Avec l’impression 3D, Ouest Gravure investit dans l’avenir


Rédigé par - Angers, le 30/10/2014 - 06:59 / modifié le 30/10/2014 - 07:09


De la maison au bureau, l’imprimante 3D commence à trouver ses marques. Dans le monde industriel, on n’a pas tardé à réagir à l’exemple de l’entreprise Ouest Gravure à Angers, spécialiste de la signalétique et des trophées depuis 80 ans, laquelle s’est récemment dotée d’une machine capable d’imprimer en 3D et en plusieurs couleurs.



David Nidegger tenant une pince articulée, réalisée en une seule fois, et Fabrice Breau, le PDG de Ouest de gravure, avec une maquette complexe de bâtiment en briques, devant l’imprimante 3D
David Nidegger tenant une pince articulée, réalisée en une seule fois, et Fabrice Breau, le PDG de Ouest de gravure, avec une maquette complexe de bâtiment en briques, devant l’imprimante 3D
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Réaliser la maquette d’une maison très réaliste, un prototype de  chaussure ou de pièce mécanique, et même un élément du corps humain, tout est possible avec une imprimante 3D et surtout à moindre coût.
 
« La maquette d’un flacon original pour une grande marque de parfum demande jusqu'à 3 semaines de travail et 20 000 € sur la table », explique David Nidegger, chargé du développement 3D à la société Ouest Gravure à Angers. « Grâce à l’impression 3D un designer peut faire réaliser 80 modèles différents pour le même prix ». Bien sûr si le designer n’en fait pas réaliser une telle quantité, il peut néanmoins proposer plusieurs modèles, imprimés en quelques heures, et les refaire à l’envi.
 
Même s’il faut près d’une journée d’impression pour réaliser couche par couche, en couleur et en relief, la maquette d’un pavillon, l’impression 3D devient très compétitive pour bon nombre de professions. A commencer par les architectes qui peuvent désormais travailler, à moindre coût, sur des maquettes très réalistes, mais aussi les praticiens qui peuvent faire réaliser un prototype de prothèse à partir d’images médicales en trois dimensions (Imagerie par résonance magnétique).
 
« En France tous les hôtels devront être équipés de plaque de chambre en relief et en braille ».
Si pour l’entreprise angevine l’investissement est de taille - environ 100 000 € -, un prix sans commune mesure avec les imprimantes 3D de bureau, de nombreuses opportunités se présentent rapidement. « Nous fabriquons des plaques numérotées pour les chambres d’hôtel. Avec la loi sur l’accessibilité, tous les hôtels devront être équipés de plaques en relief et en braille dès 2015. Nous allons pouvoir les concevoir sur mesure », souligne Fabrice Breau, le PDG de Ouest Gravure
 
Mais le graveur pense aussi aux trophées, l'une des spécialités. « Comme pour les plaques nous allons pouvoir les fabriquer sur place et à la demande ». Equipée d’un scanner portatif tridimensionnel l’entreprise peut imprimer des bustes, des objets complexes  et même des outils en parfait état de fonctionnement. « Il ne s’agit que de prototypes en poudre minérale. Ils peuvent fonctionner, mais pas serrer », ajoute David Nidegger en présentant une pince multiprise.
 
« Nous avons des idées, mais ce sont surtout les clients qui viennent avec les leurs »
« Il suffit que les objets rentrent dans la zone d’impression (25 /38 /20 cm en 650 dpi NDLR) pour qu’il puissent être imprimés ».  Noyés dans une masse de poudre « récupérable », ces objets sont ensuite nettoyés et parfois vernis « pour une meilleure finition », donnant pour certains, un « aspect pâte à sel ».
 
Les briques de façade, les ardoises, et même les vitrages translucides, sont finement rendus, « mieux que ce que peuvent faire les maquettistes » et surtout en un temps record. « Nous avons des idées, mais ce sont surtout les clients qui viennent avec les leurs », souligne David Nidegger.
 
Seule difficulté à ce jour, la préparation des fichiers à l’aide d’un logiciel de modélisation. « Nos techniciens, habitués à la 2D se forment à la 3D afin de tout maitriser ». Pour l’heure, nos clients viennent avec leurs fichiers numériques.
 
Un sérieux pari pour l’entreprise angevine qui n’a donc pas attendu que la technologie la rattrape, jouant de toute évidence la carte du précurseur afin de rester à la pointe de cette technique dans le secteur qui est le sien.
 




Yannick Sourisseau
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