Benoit Hamon, ministre militant de l'économie sociale et solidaire

Ministre délégué à l'économie sociale et solidaire, Benoit Hamon est venu défendre avec conviction vendredi à Angers, les entreprises et les projets de cette famille économique en plein développement. Un secteur "qui ne se plaint jamais" et dont il entend défendre la place, la pertinence sociale et la capacité d'innovation.



Benoit Hamon, entouré d'étudiants de l'Université Catholique de l'Ouest
Benoit Hamon, entouré d'étudiants de l'Université Catholique de l'Ouest
Vingt minutes d'intervention sans note et, il faut bien l'avouer, sans fausse note. Les étudiants du Master 2 « Organisation, gestion et développement des Entreprises d'Économie Sociale et Solidaire » peuvent en témoigner, Benoit Hamon a réussi vendredi son passage à la tribune de l'amphithéâtre Bazin, à l'Université catholique de l'Ouest.

Venu célébrer les 10 ans de ce diplôme porté conjointement par l'UCO et l'École supérieure des sciences commerciales, le ministre délégué à l'économie sociale et solidaire - ESS pour se simplifier la vie - a défendu avec détermination la place des entreprises de ce secteur dans notre société.

Une place qui, encore trop souvent, selon lui nourrit des préjugés. Il en voit au moins deux. Celui qui veut que l'ESS se résume à l'insertion par l'activité économique : "Non, ce n'est pas que l'économie de la réparation. C'est un secteur qui se développe, se structure et pratique l'innovation sociale." Autre préjugé, celui qui laisse à penser que l'Économie sociale et solidaire est la plus aidée et soutenue.

Sur ce point, on sent vite le militant de l'aile gauche du PS reprendre le dessus, en évoquant les conditions avec lesquelles certaines organisations bancaires et autres fonds de soutien - il cite même OSEO - fermaient leurs portes à certaines entreprises, du fait de leur profil et "de leur structure capitalistique."

Réinjecter les profits d'une société "en direction de ses fonds propres, de ses investissements ou de ses coopérateurs", c'est l'essence même de l'ESS et, pour Benoit Hamon, l'essence même d'une économie plus juste. Pour soutenir son développement, le ministre a rappelé qu'il allait défendre, via un projet de loi, la "création d'un label d'entreprise sociale et solidaire" aux sociétés qui, en contrepartie, s'engageront sur certains points : la commande publique, l'insertion...

Qu'il allait aussi poursuivre son travail auprès des porteurs de la Banque publique d'investissement pour en faciliter l'accès aux structures de l’ESS. Avec l'objectif de leur allouer 500 millions d'euros de soutien financier, au niveau national... Un appel à projets vient parallèlement d'être lancé, via la Caisse des Dépôts, dans le cadre des investissements d'avenir.

"Voilà un secteur qui n'a jamais fait l'objet d'une politique de soutien public pendant des années et qui... ne se plaint jamais" même en temps de crise, à souligné Benoit Hamon, avant de répondre à quelques questions d'étudiants, manifestement rassurés quant au bien fondé de leur orientation.




Samedi 9 Février 2013
Rédaction Angers Mag Info
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