Ayo en concert au centre Jean-Carmet


Rédigé par yannick Sourisseau - Angers, le Samedi 13 Décembre 2008 à 18:28


Nommée aux Victoires de la musique en 2007, catégorie « Artiste féminine de l’année », tout réussit à cette jeune femme qui transmet sa joie de vivre par-delà les frontières. Le pouvoir de séduction d’Ayo a même traversé l’Atlantique pour une tournée aux Etats-Unis fin 2007. Mûrs-Erigné se trouve sur son agenda 2009. Elle y donnera un concert le 29 janvier.



Un sourire irrésistible, une grâce naturelle, un univers poétique, Ayo fait partie de ces chanteuses au talent incontestable.
Un sourire irrésistible, une grâce naturelle, un univers poétique, Ayo fait partie de ces chanteuses au talent incontestable.
la rédaction vous conseille
Il est des destins dignes de conte de fées. Celui d’Ayo, révélée en 2006 avec son premier album Joyful, reste assez unique en son genre. Une mère gitane dont elle récupère le virus du voyage et de la rencontre, et un père originaire du Nigeria, qui, émigré en Allemagne, lui transmet son amour de la musique.

Partie à Londres à 19 ans pour goûter la vie d’artiste, puis signée et produite en France quelques années plus tard, la douce Ayo a depuis conquis le cœur du public par sa voix magnétique et chaude. Et l’énorme tube “Down On My Knees”, qui propulsera son Joyful jusqu’à l’exploit : plus de 450 000 disques vendus dans l’Hexagone, plus de 30 semaines dans le Top 20 des meilleures ventes, de multiples concerts dans toute la France, dont 5 Olympia complets, qui donneront lieu à un DVD, Live At The Olympia, certifié platine à son tour.

C’est aux Bahamas qu’Ayo l’infatigable voyageuse va alors poser ses valises début 2008. La chanteuse va s’enfermer dans les mythiques studios de Compass Point, propriété du fondateur du label Island, Chris Blackwell. Sous les auspices tutélaires des précédents locataires, de Bob Marley aux Rolling Stones en passant par les B 52’s, Ayo enfile les perles de son deuxième disque, travaillant en analogique, à l’ancienne, entourée d’instruments vintage.

On retrouve sur ce deuxième disque les qualités qui ont fait le succès d’Ayo : une voix feutrée mais puissante, un sens inné de l’épure musicale, et une spontanéité obstinée pour « capturer le moment, attraper l’émotion ». Dans cette logique, et comme son prédécesseur, Gravity At Last a ainsi été enregistré en cinq jours. « Je n’avais pas de raison particulière de tout changer du jour au lendemain : la musique reste ma thérapie, et l’honnêteté ma bannière», précise-t-elle. Les influences n’ont pas bougé non plus, des Wailers à Marvin Gaye, sans oublier Donnie Hattaway, « le premier qui m’a fait pleurer juste en écoutant sa musique ».

Gravity At Last est pourtant plus complexe qu’il n’y paraît. Musicalement, d’abord. Alors que la vague reggae folk n’en finit plus de déferler, Ayo refuse de surfer sur le genre et propose un album plus riche, plus orchestré. « Le disque est plus porté sur la rythmique, tout en gardant la voix et la guitare au premier plan », explique la chanteuse. De la chaleur africaine de “I Am Not Afraid ” au blues millésimé “Maybe”, en passant par l’intense ballade piano voix “Better Days”, jusqu’au gospel de “Thank You”, Ayo a considérablement élargi son spectre musical.

Au niveau des textes, si l’amour reste le thème prédominant de l’album, il est souvent à double sens, la chanteuse excellant toujours dans un registre intime mais à la portée totalement universelle : « Beaucoup de gens se reconnaîtront dans mes textes, car ils ont déjà partagé mon expérience », justifie la chanteuse sérieusement. Les sujets restent pourtant très personnels. . « “Lonely” peut tout à fait être interprétée comme une chanson d’amour, mais c’est avant tout un titre sur mon père, écrit en tournée alors que je l’avais perdu de vue depuis des mois ».

Ayo en concert. Organisé par Ô Spectacle. Le jeudi 29 janvier 2009, à 20 h 30, au centre culturel Jean-Carmet, route de Nantes, 49610 Mûrs-Erigné. Renseignements : 02.41.57.81.85. Tarif plein : 27, 80 €. Résidents : 10 € (dans la limite des 100 places).











Angers Mag