Art urbain : que sont devenus les petits soldats de laine ?


Rédigé par La rédaction - Angers, le Lundi 14 Mai 2012 à 15:20


Installés vendredi soir, lors de l’ouverture d’Artaq, le festival de Street Art et d’Art urbain, des tricots bleus et rouge ont recouvert les poteaux de protection des zones piétonnes du centre-ville d’Angers, les transformant en une armée de petits soldats veillant sur la ville. Œuvre de Yarn bombing, clin d’œil au festival, ces petits personnages ont intégralement disparus dans la nuit de samedi à dimanche.



les petits soldats de laine installés rue Saint Denis à Angers au début du festival Artaq
les petits soldats de laine installés rue Saint Denis à Angers au début du festival Artaq
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Pas facile de s’exprimer dans les rues d’Angers. Vendredi soir, notre rédaction avait décidé de participer à sa manière, en « off », au mouvement Yarn bombing qui s’est installé dans le jardin du Mail, pendant les trois jours du festival ARTAQ 2012.

Réalisés sur commande auprès de la mère âgée de 80 ans du responsable de rédaction, 35 chaussettes rouge et bleue, représentant une tête avec les yeux en bouton, un nez et une bouche brodés, ont été installées vendredi soir du coté de la poste centrale d’Angers et la rue Plantagenet, sur les poteaux protégeant les piétons des parties utilisées par les automobiles. Il s’agissait de créer l’événement en faisant deviner à nos lecteurs l’auteur de ce geste créatif.

Ce sont tout d’abord les passants qui se montrés amusés lors de la pose, certains nous ayant fait part de leur encouragement, le regroupement de certains poteaux et notamment entre la place du Ralliement et la poste centrale donnant l’impression d’une véritable armée de petit soldats, genre personnages Playmobil® pour enfants.

Dimanche tous ces petits soldats avaient disparu. Dans un premier temps nous avons cru à une intervention de la brigade « anti-graffitis » de la Ville d’Angers, laquelle intervient rapidement dès qu’un dessin est réalisé sur un mur de la ville. Dans le cas présent il ne s’agissait pas de graffiti mais d’un détournement, hors programme officiel, du mobilier urbain, dans le plus pur style « Yarn bombing » ou « knit graffiti », initié par l’artiste texane Magda SAYEG.

« Ce n’est pas possible », déclare la direction de l’Action Culturelle de la Ville d’Angers. « Nous avions donné des directives pour que les actions spontanées (en laine) ne soient pas enlevées pendant la durée du Festival ».

En fait, selon nos informations il s’agit sans doute de collectionneurs qui trouvant l’idée intéressante ont décidé d’emporter un souvenir. Petit à petit, les petits soldats de laine ont disparu de la rue sans crier gare.

Mais l’essentiel était de participer et nous l’avons fait. Peut-être que nos petits soldats se retrouverons dans une galerie et deviendrons célèbres, à moins qu’ils servent de moufles pour l’hiver à quelques personnes démunies, dans ce cas nous aurons réalisé sans le savoir, une opération de solidarité. Enfin dernière hypothèse, ils vont peut-être servir dans un club de golf, certains joueurs utilisant le même genre de moufle pour protéger leurs clubs.

Nos chers petits soldats ont disparu, si quelqu’un en trouve trace, merci de nous tenir informé, nous vous en serons éternellement reconnaissants.

A noter que si les sites officiels du festival étaient surveillés la nuit par une société de gardiennage, et notamment le jardin du Mail, différents éléments de laine ont tout de même disparu. Des « graffs » sur cellophane du collectif ONOFF, ASTRO & KANOS ainsi que JOK et LIMO ont même été vandalisés. Dommage …












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