Artaq : expression libre sur la place du Ralliement


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le Dimanche 29 Mai 2011 à 08:09


Pendant trois jours, le festival Artaq d’Angers est le lieu d’expression des meilleurs grapheurs internationaux, mais aussi des Angevins puisque la place du Ralliement, véritable centre de la ville, s’est transformée ce samedi en un véritable « dazibao » sur lequel chacun pouvait écrire ce qui lui passait par la tête.



Artaq : expression libre sur la place du Ralliement
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Les enfants étaient heureux ce samedi, sur la place du Ralliement. Pour une fois qu’ils pouvaient écrire sur les murs, et sur le sol sans que leur parents les grondent, ils s’en sont donné à cœur joie. Pire même : des centaines de marqueurs étaient mis à leur disposition.

Cette grande page blanche, « Pagina Blanca », voulue par l’artiste italien « Ivan », l’un des invités du festival Artaq, prenait naissance au rez-de-chaussée du Grand Théâtre voisin, parcourait les murs avant de se déverser sur la grande place désormais devenue lieu de rencontre et d’expression culturelle des angevins. On y chante, on y danse, on y manifeste et désormais on y exprime sa joie et parfois sa tristesse.

Ce qui n’était peut-être prévu, mais c’est en cela que l’expression libre est plutôt intéressante, c’est que la gigantesque page blanche reçoive des messages d’enfants à l’attention de leur maman dont la fête est célébrée ce dimanche. Il aura suffit qu’une personne profite de cette occasion pour écrire un message à l’attention de sa mère, pour que tous les suivants, et ils furent plusieurs centaines à défiler tout l’après-midi, relaient ce message en le personnalisant. Des milliers de messages pour toutes les mamans d’Angers, les enfants ont adoré, les adultes aussi.

L’exposition installée dans le Grand Théâtre, intitulée « de la poésie au geste », au cours de laquelle « Ivan » et l’allemand « Peter M. Friess, ont organisé un duel entre deux cultures et surtout deux modes d’appropriation du graffiti, sera ouverte au public jusqu’au 30 juin.

A noter que sur la place du Ralliement, une cabine de camion était également mise à disposition pour ceux qui souhaitaient s’exprimer avec leurs bombes de peinture, de même que les vitrines des Galeries Lafayette. Seuls ou en groupes, les artistes urbains ont pu développer leur art sans que la brigade anti-graffiti d’Angers vienne détruire leurs œuvres. Mais ça ne saurait durer. L’art urbain est éphémère et c’est ce qui en fait son originalité. Une fois le festival terminé, la plupart des graffitis disparaitront, seuls les photographes pourront en garder une trace.

Artaq : expression libre sur la place du Ralliement


LES TAGS : art, artaq, festival, urbain


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