Avrillé : 28 postes menacés dans l’usine Bonna Sabla


Rédigé par Baptiste QUINIOU - Angers, le 27/01/2017 - 08:05 / modifié le 27/01/2017 - 20:48


Le groupe français, présent sur une cinquantaine de sites à travers le territoire, a annoncé sa volonté de fermer l’usine d’Avrillé (28 emplois) dans le cadre d’une restructuration industrielle. La grève des salariés, qui a débuté mercredi, a été reconduite pour la journée de vendredi.



Les salariés de Bonna Sabla devant l'entrée de l'usine.
Les salariés de Bonna Sabla devant l'entrée de l'usine.
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« On lâche rien », crient ensemble les salariés de l’usine Bonna Sabla en cette journée de grève. Et pour cause, ils entendent bien continuer à se battre afin de sauver leurs emplois menacés. Depuis mercredi, l’ensemble des employés qui s'occupent de la production sur le site a décidé d’entamer une grève pour protester contre la fermeture programmée de leur usine.

Bonna Sabla est une filiale du groupe européen de construction Consolis, spécialisée dans les produits manufacturés en béton pour les secteurs du bâtiment et des travaux publics. Elle intervient dans des domaines variés comme l’assainissement et le traitement des eaux, le génie civil, l’aménagement urbain et funéraire, les équipements funéraires et les projets architecturaux. Le site d’Avrillé (Bonna Sabla est également présent à St-Barthélemy) est lui plus particulièrement spécialisé dans la production des fosses septiques.

Son projet de fermeture s'inscrit dans un plan de réorganisation industrielle de Bonna Sabla. Il pourrait intervenir d'ici à juin 2017 et s'accompagnerait du transfert de la production d’Avrillé vers le site de Saint-Mars-La-Pile (près de Tours), décidé par le groupe. « Le but est de regrouper plusieurs petits sites afin de réduire les coûts et d’augmenter les profits réalisés », précise l’un des employés. 

Ce plan de réorganisation intervient, qui plus est, alors même que le groupe Consolis est en cours de rachat par Bain Capital, une firme de gestion d’actifs et de services financiers détenue par le célèbre homme d’affaires américain -et candidat républicain à l'élection US en 2012- Mitt Romney. 
« Ils sont venus pour nous embobiner et ils ont justifié les procédures de licenciement qui vont être engagés », lance l’un d’eux. «  Aucune des revendications que nous avions porté n’a été entendue »

Socialement, une proposition de mutation sur le nouveau site tourangeau, est offerte à six des employés avrillais. « Il est impossible pour nous de partir près de Tours, nous avons une maison et une famille ici. On ne peut pas se le permettre financièrement » lance l’un d’euxDe surcroît, ces derniers ne perçoivent pas la pertinence du transfert : « Le site en Touraine ne possède pas les équipements adaptés, ce qui veut dire qu’il faudra tout déménager d’ici vers l’autre site ce qui représente un coût élevé ».

Cinq autres postes seraient transférés à St-Barthélémy, entraînant donc la suppression au total de 17 emplois. Pour les salariés, qui estiment que le site est rentable, c’est l’incompréhension, d’autant que les fermetures de sites devraient concerner plusieurs usines en France. C’est avec la ferme intention de se battre qu’ils ont entamé une grève depuis mercredi. Une réunion entre les salariés et du personnel des ressources humaines du groupe, venu de Paris pour dialoguer et répondre à leurs interrogations, a eu lieu jeudi.

Une réunion qui, de l’aveu des employés, n’a servi à rien. La direction a évoqué la recherche d’un repreneur pour le site, une annonce qui n’a pas satisfait les employés qui n’y croient pas . « Ils sont venus pour nous embobiner et ils ont justifié les procédures de licenciement qui vont être engagées », lance l’un d’eux. «  Aucune des revendications que nous avions porté n’a été entendue » complète-t-il.
Celles-ci concernaient le versement d’une allocation de reclassement équivalant à 100 % du salaire brut, la rémunération des jours de grèves, le paiement des jours de carence et des primes liées à l’ancienneté ou l’âge. L’insuffisance des réponses apportées a poussé les employés à voter la reconduite de la grève dans la journée de demain.  

Parallèlement, des négociations se poursuivent au niveau national entre les représentants des salariés et la direction. Mais les salariés semblent résignés quant aux chances d’une amélioration de la situation. « Je pense que le combat est perdu, on ne pèse pas suffisamment. Il faut se faire une raison », soupire l’un d’entre eux.
Des blocages du site sont envisagés si aucune solution n’est trouvée d’ici la date de fin des négociations, fixée le 13 février.
 









1.Posté par barreau le 27/01/2017 14:20 | Alerter
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On commence à voir de plus en plus de bâtiments vides ou à vendre dans cette ville et que fait le Maire pour revitaliser les zones économiques de sa ville ? rien..il construit des logements partout, des logements sociaux.
Il est temps que ce monsieur "d'un autre temps" parte à la retraite car sa ville se dégrade de jour en jour.

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