Avec humour, Eric Assous traite du mensonge des hommes


Rédigé par - Angers, le Lundi 11 Avril 2011 à 22:02


Vendredi dernier, au Grand Théâtre d'Angers, les hommes en ont pris pour leur grade, avec « Les hommes préfèrent mentir », pièce d'Eric Assous. Ce dernier a entre autre signé « Les belles soeurs » en 2007 et « L'illusion Conjugale » en 2010 sur le thème commun de l'infidélité. Il reprend ici le principe du vaudeville dans une valse de couples où les péripéties ne sont pas forcément là où le public les attend !



Richard à Sam qui se propose de raccompagner Aurélie en vélo, « tu peux lui faire confiance, il a un bon coup de pédale »
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Dans la lignée des Belles sœurs, jouée en 2009, lors de la 60ème édition du festival d’Anjou, cette nouvelle pièce d’Eric Assous, Les hommes préfèrent mentir, poursuit avec la même recette : une soirée entre amis sur l’invitation d’un couple, une invitée surprise et des rebondissements à foison.

Olivia et son mari, Simon, invitent des amis à dîner : Sam et Richard qu’Olivia souhaite présenter à Aurélie, la copine célibataire qui travaille pour les Restos du cœur et ne trouve pas son prince charmant. Mais bien sur, rien ne se passe comme prévu !

Rapidement, le spectateur apprend que Sam est homosexuel et travaille au Printemps, rayon slip et caleçon, quant à Richard, publicitaire, il arrive au bras de Madison, qu’il vient d’épouser à Las Vegas. De son côté, Simon entretient une liaison avec une femme, qui ne tarde pas à faire son apparition avec une nouvelle déconcertante.

Les répliquent fusent, de jeux de mots en sous-entendus et malentendus, les rebondissements se succèdent, prenant souvent le public par surprise. L’histoire de situe dans l’appartement de Simon, à différents moments de sa vie de couple.

Pour marquer un changement de décor, l’auteur prend le pari original et poétique de faire intervenir une des personnages sur fond de couleurs pétantes, chansons et musique douce, dans un style Amélie Poulain, léger, virevoltant, presque insouciant.

En plein Marivaudage, Madison annonce la problématique qui se pose à fin de la pièce : « Qui rentre avec qui ce soir ? » Au public de venir voir cette pièce pour le découvrir. Rires, parfois grinçant, parfois heureux, mais divertissement assuré !

Jean-Luc et Cécile, qui ont déjà vu des pièces du même auteur, dont l'Illusion conjugale, au Plessis-Macé, lors du festival d’Anjou 2010, ont passé un bon moment et sortent de la salle sourire aux lèvres. « Eric Assous traite bien de l'adultère, on reconnaît la patte de l'auteur dans chacune de ses pièces. En revanche, comparé à l'Illusion conjugale, que j'avais trouvé finement menée, j'ai moins aimé celle-ci. Le sujet est un peu trop gros pour rester crédible. Malgré tout, nous nous sommes beaucoup amusés et avons ri aux successions de péripéties ! », expliquent-ils de concert.











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