Artémis, le souffle de Tinos au musée de la Tapisserie contemporaine


Rédigé par Matthieur GRUAZ et Yves BOITEAU - Angers, le Samedi 29 Juin 2013 à 10:40


Jusqu'au 24 novembre, le musée de la tapisserie contemporaine d'Angers présente le Cycle de l'Odyssée, douze tapisseries offertes en 2010 par Anne Demanet, alias Artemis, enrichie d'un nouveau cycle plus récent de ses créations, "La Grande Licorne".



Artémis, perchée en hauteur, au coeur de sa maison-atelier, à Tinos sur l'île des Cyclades. Le bleu de la Méditerranée et le blanc de la pierre rappellent les paysages magnifiques. ©Observatoire.fr
Artémis, perchée en hauteur, au coeur de sa maison-atelier, à Tinos sur l'île des Cyclades. Le bleu de la Méditerranée et le blanc de la pierre rappellent les paysages magnifiques. ©Observatoire.fr
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Selon Homère, Artemis n'est autre que la déesse antique de la chasse, protectrice des femmes enceintes des accouchements et des naissances. C'est aussi le nom d'artiste que s'est choisi Anne Demanet, une personnalité vivante de la tapisserie contemporaine.

Née en 1941 à Saint-Germain-en-Laye, autodidacte, son parcours artistique et personnel l’a entraîné au Liechtenstein puis en Grèce, à Tinos, sur l'île des Cyclades où elle a fini par s'installer dans les années 1990, totalement pénétrée par l'esprit des lieux.

C'est ici, face à la mer Égée qu'elle implante son atelier de tissage et travaille durant huit ans (1992-2000) sur le cycle de L’Odyssée, inspirée par l’épopée d'Homère, d'un côté, et les textes du grand écrivain grec Nikos Kazantzakis (1883-1957), de l'autre.

A travers le voyage éternel d'Ulysse, Artémis propose une rencontre, un dialogue entre leurs récits marqués par la quête existentielle de l'homme. "Je voudrais que mon œuvre sur L’Odyssée soit une louange à l'homme qui lutte pour atteindre en lui le divin" dit Artemis.

Tissées sur du coton et du lin - "à cause du prix de la soie, qui est beaucoup trop élevé", explique-t-elle, les tapisseries de l'Odyssée ont été données en 2010 au musée d'Angers. "Elles sont tellement mieux ici que chez moi. Aujourd'hui, elles seraient dans une cave, ou dans des caisses si je les avais gardé" justifie humblement Artémis.

Le rêve de "La Grande Licorne".

Le Cyclope
Le Cyclope
La Grande Licorne", le deuxième cycle d’œuvres présenté cet été à Angers, est né dans la foulée du premier. "Une nuit j'ai fait ce rêve. Dedans, il y avait une licorne. Elle était là. Je me suis alors dit que ce n'était pas un hasard" raconte Artemis.

La première des tapisseries du cycle, intitulée "La rencontre" (2001) traduit ce songe. Cette nouvelle odyssée créatrice ne s'achèvera qu'en 2011 pour la licière : "Il y a un long travail en amont. Il faut faire des dessins, qui deviennent des maquettes, des détails apparaissent d'autres disparaissent, indique l'artiste.

A travers ce nouveau cycle, Artemis a voulu rappeler les différentes légendes qui entourent la figure mythologique de la licorne. Symbole de la pureté, la licorne ne pouvait être capturée qu'avec l'aide d'une jeune fille vierge sur les genoux de laquelle l'animal venait s'endormir.

"Toutes ces histoires sont retranscrites au cœur des treize tapisseries" poursuit Artemis qui n'a pas cessé depuis l'œuvre créatrice commencée sur l'île de Tinos. "J'arrêterai de concevoir quand je ne le pourrai plus. J'espère que ce jour viendra le plus tardivement possible".

Horaires:
Jusqu’au 15 septembre: tous les jours de 10h à 18h30
A partir du 16 septembre: du mardi au dimanche, 10h - 12h et 14h - 18h

Tarifs
4€ plein tarif / 3€ tarif réduit , gratuit pour les moins de 26 ans.

Renseignements / réservation:
+33 (0)2 41 05 38 38

Pour plus d'informations sur l'exposition, voir le site des musées d'Angers.








1.Posté par Alix GArin le 28/09/2013 12:30 | Alerter
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Bravo Artemis...Comme je regrette de ne pas vous avoir connue a Tinos!
Bonne chance, It's BEAUTIFUL !








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