Au FIL de la Celtitude


Rédigé par - Angers, le 08/08/2011 - 17:13 / modifié le 24/11/2011 - 23:33


Carrefour international de tous ceux qui revendiquent d’appartenir de près ou de loin à la culture Celte, le FIL (Festival Celtique de Lorient) est le grand rendez-vous de l’été en Bretagne. Implantés dans de nombreux pays et régions françaises, dont Angers, les bretons qui aspirent à retrouver leurs racines celtes participent chaque année à cet événement incontournable.



Au FIL de la Celtitude
la rédaction vous conseille
Avec pour thème les « Diasporas Celtiques », le Festival Interceltique de Lorient (Morbihan), lequel ouvrait ses portes vendredi dernier, n’a pas failli à la tradition. Il fut, pendant ce premier week-end largement arrosé de pluie mais aussi de bière et autres breuvages chers aux celtes. Seule la grande parade des Nations Celtes qui avait lieu dimanche matin, fut épargnée par les ondées. Mais à peine terminée la pluie a repris ses droits. Mais que serait la Bretagne sans sa pluie.

Qu’importe, il en faut plus pour arrêter un breton, un écossais, un irlandais, ou encore un galicien ou un asturien. Pourvu qu’il y ait de la musique et de bonnes pintes de bière et tout va bien. Et ceux qui ne connaissent pas, il encore temps d’y goûter, le FIL fermera ses portes le 14 août.

Le Festival Interceltique ça fait 40 ans que ça dure et si l’on en croit ses initiateurs ce n’est pas prêt de s’arrêter. Né de la volonté de contribuer au développement de la musique et de la culture bretonne mais aussi de s'ouvrir vers les nations d’implantation celte dans les îles britanniques (Écosse, Pays de Galles, Cornouailles, Île de Man, Irlande) et du nord de l'Espagne (Galice et Asturies), ce festival militant et festif accueille chaque année plus de 800 000 visiteurs et 4500 artistes, bretons mais aussi tous ceux qui sont intéressés par la culture celte et tout ce qu’elle véhicule.

Le FIL, nom que lui donne désormais les inconditionnels, a noué au fil des ans de solides échanges culturels avec toutes les délégations de tradition celtique, faisant naître le concept de « l’interceltisme », comme se plaisent à dire ses organisateurs. Pendant 15 jours, Lorient est le véritable centre mondial de la planète celtique, vitrine de cette culture qui franchit les siècles et les frontières sans faiblir et sans perdre son âme.

En 40 ans, le Festival n’a eu de cesse de s’ouvrir. Ainsi à côté des grandes nations celtes, 2011 célèbre les diasporas et tous les accents de la celtitude. Tous ceux qui participaient hier à la grande parade des Nations Celtes, laquelle accueillait 76 groupes et plus de 3500 danseurs et musiciens, ont pu s’en rendre compte. Au-delà des bagads et cercles bretons, des représentants celtes venus d’Europe du Nord, du Canada (Acadie, Nouvelle Angleterre, Nouvelle Ecosse) des Etats-Unis d’Amérique, de Louisiane, du Mexique, de Guadeloupe, du Chili, de l’ile de la Réunion, d’Australie, de Nouvelle Zélande ou encore du Vietnam, participaient ou étaient représentés.

Le « dôme des diasporas », installé au pied de l’Hôtel de Ville, permet de prendre connaissance de l’étendue de la culture celte et ses grands mouvements sur l’ensemble de la planète. Impressionnant.

Mais le FIL ce sont aussi ses nombreux spectacles animés par des artistes dont les origines celtes ne sont plus a démontrer et ses nuits interceltiques, grand moment de mise en lumière, en musique et en chansons, dans l’enceinte du stade de football du Moustoir. A voir au moins une fois dans sa vie.

Le FIL ce sont également les nombreux petits concerts organisés dans les nombreux bars et restaurant de la ville, mais aussi sous des chapiteaux installés pour la circonstance. On s’y amuse une bonne partie de la nuit, quand ce n’est pas la nuit entière. Et au petit matin, certains celtes, ou ce qu’il en reste, ont quelques difficultés à se remettre sur leurs jambes. On y danse, on y festoie et on se noie à la source même de la culture celte, omniprésente pendant ce festival.

Cette année les festivaliers pourront applaudir Claymore, l’un des plus grands groupes de rock celtique, Cécile Corbell, une des prêtresses du pop folk celtique, Carré Manchot, groupe phare de la musique traditionnelle bretonne, Denez Prigent, Hugues Aufray pour chanter Jack Kerouac, Tri Yann, qu’on ne présente plus, le groupe Texas, le groupe asturien Ta Fichu, Luz Casal, The Chieftains et bien d’autres artistes plus ou moins connus, mais ayant tous un lien avec la celtitude.

Le FIL c’est aussi un lieu de création pour de nombreux artistes venus tout spécialement présenter leur production. Qu’on se le dise, que ce soit autour d’une bonne bière irlandaise ou d’une « cotriade » ou dans une salle de spectacle, on ne s’ennuie pas au festival et surtout on dors peu. Alors âmes chagrins s’abstenir, on vient pour s’amuser et se baigner dans la fontaine de jouvence de la celtitude, qu’on se le dise.





Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par MAURICARD Martine et Eric le 08/08/2011 18:19 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Merci Yannick.
Reportage superbe : les photos bien choisies reflètent parfaitement la beauté des bretons, leurs costumes et la fête (qu'il pleuve ou qu'il vente...)
Les commentaires sont généreux, plaisants, riches et donnent vraiment envie de venir.

Nous, nous y étions aussi et, parole de Bretons, il est vraiment à faire ce festival interceltique.
Allez KENAVO et à l'année prochaine.

2.Posté par Yannick Sourisseau le 08/08/2011 18:45 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Merci,
Nous avons passé un agréable moment en compagnie des bretons de Rédéné. On n'oubliera pas la cotriade et la balade dans le village celte, sauf les marches d'escalier, pas toujours très visibles. Le FIL, un grand moment que nous avons toujours plaisir à vivre, même si nous ne sommes pas d'origine bretonne. Au fond nous devons avoir un peu de sang celte dans les veines, qui sait.
Amicalement















Angers Mag