Ardoisières d'Angers, Marc Goua en appelle aux experts


Rédigé par - Angers, le 27/11/2013 - 12:43 / modifié le 27/11/2013 - 15:22


Épuisés ou pas les gisements des Ardoisières d'Angers ? Dans un entretien à Ouest-France ce mercredi, le député-maire de Trélazé fait le constat de deux points de vue "diamétralement opposés" sur la question. Et en appelle aux spécialistes pour éclairer le débat.



Ardoisières d'Angers, Marc Goua en appelle aux experts
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Deux jours après l'annonce de l'arrêt de l'activité des Ardoisières d'Angers, la question divise clairement les acteurs de l'entreprise mais aussi les responsables politiques locaux. Les gisements de pierre de la société sont-ils épuisés, comme le soutien mordicus sa direction, ou sous-estimés comme le défend le principal syndicat des Ardoisières, la CGT ?

Dans un entretien accordé à nos confrères de Ouest-France ce mercredi, Marc Goua, le député-maire de Trélazé se garde bien de trancher la question. "Je ne suis pas un spécialiste. Il y a effectivement deux positions diamétralement opposées" constate l'élu, qui a demandé aux représentants de la CGT de lui remettre un dossier, pour le "confronter à ce que dit la direction. Et surtout à l'avis d'un expert".

Et Marc Goua d'évoquer l'intervention éventuelle du BRGM (Bureau des recherches géologiques et minières), sans réellement pouvoir certifier si celle-ci est possible. "Si de nouvelles recherches doivent être engagées, il faut être certain du résultat, indique le maire de Trélazé à Ouest-France, Il ne faut surtout pas que ça se termine par un bide. Car on sait qu'aujourd'hui la direction est prête à faire des efforts tant sur le plan social que sur la réindustrialisation du site."

"Nous avons eu effectivement ces discussions. Nous souhaitons faire appel aux pouvoirs publics pour gagner des moyens d'expertiser la situation" confirme Hervé Sabba, le responsable du syndicat CGT des Ardoisières. Lequel syndicat doit rencontrer ce mercredi après-midi son cabinet d'expertise-comptable pour faire le point et définir une stratégie.

La volonté de solliciter le ministère du redressement productif, évoquée lundi par le préfet de Maine-et-Loire, François Burdeyon, semble partagée par la CGT. Mais manifestement pas pour les mêmes intentions. "Avec tout le respect qu'on lui doit, nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde. Nous, c'est pour sauver l'entreprise" précise Hervé Sabba.

Lundi, la direction des Ardoisières d'Angers a annoncé l'arrêt de ses activités, faute de gisement suffisant pour poursuivre son développement. Elle a aussi annoncé son intention de filialiser son activité de valorisation des "rebuts" d'ardoise, qui fonctionne bien. Ce qui permettrait de sauver quelques emplois. 153 sont en jeu au total.





Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur















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