Ardoisières d'Angers, la faute au libre échange selon le FN


Rédigé par Rédaction Angers Mag Info - Angers, le 29/11/2013 - 20:47 / modifié le 29/11/2013 - 20:48




Ardoisières d'Angers, la faute au libre échange selon le FN
Cinq jours après l'annonce du projet d'arrêt de l'activité des Ardoisières d'Angers, le Front National de Maine-et-Loire fait lui-aussi entendre sa voix. Pour exprimer, par communiqué, sa "stupeur", sa "tristesse" et "son soutien aux 150 salariés qui se battent pour la préservation de leur outil de travail et de leur savoir faire". Et pour pilonner aussi "la politique européenne libérale" qui "fit perdre de sa dynamique à l’entreprise il y a plusieurs années déjà", selon les termes du patron du FN en Anjou, Gaëtan Dirand.

"Dès les années 70, l’Europe finançait l’ouverture de mines d’ardoise espagnole aux coûts de production moindres, argumente celui-ci, pour en arriver, des mots mêmes de Philippe Dufour (le directeur général des Ardoisières) il y a 1 an, à une situation dans laquelle « Le marché français consomme chaque année 200 000 tonnes d’ardoises naturelles de couverture. Nous en vendons aujourd’hui environ 15 000 tonnes » soit 7% de la consommation nationale. Faute d’un manque d’investissement dans la recherche de nouveaux gisements alors que de nouvelles veines étaient vraisemblablement exploitables, ce sera désormais 0%."

Dans son communiqué, le FN "condamne la politique suicidaire et immorale de libre échange menée depuis trop longtemps" et estime que les responsables politiques locaux portent "une lourde responsabilité dans le déclin de l’industrie du Maine-et-Loire, notamment lorsque parlementaires, ils ont votés le traité de Lisbonne ou quand le Maire d’Angers fait importer des matériaux étrangers comme le granit chinois pour la place du Ralliement et l’ardoise portugaise pour le tramway".


















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