Arboretum : aux racines du végétal angevin


Rédigé par Patrick TOUCHAIS - Angers, le Samedi 3 Octobre 2015 à 08:47


Lieu de promenade, espace de biodiversité, patrimoine scientifique et historique, même en automne, l’Arboretum d’Angers, c’est tout cela à la fois. Mais aussi un poumon vert pour le quartier de la Roseraie.



L'arboretum, un espace reposant qui change de couleur au gré des saisons
L'arboretum, un espace reposant qui change de couleur au gré des saisons
la rédaction vous conseille
En pénétrant par l’allée des chênes centenaires, par la rue du Château d’Orgemont, le visiteur qui découvre le Parc de l’Arboretum ne se doute pas qu’au cœur du quartier de la Roseraie se niche un ilot de verdure de 7 hectares. Attentif à la majesté des arbres, il s’arrêtera sans doute devant un tronc pour le moins piteux. Plus une seule branche, et piqueté tout autour de son sommet. « C’est un vieux chêne des marais qu’on laisse ici uniquement pour les pics-verts », raconte Dominique Véger, l’un des techniciens du service Parc et jardins de la ville d’Angers en charge des lieux. « On travaille beaucoup sur la préservation de la biodiversité ».
 
Le parc aux 15 000 végétaux cultive sa dimension scientifique et pédagogique en étiquetant chaque plante. Une information complétée par quelques panneaux sur la faune présente en ces lieux apaisants. Mais les maîtres des lieux n’oublient pas sa mission première. « C’est d’abord un conservatoire de végétaux. On a une collection de conifères et une collection nationale d’hortensias avec plus de 800 variétés », souligne le technicien. Deux espaces fermés au public pour préserver ces végétaux dont certains spécimens uniques en France, qui rappellent le riche passé des lieux créés par le botaniste Gaston Allard qui planta les tous premiers arbres en 1863 (lire ci-après).
 
Pour donner envie aux Angevins de pénétrer ce patrimoine, le parc a donc œuvré ces dernières années, en créant des jardins thématiques aussi esthétiques qu’instructifs. Les créateurs et jardiniers du service municipal s’en donnent à cœur joie pour créer de magnifiques espaces fleuris. L’occasion pour les jardiniers amateurs de venir cueillir des idées d’aménagement ou de déguster des yeux les harmonies de couleurs savamment réunies. A côté, plus sauvages, les jardiniers ont reconstitué des paysages angevins typiques : un espace ardoisier avec ses bouleaux et genêts, une mare entourée de végétaux des basses vallées angevines… Ici, se développe naturellement une faune sauvage, notamment des insectes en tout genre. « On a récemment identifié sept libellules différentes », indique Dominique Véger. « Une cane sauvage est même venue nicher ».
 
Espace protégé, le parc offre aux quelques 200 000 visiteurs annuels, un moment de détente, d’évasion – des jeux pour enfants et des tables de pique-nique ont été installés – mais aussi une petite bouffée d’oxygène dans un environnement pour le moins marqué par une urbanisation dense.

Les bronzes de Cacheux

Angevin d’adoption, le sculpteur François Cacheux a laissé sa trace dans la ville. On connait la statue de Jean-Moulin devant le lycée éponyme. Au cœur des parterres, entre des végétaux massifs ou plus aérés, des œuvres s’intègrent dans le paysage. Une série de bustes ouvre forme également une allée menant à l’Orangerie, où on retrouve des bronzes et quelques dessins. Ami de l’ancien maire Jean-Monnier, Cacheux avait fait don à la ville de plusieurs de ses œuvres.

Et Gaston Allard plantait, plantait…
 
C’est son grand-père qui avait acheté les lieux vers 1830. Le jeune Gaston Allard hérite de la propriété en 1875, avec pour mission de la mettre en valeur. Passionné par la nature, entomologiste, botaniste, il commence à planter dès 1863 autour de la maison familiale, des séquoias, des platanes, des marronniers… Il poursuit ses plantations avec des chênes, des conifères, dans le but de faire s’acclimater en Anjou des plantes originaires de toutes les régions tempérées du globe.
 
Au début du XXè siècle, l’Arboretum compte quelque 2 000 pièces, dont bon nombre sont encore bien enracinées aujourd’hui. Chacun de ses sujets est analysé régulièrement par un expert indépendant, chargé de déterminer leur état de santé, et leur potentielle dangerosité en cas de chute d’une branche par exemple.
 
Avant sa mort, Gaston Allard a fait don de son parc à l’Institut Pasteur. Et c’est en 1960, alors que le quartier est en phase d’aménagement, que la municipalité le rachète, pour en faire un parc public. Quelque peu laissé à l’abandon depuis la Guerre, il sera nettoyé et tous les arbres seront répertoriés. La maison de Gaston Allard abrite aujourd’hui notamment, la Société d’horticulture d’Angers, un club de bonzaï, et le département botanique du Muséum des sciences naturelles.
 

 

Arboretum : aux racines du végétal angevin









1.Posté par GIRARD Yannick le 03/10/2015 10:42 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Parc incontournable, une merveille.








Angers Mag












Angers Mag : RT @LeQuai: N'oubliez pas d'aller voir #AdishatzAdieu ce soir. Vous nous remercierez demain. #Theatre #JonathanCapdevielle #Angers RESA 02…
Mardi 6 Décembre - 13:55
Angers Mag : A Angers, Montessori a pris racines: Porté par des éducateurs convaincus, les méthodes... https://t.co/bXNDdgyLpz https://t.co/nar3Qs6vye
Mardi 6 Décembre - 07:30
Angers Mag : #Angers Le directeur de Keolis Angers a été licencié pour fautes graves https://t.co/n6HJqX081U
Lundi 5 Décembre - 15:10
Angers Mag : Keolis Angers : Christophe Reineri a été licencié pour fautes graves: Trois semaines... https://t.co/d3ujV5hSiJ https://t.co/cPMN0twREP
Lundi 5 Décembre - 15:01







cookieassistant.com