui n’ont pour la plupart jamais milité dans un parti. Il n’y a aucun triomphalisme : juste l’envie de concrétiser le message des Français lors des législatives. Nous n’avons fait que la moitié du travail, et ferons le reste avec des candidats pour moitié issus de la société civile, et dans une parité absolue. »
"Ce qui est certain, c'est qu'il n'y aura qu'une seule famille politique qui représentera la droite, c'est celle des patriotes." Aymeric Merlaud (Front National

Aymeric Merlaud, responsable du Front National en Maine-et-Loire : 
"Je félicite d'abord le nouveau président élu et je lui souhaite bonne chance. Mais il doit savoir qu'il aura face à lui une opposition constructive, le Front National remanié qui va donc évolué, se restructurer, et je m'en félicite, maintenant que la barre des 10 millions de voix est franchie. En deuxième lieu, je félicite les militants qui ont participé à cette campagne avec ferveur et en troisième, tous ces nouveaux électeurs qui ont, pour la première fois, glissé un bulletin Front National dans l'urne. Près de 4 millions de voix entre les deux tours, ce n'est pas rien, je leur dis "Bienvenue chez les patriotes". Pour les législatives, après le ralliement de Debout la France, les négociations se passent au niveau national. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y aura qu'une seule famille politique qui représentera la droite, c'est celle des patriotes. On a bien vu l'hypocrisie de tous ces élus Républicains qui ont appelé à voter Emmanuel Macron, les électeurs ne sont pas dupes et j'espère qu'ils seront plus nombreux encore à nous rejoindre en juin."

Laurent Gérault, délégué départemental de l’UDI, soutien d’Emmanuel Macron :
« C’est une grande joie que les valeurs de rassemblement portées par Emmanuel Macron ont été entendues malgré le jeu malsain des partis d’extrême-gauche et la violence de l’extrême-droite. En tant que centriste, ça faisait 25 ou 30 ans que j’attendais de voter au premier et au second tour de la même manière. Pour reconstruire la France et l’Europe, des gens qui n’ont pas forcément l’habitude de travailler ensemble vont devoir le faire, avec une capacité à dépasser les clivages, leur histoire, pour l’intérêt général. Emmanuel Macron a désormais un élan, avec près de deux-tiers des Français qui ont voté pour lui. Que les casseurs de métier le laisse travailler et redresser le pays : on ne peut pas se permettre à nouveau d’avoir 5 années inutiles, comme celles du quinquennat Hollande. Je suis optimiste pour les législatives, car les femmes et les hommes qui seront nommés dans le gouvernement incarneront cette capacité à travailler ensemble. »
"Je ne voix pas comment désormais chacun peut repartir dans son camp, refaire sa petite tambouille dans l'espoir d'obtenir la majorité à l'Assemblée Nationale. Christophe Béchu, sénateur-maire Les Républicains d'Angers

Christophe Béchu, sénateur-maire Les Républicains d'Angers : 
"C'est une satisfaction de voir qu'il y a une victoire claire dans notre pays d'un candidat, Emmanuel Macron, qui portait pour ce 2e tour pas seulement ses couleurs personnelles mais bien aussi les couleurs de celles et ceux qui voyaient la menace que le Front National pouvait représenter pour notre pays. Cette victoire est encore plus claire sur la plan départemental, et encore encore plus claire sur le plan d'Angers. Malgré tout ça, il y a un certain nombre de choses qui n'ont pas disparu. Marine Le Pen est allée chercher entre 3 et 4 millions de nouveaux électeurs entre les deux tours. Et quand vous additionne au soir du 1er tour les scores des extrèmes ou des candidats qui veulent moins d'Europe, plus de dépenses publiques et pointent des boucs émissaires en les rendant responsables des maux de notre pays, vous êtes proche des 50%. Chacun doit donc avoir conscience que le quinquennat qui commence doit absolument déboucher sur des résultats si on veut éviter que dans 5 ans, le seul choix laissé aux électeurs soit un choix entre Madame Le Pen et Monsieur Mélenchon. C'est au Président de la République de rassembler les Français, avec les gestes d'ouverture qui permettent de crédibiliser cette ambition. Je ne voix pas comment désormais chacun peut repartir dans son camp, refaire sa petite tambouille dans l'espoir d'obtenir la majorité à l'Assemblée Nationale. Un certain nombre de clivages se sont estompés et une page politique se tourne."

"Il faut trouver un équilibre entre les progressistes de droite et de gauche" Marc Goua, député PS d'Angers Sud

Marc Goua, député PS d'Angers-Sud, soutien d'Emmanuel Macron : 
"65%, c'est un peu l'étiage que j'espérais pour qu'il y ait un élan pour les législatives. Et j'ai une satisfaction personnelle à Trélazé où le Front National est 11 point en dessous de son score national. Maintenant, c'est la période de tous les dangers, puisqu'il faut une majorité pour pouvoir appliquer le programme novateur défendu par ce président. Cette majorité devra en particulier donner à un espoir à notre jeunesse et aux quartiers, et se donner les moyens de résoudre le problème de l'emploi : il faut réenchanter l'avenir. Les législatives ? Il faut trouver un équilibre entre les progressistes de droite et de gauche, et s'entendre sur une protection sociale sans doute un peu plus équilibrée, elle-aussi. Il faut sans doute qu'En Marche fasse attention à ne pas doubler des gens qui ne seraient pas exactement dans l'éthique du nouveau président de la République. Et du côté du PS qu'il y ait de nouveau une véritable doctrine sur laquelle s'entendre."

Luc Belot, député PS d'Angers Nord : 
"D'abord, c'est un vrai soulagement parce que le Front National n'est pas élu, ce qui était encore il y a dix jours une grande inquiétude. Le score d'Emmanuel Macron est élevé et rassemble très largement, le taux de vote blanc et nul, aussi. J'adresse des remerciements à tous ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron - mélenchonistes, hamonistes, fillonistes -, en particulier à ceux dont ce n'était pas du tout le choix naturel. La responsabilité commence. J'ai trouvé son discours très solennel, très sérieux et c'est ce qu'il fallait ce soir car il ne faut pas se planter dans les cinq ans qui viennent. Le score, très élevé lui aussi, du Front National est là pour nous le rappeler. Quant aux législatives, chaque chose en son temps."

Jean-Louis Belliard, secrétaire fédéral du Parti Socialiste : 
"On est dans un régime parlementaire. L'acte 1 est terminé, il va falloir passer à l'acte 2 les 11 et 18 juin prochains. Emmanuel Macron est élu Président de la République, on a un certain nombre de divergences autour de son programme : sur la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, sur le renforcement du contrôle des chômeurs... La solution pour qu'il y ait un véritable programme progressiste, c'est qu'il y ait un Parlement de gauche. Et on va s'appliquer pour cela. On a entrepris des discussions avec EELV, on va discuter avec le PC, on va discuter aussi avec les gens d'En Marche, mais je souhaite encore une fois qu'il y ait un maximum de députés socialistes."









1.Posté par de passage le 22/05/2017 09:12 | Alerter
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"deux tiers des français qui ont voté pour lui", j'adore comme les politiciens comptent toujours comme cela les arrangent.
nombre d'inscrit : 45,7millions représentant à peine 89%(88.6% selon le site de l'état)- des majeurs donc 6,2m de gens non inscrit.
taux de participation 2ime tour (le plus bas depuis 69 !) : 74,56% des inscrits soit 11.62m d'abstention .
vote blanc ou nul 2ième tour : 4,2 millions , record absolu !

total de gens n'ayant pas choisi pour l'un des deux candidats (non inscrit, a...

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