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Musique
Bibi Tanga décroche la lunePar Yannick Sourisseau
- le 14 Août 2010 à 10:36
De passage à Angers, avec son groupe d’habitants de la lune, les Sélénites, Bibi Tanga a enflammé ce jeudi la scène de Tempo Rives. Ce grand gaillard, décontracté, plutôt classieux, avec sa musique groove, afro-beat et hip-hop, a provoqué une formidable envie de danser chez les spectateurs de la cale de la Savatte. Il n’en fallait pas plus pour créer l’ambiance de cette soirée d’été.
Merci Angers, vous êtes bien là Angers », lançait régulièrement Bibi Tanga à la foule installée sur les pelouses des bords de Maine. Visiblement ce grand bonhomme originaire de Bangui en Centre Afrique aime le contact avec le public, ponctuant ses musiques de paroles amicales et de nombreux clins d’œil aux angevins qui ondulaient au rythme de sa musique colorée, chaleureuse, largement inspirée de son pays d’origine.
Chez Bibi Tanga, ce qui surprend le plus, c’est qu’il chante en jouant de la guitare basse. Un fait assez rare pour un artiste placé en position centrale. Mais très vite on comprend que c’est sa voix toute en nuances, style jazzmen des années 30, et cette basse qui donne le ton aux Sélénites (habitants de la lune) qui l’accompagnent dans cette grande aventure musicale. Bibi Tanga est arrivé en région parisienne en 1969, à l’âge de 9 ans, avec ses 6 frères et sœurs. Chez les Tanga on aime la musique et très vite Bibi sera bercé par les rythmes de Bob Marley, James Brown, Sly and the Family Stone, Curtis Mayfield mais aussi par les textes de Brassens, Brel et Ferré. Avant de se fixer définitivement à Paris, Bibi Tang n’a pas cessé de parcourir la planète de Brooklyn à Moscou, en passant par Bangui, à la recherche de tous les styles musicaux pouvant nourrir ses propres interprétations. Son style musical, pourtant bien élaboré, se métamorphosera en 2003, lors de sa rencontre avec l’improbable « Professeur Inlassable », un génie de la platine, un découvreur de « samples » surréalistes lequel permettra à Bibi Tanga de se lâcher et d’innover. Le duo devient un groupe en 2008, les Sélénites, lesquels enregistrent en 2009 l'album Dunya sorti en février 2010 sur le label National Geographic Music (Naïve). Que dire de plus sur Bibi Tanga et ses Sélénites, c’est qu’à défaut d’y habiter, il l’a plutôt décroché cette lune, pour un public emballé par ces élans rythmiques, dont on sent au fil de la soirée les influences africaines. Et en cette période estivale, danser au son de cette musique pleine de couleurs et de chaleur, c’est plutôt agréable. Bibi Tanga était accompagné d’Arthur Simonini au violon et au clavier, de l’énergique Arthur Biscay à la batterie, de Rico Kerridge à la guitare et en fond de scène, penché sur ses platines, le professeur Inlassable. Cinéma | Spectacle | Expositions | Musique | Livres | Divers culture | Festival d'Anjou | Premiers Plans | Le Quai |
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