Avec Éric Métayer les vampires font mourir de rire


Rédigé par - Angers, le Jeudi 19 Juin 2014 à 14:54


Le train fantôme, titre de la comédie loufoque d’Éric Métayer, est arrivé mercredi soir en gare du Plessis-Macé, en provenance du Théâtre de la Gaité Montparnasse où il a fait un tabac. Un moment de plaisir jubilatoire où finalement les vampires ne sont pas si méchants qu’on voudrait nous le faire croire.



Avec Éric Métayer les vampires font mourir de rire
la rédaction vous conseille
Avec Eric Métayer, en digne fils de son père Alex, on pouvait s’attendre à toutes les facéties. Mais de là à faire passer le comte Dracula, prince des vampires assoiffés de sang, pour un artiste de foire, il y a un pas lui-même et son équipe n’ont pas hésité à franchir.

« Même pas peur » a sans doute pensé le public invité dès le début du spectacle, par un gueux sorti tout droit de « pirate des Caraïbes » à prendre conscience que chacun était assis sur un immense charnier datant de la révolution et que les âmes damnées allaient soudain s’agiter sous les gradins. « A votre place je ne resterais pas ici », déclame-t-il au public qui sait que ce n’est que le début d’une longue parodie où vont s’enchainer les sketches les plus improbables.

Car cette troupe sait manier la dérision avec un brio qui dépasse l’entendement, adaptant les dialogues au lieu et aux réactions du public, au point que l’on se demande parfois si le spectacle n’est pas totalement improvisé. Mais Eric Métayer est un habitué du genre. Souvenons –nous des « 39 marches », sorties de la même veine et joué au Festival d'Anjou 2011 .

Alors que la nuit tombe sur le château du Plessis-Macé et que tournoient les premières chauves-souris, les situations déjantées, les tableaux décalés, les péripéties décousues et les situations comiques s’enchainent, chaque comédien étant tour à tour personnage principal, second rôle et même accessoiriste, au gré du spectacle et du décor, roulé sur scène avec parfois des roulettes grinçantes pour la petite touche d'horreur.

La qualité de ce spectacle décapant dont l’histoire de Dracula n’est qu’un prétexte vient de la performance des comédiens qui, par un geste, un mot, une marionnette, transforment le cours de l’histoire. A l’exemple de la robe à deux cotés d’Andréa Bescond, la seule femme du spectacle, qui lui permet, en se tournant, je jouer deux personnages opposés.

Ne sachant plus si l’on assiste à l’avant-première, à la répétition ou un spectacle abouti, on est comme étourdi. On ne s’arrête pas de sourire, d’ailleurs il vaut mieux avoir la mâchoire bien accrochée, des situations les plus cocasses dans lesquelles ils nous entrainent, et en cette période morose, un peu de bonne humeur ne nuit pas.

Finalement, tout est bien pensé pour tenir le spectateur en haleine et faire en sorte qu’il puisse rire du début à la fin. Même la dernière scène où l’on assiste à la décapitation de Dracula. « Vous savez où est le mannequin », crie l’un d’eux quand la tête roule sur le sol, faisant mine d’avoir trucidé un comédien.

Après ça, impossible de voir les films d’horreur comme avant, c’est sûr.





Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur








Angers Mag












Angers Mag : #Angers Le directeur de Keolis Angers a été licencié pour fautes graves https://t.co/n6HJqX081U
Lundi 5 Décembre - 15:10
Angers Mag : Keolis Angers : Christophe Reineri a été licencié pour fautes graves: Trois semaines... https://t.co/d3ujV5hSiJ https://t.co/cPMN0twREP
Lundi 5 Décembre - 15:01
Angers Mag : Orphée aux enfers, mais aussi au Quai: Entretien croisé avec Jean-Paul Davois (directeur... https://t.co/NJjZLJnXMH https://t.co/pTRfJd77AD
Lundi 5 Décembre - 08:00
Angers Mag : Enseignement, quand l'instruction se "fait maison": Depuis trois ans, Barbara a décidé... https://t.co/2EbbolDZYe https://t.co/q2lbjICkRQ
Lundi 5 Décembre - 07:20







cookieassistant.com