Marie, la mère de la famille traditionnelle, utilisée comme étendard par les opposants au mariage gay
L'Assomption de Marie, célébrée tous les ans au 15 août, est une affirmation intangible de l'Église catholique romaine selon laquelle, au terme de sa vie terrestre, la mère de Jésus a été élevée au ciel. Pour les personnes qui relèvent de la religion catholique, c’est un événement fêté avec une certaine ferveur, dans toute la France.
C’est cette occasion qu’a saisi l’archevêque de Paris, dont on connaît les positions plutôt traditionalistes pour proposer aux ecclésiastiques la lecture d’une prière dite « prière pour la France » où l’on appelle à la solidarité entre les peuples, mais aussi, et surtout au maintien de la famille traditionnelle.
« Les enfants doivent cesser d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère », affirme le cardinal André Vingt-Trois qui, sans attaquer frontalement la communauté homosexuelle, se positionne contre le mariage entre personnes du même sexe et l’adoption d’enfants par ces mêmes personnes. C’est tout au moins comme cela qu’est ressentie cette prière qui fait débat. D’autant que le jour de sa lecture n’est pas totalement anodin, la mère de Jésus étant considérée dans la religion catholique comme l’un des piliers incontournables de la famille traditionnelle.
« Parler des familles, insister sur le fait qu'elles reposent sur un père et une mère (...) on sait très bien que la prière fait allusion au mariage homosexuel », déclare Nicolas Gougain le représentant de l’inter LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) dans les colonnes du Parisien.
Cette position de l’Église par rapport au mariage entre deux personnes du même sexe n’est pas nouvelle. « Le mariage est l'union d'un homme et d'une femme. C'est écrit sur la première page de la Bible », rappelle l’archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, dans les colonnes du « Progrès de Lyon ». « Notre désir est que la loi n'entre pas dans des domaines qui dépassent sa compétence. Un Parlement ce n'est pas Dieu le Père », poursuit le primat des Gaules.
C’est cette occasion qu’a saisi l’archevêque de Paris, dont on connaît les positions plutôt traditionalistes pour proposer aux ecclésiastiques la lecture d’une prière dite « prière pour la France » où l’on appelle à la solidarité entre les peuples, mais aussi, et surtout au maintien de la famille traditionnelle.
« Les enfants doivent cesser d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère », affirme le cardinal André Vingt-Trois qui, sans attaquer frontalement la communauté homosexuelle, se positionne contre le mariage entre personnes du même sexe et l’adoption d’enfants par ces mêmes personnes. C’est tout au moins comme cela qu’est ressentie cette prière qui fait débat. D’autant que le jour de sa lecture n’est pas totalement anodin, la mère de Jésus étant considérée dans la religion catholique comme l’un des piliers incontournables de la famille traditionnelle.
« Parler des familles, insister sur le fait qu'elles reposent sur un père et une mère (...) on sait très bien que la prière fait allusion au mariage homosexuel », déclare Nicolas Gougain le représentant de l’inter LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) dans les colonnes du Parisien.
Cette position de l’Église par rapport au mariage entre deux personnes du même sexe n’est pas nouvelle. « Le mariage est l'union d'un homme et d'une femme. C'est écrit sur la première page de la Bible », rappelle l’archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, dans les colonnes du « Progrès de Lyon ». « Notre désir est que la loi n'entre pas dans des domaines qui dépassent sa compétence. Un Parlement ce n'est pas Dieu le Père », poursuit le primat des Gaules.
L’Église n’a pas à intervenir dans ce type de débat
Certes le parlement qui s’apprête à légiférer sur proposition du gouvernement Ayrault, selon les propositions de campagne du président Hollande, sur le mariage homosexuel, n’a pas compétence en matière de mariage catholique. Dans le cas présent il s’agit bien de mariage civil, pour lequel, depuis la séparation de l’Église et de l’État, il a toute latitude pour se prononcer. « L’Église n’a donc pas à intervenir dans ce type de débat » estiment, à juste titre, les représentants de l’inter LGBT
Pour sa part, Christine Boutin, la présidente du Parti Chrétien-démocrate (PCD) estime dans le JDD que « le mariage homosexuel est un sujet grave, qui n’est ni de droite ni de gauche. Il mérite un débat entre tous les Français, lequel n’a pas eu lieu pendant la campagne présidentielle ». Elle appelle donc à un référendum sur le sujet.
Selon une enquête de l'IFOP, publiée par l’AFP et reprise dans le Figaro du 14 août, portant sur « les Français, les catholiques et les droits des couples homosexuels » 65% des Français sont favorables au mariage homosexuel. En revanche le même sondage relève que les avis seraient plus nuancés en ce qui concerne l’adoption puisque seulement 53% des français seraient favorables.
« Mais la plus grosse inquiétude vient du nom de la prière elle-même », comme le souligne François Soulage, le président du Secours Catholique dans le Parisien. « Prière pour la France » pourrait accréditer les thèses des mouvements populistes et notamment du Front National dont on sait que sa présidente, Marine Le Pen, s’est clairement exprimée sur le sujet. « Pourquoi pas la polygamie ? Selon les règles de notre société, le mariage s'effectue entre un homme et une femme », avait déclaré Mme Le Pen sur les antennes de France Inter en juin dernier.
Cette intervention des évêques de France, ce 15 août, n’a donc pas fini de faire couler de l’encre, notre pays, quoique républicain, reste très attaché aux valeurs chrétiennes, le divorce entre l’Église et l’État n’étant, malgré les ans, toujours pas consommé.
Pour sa part, Christine Boutin, la présidente du Parti Chrétien-démocrate (PCD) estime dans le JDD que « le mariage homosexuel est un sujet grave, qui n’est ni de droite ni de gauche. Il mérite un débat entre tous les Français, lequel n’a pas eu lieu pendant la campagne présidentielle ». Elle appelle donc à un référendum sur le sujet.
Selon une enquête de l'IFOP, publiée par l’AFP et reprise dans le Figaro du 14 août, portant sur « les Français, les catholiques et les droits des couples homosexuels » 65% des Français sont favorables au mariage homosexuel. En revanche le même sondage relève que les avis seraient plus nuancés en ce qui concerne l’adoption puisque seulement 53% des français seraient favorables.
« Mais la plus grosse inquiétude vient du nom de la prière elle-même », comme le souligne François Soulage, le président du Secours Catholique dans le Parisien. « Prière pour la France » pourrait accréditer les thèses des mouvements populistes et notamment du Front National dont on sait que sa présidente, Marine Le Pen, s’est clairement exprimée sur le sujet. « Pourquoi pas la polygamie ? Selon les règles de notre société, le mariage s'effectue entre un homme et une femme », avait déclaré Mme Le Pen sur les antennes de France Inter en juin dernier.
Cette intervention des évêques de France, ce 15 août, n’a donc pas fini de faire couler de l’encre, notre pays, quoique républicain, reste très attaché aux valeurs chrétiennes, le divorce entre l’Église et l’État n’étant, malgré les ans, toujours pas consommé.









Les autres brèves du Net

Actualités