Bénouzz et Tété : un duo épatant


Rédigé par - Angers, le Samedi 1 Mai 2010 à 18:24


Pour clore le mois d’avril, la grande salle du Chabada d’Angers accueillait, vendredi dernier, deux artistes habitués des lieux : l’Angevin Benouzz et le français d'origine sénégalaise Tété.



Bénouzz invite au voyage dans son univers musical, entre ancien et moderne
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En première partie, l’Angevin Bénouzz a fait vibrer la salle de ses chansons à textes, « en acoustique à l’ancienne » : « Terre promise », « Au troquet des quais » ou encore « Cerise ».

A l’allure du Titi parisien, pantacourt, basket et gapette de côté, Bénouzz choisit la chanson française. Il n’en oublie pas pour autant ses origines musicales, et saupoudre certains de ses morceaux de ragga/reggæ.

En milieu de set, il annonce une reprise, « J’aurais pu parler de la Grèce antique, des temps modernes », et se lance dans « La bohème » de Charles Aznavour, en version reggæ, accompagné par le public qui donne le rythme en frappant des mains.

Comme il le chante dans « L’avis », « Je veux m’ouvrir à toute culture. Je veux m’enfuir à l’aventure », sans doute aussi celle de la rencontre avec son public, qui semblait déjà connaître les paroles pour certains.

« Peut-être à bientôt sur la route ! », conclut-il en quittant la scène, visiblement ravi de l’accueil du public angevin.

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Tété, poète au grand cœur, joue et chante avec son âme
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Vers 21h40, c'est entouré de ses musiciens, que Tété, jouant l’intro musicale de « L’envie et le dédain », tiré de son dernier album, fait son entrée sur scène, sous une lumière bleue nuit qui laisse apparaître uniquement les silhouettes. Dès les premières paroles de la chanson, la lumière devient plus forte, permettant ainsi au public de découvrir un Tété, chapeau sur la tête, sacoche en bandoulière d’un côté, guitare sèche de l’autre, toujours aussi transporté par sa musique.

Dans un registre folk/blues, Tété partage son enthousiasme, son amour de la musique et des mots avec son public. « Angers es-tu là ? (…) Je suis content d’être parmi vous ce soir ! Je n’entends rien. Angers, faites du bruit », lance-t-il devant une assemblée déjà conquise, qui reprend en chœur les paroles de ses chansons. Invité à lever « ses jolies mains en l’air », le public se prend au jeu et la salle s’éclaire sur une foultitude de bras levés.

L’artiste aime le contact avec le public et s’amuse avec ce dernier, notamment dans les variations de rythme donné à ses intros musicales, que le public reprend en frappant des mains, tantôt lentement, tantôt rapidement, au gré des notes jouées à la guitare.

Les morceaux extraits de ses différents albums, dont le dernier sorti en février dernier s’intitule « Le premier clair de l'aube », s'enchaînent avec rythme et poésie : « Fils de Cham », « Petite chanson », « A flanc de certitudes », « Le meilleur des mondes », « La relance », « Le premier clair de l’aube », « Les temps égarés », « Madeleine bas de laine », « Le bal des boulets », « A la faveur de l’automne ».

« Je suis vraiment bien content de la soirée, Angers. J’ai la chance de venir à Angers tous les deux ou trois ans, et on est super bien accueillis. C’est grâce à des gens comme vous qu’il y a des gens comme moi qui peuvent continuer à faire ce métier. Merci d’être venus ! A bientôt ! », annonce Tété, toujours souriant, visiblement heureux de son passage par le Chabada, une heure trente après le début de son set.











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